Peut-on manger du boudin? L'interdiction de consommer du sang ne se trouve pas que dans l'Ancien Testament, mais également en Actes 15.20. Qu'est-ce que cela veut dire pour nous aujourd'hui?
Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.
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Transcription:
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La question qui nous préoccupe pour cet épisode est la suivante bonjour Florent en lisant Actes 15, je me demande s'il est possible de consommer du sang. Est-ce acceptable Les commandements de cette lettre sont-ils encore d'actualité Merci d'avance pour ta réponse. Écoute, super question très concrète, et pour la rendre encore plus concrète, est-ce que nous pouvons manger du boudin Une abomination pour les témoins de Jéhovah, j'imagine que d'autres groupes leur auront emboîté le pas, et ce que je voudrais faire, c'est regarder les textes de la Bible qui en parle pour essayer de tracer un chemin sur ce que la Bible dit. Mais avant de passer par là, je voudrais souligner comme d'habitude que dans le Nouveau Testament, les questions alimentaires sont des questions de conscience, en sorte qu'il n'y a absolument aucun mal à dire je ne mangerai jamais du boudin pour honorer Dieu et honorer la compréhension que j'en ai dans les écritures. Il faut toujours suivre son coeur et sa conscience, c'est ce que nous rapporte Romains chapitre 14 et d'autres passages qui évoquent ce sujet.
Et donc mon propos est ici purement théologique, éthique et illustratif. On va de toute façon suivre ce que notre coeur nous dit, il n'y a aucune obligation en cela. Alors on va lire le courrier dont il est question, puisque tu parles des commandements qui sont issus de cela, je voudrais donner d'ailleurs le contexte. L'évangile était en train de se répandre, et se répandre au-delà des frontières culturelles initiales. Au départ, Jésus et les apôtres sont juifs, les premiers croyants sont juifs, et l'église est foncièrement une église juive qui emprunte l'ensemble des codes, parfois culturels, parfois religieux, parfois légaux, du judaïsme.
Mais voilà que l'évangile traverse les frontières, touche des cultures et se pose la question mais qu'est-ce que l'on fait de ces gens qui viennent à la foi? Est-ce qu'il faut les circoncire? Est-ce qu'il faut leur demander de suivre les commandements de Moïse? Et tout ceci devient très problématique pour la communion de l'ensemble de l'église. Et j'ajoute que chaque fois que l'évangile traverse des frontières culturelles, il y a ce genre de problème.
Chaque fois que l'église traverse des frontières temporelles qui apportent de nouvelles cultures, pensez au type d'instruments que nous avions dans les salles de culte il y a cinquante ans, et le type d'instrument que nous avons aujourd'hui, il y a eu des changements culturels, soit au niveau des vêtements, que ce soit au niveau des attitudes, chaque fois se pose la question mais qu'en dit la Bible et qu'est-ce qu'il faut faire? Donc c'était totalement légitime qu'il y ait cette question, il y a une réunion assez houleuse qui a lieu avec les apôtres, les prophètes, tous les responsables de l'église, pour examiner à la fois ce que l'apôtre Paul disait dans son voyage, dans ses voyages missionnaires, et à la fois ce qui semblait bon de faire pour pouvoir accommoder ceux qui étaient profondément offensés parmi les juifs de cette liberté qu'ils percevaient comme un compromis, et puis à la fois pour préserver l'intégrité de l'évangile face à des gens qui avaient découvert la grâce et la foi, mais pas par le biais de Moïse, mais par rapport à la grâce qui venait de Jésus-Christ. Et je crois que cette lettre est un compromis extraordinaire qui permet à la fois de ménager les sensibilités culturelles, placer les frontières au bon endroit, tout en préservant la centralité de l'évangile et empêcher que des facteurs culturels pèsent sur l'expansion de l'évangile.
Alors je lis le compte rendu qui nous en est fait en Actes chapitre 15. 22-29: Il parut bon aux apôtres et aux anciens, ainsi qu'à l'église entière, de choisir parmi eux et d'envoyer à Antioche avec Paul et Barnabas, Jude appelé Bar Sabbas et Silas, homme estimé parmi les frères. Ils les chargèrent d'une lettre ainsi conçue: Vos frères, les apôtres et les anciens, aux frères d'entre les païens qui sont à Antioche, en Syrie et en Silicie, salut. Nous avons appris que quelques-uns de chez nous, auxquels nous n'avions donné aucun ordre, vous ont troublé par leurs discours et ont inquiété vos âmes. Il nous a paru bon, après nous être mis d'accord, de choisir des hommes et de vous les envoyer avec nos frères bien-aimés, Barnabas ou nos bien-aimés Barnabas et Paul, eux qui ont exposé leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus-Christ.
