Un pasteur vous répond

Comment dépasser sa timidité dans l'Église? (Épisode 412)

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Publié le

03 mai 2024

Que faire quand sa timidité empêche de nouer des liens avec les autres dans l'Église? Florent est accompagné de Samuel Laurent, psychologue, pour discuter de cette question et donner des conseils pratiques centrés sur l'Évangile.

Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.

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Transcription:

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Vous écoutez Un pasteur vous répond, le podcast de Florent Varak qui vous aide à mieux comprendre la bible, une question à la fois. La question est posée pour cet épisode de Un pasteur vous répond. Bonjour Florent, tout d'abord merci pour ton travail, celui de toute l'équipe TPSG, je suis édifié chaque fois que j'écoute l'un de tes podcasts. Je suis chrétienne, je fréquente une église depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, malheureusement ma timidité m'empêche de m'intégrer au sein de l'assemblée et de vivre la communion fraternelle. J'ai déjà fait l'effort de participer à des groupes de jeunes ou à des réunions d'études bibliques, malheureusement je ne me suis jamais senti à l'aise.

Je souhaite sincèrement créer du lien avec mes frères et soeurs dans la foi, mais je n'arrive pas à dépasser ma timidité. Que faire? Merci d'avance pour le temps que tu accorderas à ma question. Ecoute merci beaucoup pour ta question et j'imagine que déjà écrire la question quand on est timide de cette manière, c'était un effort et donc félicitations c'est bien je veux le remarquer et comme je ne suis pas un spécialiste des questions du coeur de la vie humaine et de son interaction avec les situations que l'on peut rencontrer, j'ai invité un ami, un frère que j'estime beaucoup Samuel Laurent, aussi participant au travail de TPSG. Il est psychologue, il est responsable de l'église.

Bonjour Samuel, merci d'avoir rejoint l'émission. Salut Florent, merci à toi de m'avoir invité. Donc moi je m'appelle Samuel Laurent, effectivement je suis psychologue plutôt spécialisé dans le travail et la santé les organisations et effectivement je suis aussi responsable de d'église aux côtés d'un des frères qui est à plein temps dans le pays de de à côté de Belfort Mont Belliard dans le pays de de Éricourt en Franche-Comté Et c'est un plaisir effectivement de pouvoir avoir un peu de temps pour répondre à cette question extrêmement intéressante et qui, je suis sûr, doit concerner bon nombre d'entre nous. Oui, alors tu parles de Franche-Comté. Déjà, tu fais rêver parce qu'il y a des aliments sympas et puis des régions très belles, n'est-ce pas là-bas Oui, oui, carrément.

Alors effectivement, on a les meilleurs fromages au monde, ça, il n'y a pas de débat. Et il y a quand même, il reste un débat sur notre vin, l'arbois et le vin jaune qui divisent le monde en deux, ceux qui l'apprécient à sa juste valeur et ceux qui, un jour, s'en s'en repenteront parce que c'est vraiment pour moi les meilleurs vins et j'espère qu'on continuera à en avoir au ciel. Je ne vais pas me prononcer sur cet aspect. Si vraiment tu es intéressé, tu peux écrire une question à ton PSG à ce sujet pour un PVR. Mais sinon tu peux nous parler un instant de ta famille avant qu'on aborde la question.

Oui bien sûr. Je suis Maria Pauline qui est également psychologue. Alors vous imaginez l'état mental de de nos enfants. En réalité, on s'est on s'est reconverti en termes de formation un peu sur le tas. Moi ça fait une dizaine d'années que je suis psychologue.

Avant, j'étais officier volontaire de gendarmerie et mon épouse était enseignante en primaire et elle s'est reconvertie récemment et du coup, elle a repris des études, idem, pour devenir psychologue et elle travaille aujourd'hui depuis depuis deux ans dans une structure à côté de chez nous. Et on a trois enfants et c'est c'est impressionnant de dire aujourd'hui à quel point le temps passe vite. On a une une aînée Abigail qui a qui a seize ans et ensuite une cadette sera quatorze et le dernier Elie qui aura qui aura bientôt dix ans. Donc ça fait de la vie c'est une nouvelle c'est une saison un peu différente de d'avant mais c'est un grand plaisir et avec mon épouse on est aussi