Avons donc envoyé Jude et Silas qui vous apporteront de vive voix le même message. Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est indispensable, savoir de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l'inconduite. Vous ferez bien de vous en garder à Dieu. Alors j'aimerais qu'on regarde ce texte face à l'ensemble des données de l'Ecriture. On va d'abord considérer l'injonction de la Genèse, ensuite la contribution de la loi.
On parlera du symbolisme théologique et on abordera enfin le sang dans le Nouveau Testament. Alors Genèse 9, c'est là que vient la première réflexion à ce sujet, au verset 3 nous dit que Dieu change les habitudes alimentaires suite au déluge. Avant le déluge, le régime était végétarien, voilà ce qui se passe. Tout ce qui rampe et qui vit vous servira de nourriture, je vous le donne comme je l'ai fait des végétaux. Cependant, vous ne mangerez pas de chair avec sa vie, c'est-à-dire avec son sang, mais aussi je réclamerai votre sang, c'est-à-dire votre vie, je le réclamerai à tout animal, et je réclamerai à chaque homme la vie de l'homme qui est son frère.
Celui qui verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé. Car Dieu a fait l'homme à son image, et vous soyez féconds, multipliez-vous, peuplez la terre et multipliez-vous sur elle. Donc à partir de ce moment-là, le régime alimentaire devient omnivore, et la vie de l'homme devient primordiale. Dieu institue au moins la possibilité à cette époque d'une peine de mort, y compris d'un animal qui verse le sang d'un homme. Le sang est là littéralement la représentation de la vie dans ce passage.
Et il y a une injonction claire, vous ne mangerez pas de chair avec sa vie, c'est-à-dire avec son sang. Donc il y a à la fois un commandement et une explication. La raison qui est donnée, c'est que le sang anime la vie. La chair, c'est-à-dire la viande, sent le sang, c'est la viande d'un animal mort. Donc manger un animal avec son sang pourrait pourrait signifier qu'il est encore vivant, ce serait barbare comme s'il était mangé alors qu'il est encore en vie.
Saigner un animal, c'est donc s'assurer sa mort, car avec l'écoulement du sang, il y a l'écoulement de la vie. On a un événement d'ailleurs sordide de ce genre rapporté en un Samuel chapitre 14, qui pourrait se rapporter une forme d'impatience, et les gens se précipitent sur la viande et la mangent avec du sang. Dieu souhaite ici restreindre cette habitude. Alors bien sûr, du temps de Noé, personne n'imaginait ce symbolisme qui allait devenir croissant dans la révélation biblique, c'est que pour que je vive, il faut qu'il y ait quelque chose qui meurt. La vie que j'ai n'est tenue que par la mort d'un tiers, la mort d'une carotte autant que la mort d'un animal.
Il y a là quelque chose et un principe fondamental qui va se poursuivre et s'illustrer de façon grandiose avec la loi. Et là je passe donc, c'est mon deuxième point, à la contribution de la loi. Nous avons en Lévitique chapitre dix-sept, une expansion du propos qui est tenue en Genèse. Si un homme de la maison d'Israël, verset dix, ou des immigrants qui résident au milieu d'eux, la retrancherai du milieu de son peuple. Car la vie de la chair est dans le sang, je vous l'ai donné sur l'autel afin qu'il serve d'expiation pour votre vie, car c'est par la vie que le sang fait l'expiation.
C'est pourquoi j'ai dit aux Israélites, personne d'entre vous ne consommera du sang, et l'immigrant qui réside au milieu de vous ne consommera pas de sang. Si quelqu'un des Israélites ou des immigrants qui résident au milieu d'eux prend à la chasse un animal ou un oiseau qui se mange, il en répandra le sang et le couvrira de poussière. Car la vie de toute chair, c'est son sang qui est en elle. C'est pourquoi j'ai dit aux Israélites: Vous ne consommerez le sang d'aucune chair, car la vie de toute chair, c'est son sang qui d'aucune chair, car la vie de toute chair, c'est son sang, quiconque en consommera sera retranché. Alors ce texte est à mon sens extrêmement éclairant.
On retrouve le commandement qui s'associe d'une forme ou d'une menace d'excommunication, et puis la raison du commandement est énoncée très clairement aux versets onze et douze: Car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donnée sur l'autel, afin qu'il serve d'expiation pour votre vie, car c'est par la vie que le sang fait l'expiation. C'est pourquoi j'ai dit aux Israélites, personne d'entre vous ne consommera du sang. Le sang, c'est vraiment l'entièreté, ou c'est le support de l'entièreté de la vie. Il parcourt tout l'être et lorsqu'il quitte un corps, il laisse le corps sans vie.
Le sang, c'est précisément ce qui doit être répandu pour réaliser l'expiation. Et Lévitique dix-sept est le chapitre qui suit l'ordonnance de Yom Kippour, les rituels du jour le plus saint du calendrier juif, et par lequel le souverain prêtre va sacrifier pour lui, pour sa famille et pour le peuple, taureaux, bélier, deboutks, tous ces animaux vont être égorgés, et le sang devait être offert sur l'arche de l'alliance déposée dans le lieu très saint. Alors, cela nous permet de comprendre qu'il y a dans le sang quelque chose de particulier. Est-ce que c'est de l'ordre du symbolisme qui va refléter quelque chose de beaucoup plus important plus tard Symbolisme de vie, symbolisme de mort, symbolisme d'expiation, et bien sûr, cela prépare la notion de substitution. Substitution que nous voyons illustrer dès Genèse chapitre 3, lorsque l'homme a péché et cherche à masquer sa nudité, Dieu lui dit ce que tu as fait par tes vêtements de feuilles ne masque rien, moi je vais te donner quelque chose qui va vraiment masquer ta honte, c'est-à-dire ton péché, et Dieu prend la peau d'un animal pour couvrir sa honte.
C'est la première fois qu'un animal meurt, et c'est la première fois qu'un animal meurt, pour couvrir le péché d'Adam et de Eve. Préfiguration de la peau de Christ, la peau de Christ qui seule va couvrir notre honte et notre péché. Et lorsqu'on poursuit toutes nos investigations sur la notion de sacrifice, on voit par exemple à la Pâque qu'il fallait qu'un agneau sans tache soit mis à mort, et le sang devait couvrir les portes des maisons des israélites, afin que l'ange de la mort, passant au travers des égyptiens, préserve la vie de ceux qui étaient dans la maison de ceux qui croyaient finalement, dans la promesse et la rédemption de Dieu. Et il y a donc dans le sang, ce symbolisme que quelque chose meurt pour qu'on puisse vivre. Et en cela, le sang est sacré, il est témoin et illustration de quelque chose de particulier.
Un professeur de théologie parle dans sa question sur le sang, le sacrifice d'animaux dans la théologie de l'Ancien Testament n'était pas seulement une expression de reconnaissance envers la divinité de la part d'un peuple élevant des troupeaux, c'était l'expression symbolique d'une vie innocente donnée en échange de la vie d'un coupable. Ce symbolisme est clarifié encore par l'action de l'adorateur qui place ses mains sur la tête du sacrifice et confesse ses péchés sur l'animal, voir Lévitique 16.21, 1.4, 4.4, etc. Et qui est ensuite tué ou renvoyé comme bouc émissaire. Le nouveau testament se fait l'écho de cette réalité ainsi, en Hébreux 9.22, selon la loi, presque tout est purifié avec du sang. Sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon.
Donc dans l'Ancien Testament, pas de sang parce que c'est le support de la vie. Le sang représente, reflète la vie et la mort, et il sert à expier les fautes. En ce sens, il ne peut pas être pris de façon anodine et consommé de façon légère parce que il représente quelque chose. Ses gestes sont pédagogiques, on sait que le sang est incapable d'ôter les péchés, c'est ce que Hébreux nous dit, il symbolise le transfert. Encore une fois, le transfert de substitution, je pose la main sur un animal, cet animal me représente, mais c'est lui qui va mourir, pas moi, son sang me couvre, l'expression de mes péchés transférés sur l'animal, l'animal meurt à ma place, je suis justifié devant Dieu.
Cela préfigure ce qui arrive avec Jésus-Christ, et ça me mène donc au troisième point que je voudrais souligner. Quand on arrive au Nouveau Testament, on est là dans le temps de la nouvelle alliance, et Hébreux 9.11-12 explique clairement ce qui se passe. Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir, il a traversé le tabernacle, plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit par la main de l'homme, c'est-à-dire qu'il n'est pas de cette création, et il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang. C'est ainsi qu'il nous a obtenu une rédemption éternelle. Fin de la citation.
Et donc là, la substitution annoncée en des termes voilés dans l'Ancien Testament, j'ai évoqué Genèse trois. Quinze, Exode chapitre douze, la libération d'Égypte avec l'agneau. On a également Lévitique chapitre seize et Yom Kippour qui est extraordinaire de signification. On a Esaïe 53 qui l'annonce en la personne du serviteur qui va mourir pour nous, le Psaume 22, Psaume éminemment miscianique qui parle de la souffrance à la croix de ce serviteur qui pourra amener ensuite à lui-même tous les hommes. Donc Jésus, c'est le Messie d'Israël et le Sauveur de tous ceux qui ont confiance en lui, parce que à la croix, son sang coule en expiation pour nos péchés.
C'est nous qui devrions mourir, mais lui meurt à notre place. Il prend sur lui nos péchés, il meurt en expiation, il ressuscite pour montrer que Dieu a accepté et pleinement, et il est pleinement satisfait par ce sacrifice, et offrir une rédemption totale et complète et éternelle à ceux qui se confient en lui. Je trouve que c'est évidemment extraordinaire et c'est une invitation, j'espère que c'est ton cas, que tu te confies pleinement en Jésus-Christ, que c'est lui ton sauveur, que c'est sa vie qui te sauve, sa mort qui te sauve, sa résurrection qui te sauve, que ta confiance est uniquement en lui, que tu n'as pas confiance en ton baptême, ta vie morale, tes réussites ou tes échecs, voilà, que tu réalises que tu es un homme brisé, un homme ou une femme brisé à la croix, mais que Christ t'accueille en sa personne. Et donc voilà que les juifs et des non juifs réalisent cette grâce, et on se pose la question mais comment les intégrer dans l'église? Certains voudraient qu'ils se fassent circuler, ils vont même voir donc les églises pour leur dire pas de salut sans circoncision, Paul et Barnabas sont de violents échanges avec eux et d'où cette réunion que j'ai dont j'ai lu les résultats en Actes chapitre quinze.
Il y avait d'ailleurs des débats violents, parfois les chrétiens ne sont pas toujours d'accord avec eux et ils en parlent avec passion. Et l'apôtre Pierre règle clairement la question du salut. Il reproche à ces judaïsants de vouloir placer sur ces gens un joug que même les israélites ne pouvaient pas porter. Quel est le Juif qui a obéi pleinement à toute la loi Aucun, il n'en existe aucun. Et plus les gens se penchent sur la loi, plus complexifie encore les régulations, il est impossible de suivre les 6 cents et quelques commandements que nous trouvons dans l'Ecriture.
Et l'apôtre Pierre conclut très clairement c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés de la même manière qu'eux. Chapitre 15 verset onze, acte quinze, onze. Et les débats se terminent avec Jacques, leader de l'église de Jérusalem, qui se lève et propose, je cite, de ne pas créer des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais de leur écrire qu'ils s'abstiennent des souillures des idoles, de l'inconduite, des animaux étouffés et du sang. Et la lettre contient précisément cette exhortation que j'ai lue et que je relis ici, car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de nous imposer d'autres charges que ce qui est indispensable, à savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des indispensable, à savoir de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l'inconduite. Vous ferez bien de vous en garder à Dieu.
Alors on pourrait dire ah bah donc, donc, donc, il faut s'abstenir idoles, du sang, des amis étouffés, parce qu'après tout on s'abstient bien de l'inconduite, de l'immoralité. Ce n'est donc pas quelque chose de culturel, c'est quelque chose d'absolu. Alors on pourrait le lire ainsi, mais ce serait mal comprendre l'enchaînement des idées. Il y a un conflit entre deux groupes, et l'apôtre Pierre dit clairement c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés de la même manière qu'eux. C'est-à-dire que ceux qui mangent de tout et ceux qui mangent que selon la loi de Moïse sont sauvés de la même manière.
Mais il y a un problème dans les églises, c'est que, enfin non, il y a un problème, il y a une opportunité, c'est qu'on doit s'aimer les uns les autres et se respecter les uns les autres et s'encourager les uns les autres, et ne jamais mettre devant le chemin d'un autre quelque chose qui pourrait le faire trébucher, au point d'être dégoûté de la foi en Christ. Et l'apôtre Paul va écrire en Romains 14, versets 14 à 19 ce témoignage, ou cette instruction, cette exhortation. Je sais, je suis convaincu dans le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi mais si quelqu'un considère telle chose comme impur alors elle est impure pour lui si ton frère est attristé à cause de ce que tu manges tu ne marches plus selon l'amour ne cause pas par ta nourriture la perte de celui pour laquelle, pour lequel Christ est mort. Que ce qui est bon pour vous ne devienne pas un sujet de calomnie. En effet, le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit.
Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à entretenir la paix et nous faire grandir mutuellement dans la foi. Fin de citation. Et là, on voit que ce n'est pas tellement ce que l'on mange qui va être important, mais c'est ce que l'on mange avec d'autres. Et si je mange avec des juifs convertis, je ne vais pas manger du porc, si je mange avec des musulmans convertis, je ne vais pas manger de porc, ça ne sert à rien de mettre des éléments qui vont violer leurs sentiments déjà d'être ensemble et d'être ensemble au pied de Christ.
On va accepter un certain nombre de choses. Les aliments ne sont pas ce qui est important, et il fallait préserver l'unité de l'église et le fondement de l'évangile. Je crois que cette lettre est un compromis qui permet de préserver l'ensemble. À cette période-là. Il faut réaliser que lorsque nous avons dans le livre des Actes, ces histoires, ce sont justement des récits de ce que l'église a fait.
Ce ne sont pas forcément des prescriptions de ce que l'église doit faire. Par exemple, on ne va pas voter, pardon, jeter le sort pour choisir des responsables d'église, quoique parfois j'ai l'impression que c'est un peu le cas, mais ça c'est une autre question. On ne va pas faire ça, ce n'est pas parce que c'est mentionné que c'est à faire. Et bien dans le livre des Actes, on a parfois des choses qui nous montrent comment faire. Je crois que les débats pour essayer de dépasser certaines situations et les compromis sont de bonnes choses.
Et puis les lettres nous donnent les instructions qui sont suffisantes pour fonder notre pratique. Et là, très clairement, ce que l'on mange ne joue pas sur notre salut. Alors je vais conclure, toutes les règles alimentaires ont parfois une fonction hygiénique, mais elles ont surtout une fonction symbolique. Et côté hygiénique, il faut savoir qu'aujourd'hui, les règles sanitaires existent dans le monde entier, elles sont plus ou moins strictes selon les pays, elles sont là pour protéger la vie. Je lis l'excellent ouvrage vivre en chrétien aujourd'hui, avec ou édité écrit par Alain Nisus, Luc Oleknovic et Louis Schreitzer, et je lis, il convient de noter que la mise à mort d'un animal de boucherie est impérativement réalisée par saignée.
La préparation bouchère produit ainsi des carcasses, corps de l'animal saignée, et non des cadavres. La différence est fondamentale, car l'évolution de la masse musculaire d'un animal saignée est totalement différente de celle d'un cadavre. Dans le second cas, elle se putréfie très rapidement et devient extrêmement dangereuse pour la consommation humaine. Dans le premier, elle est appauvrie en eau et s'acidifie. L'accumulation d'acides lactiques dû au métabolisme, en anaérobiose, des fibres musculaires, fait passer rapidement le pH de sept à cinq et demi, d'où la création d'un milieu peu favorable à la prolifération de micro-organismes.
L'évolution après abattage s'appelle la maturation. Elle résulte de réactions biochimiques très complexes à l'origine du développement, de la tendreté et des qualités organéolo, oulala, organoleptiques de la viande. Reliront dans le dictionnaire. À ce stade, nous ne pouvons qu'admirer la profonde sagesse du commandement de Dieu en Lévitique dix-sept. Outre le sens symbolique du sang pour représenter la vie, le sang est le seul tissu liquide irriguant en permanence l'organisme des vertébrés.
Son élimination des masses musculaires est une mesure sanitaire de base. Ce commandement est maintenu par les apôtres en Actes 15 et par deux fois, en effet, l'interdiction de consommer des animaux étouffés équivaut à celle de manger un animal plein de son sang, puisque non saignée. Fin de la citation. Donc côté symbolique, le sang est le symbole de la vie, ces lois préparent la compréhension que le sang donnera la vie. Côté hygiénique, le fait de manger du sang est un danger dans ce qui a été évoqué et ne devrait pas être réalisé, mais à ma compréhension, il n'y a pas d'interdit moral, mais il y a une liberté morale qui doit être associée d'une réflexion avec qui je mange ces choses-là.
Jésus nous dit: Ne saisissez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre puis est jeté à l'écart, mais ce qui sort de la bouche provient du coeur, et c'est ce qui rend l'homme impur, car c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, meurtre, adultères, prostitution, vols, faux témoignages, blasphèmes. En cela, la question du boudin par exemple est secondaire, est beaucoup moins importante que la question de la pureté du coeur. Et Jésus dit: Heureux ceux qui ont le coeur pur car ils verront Dieu. Ma prière principale, ce n'est pas que l'on devienne des gens qui font des rituels très très précis, et puis ensuite vivent n'importe quoi et n'importe comment, mais au contraire qu'ils puissent réaliser que le problème, c'est dans leur coeur, les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les prostitutions, les vols, les faux témoignages, les blasphèmes, et que ça on a besoin de l'amener à Christ, dont le sang a coulé pour les couvrir, pour les pardonner, pour renouveler, nous donner une envie de vivre différemment. J'espère avoir répondu à ta question.
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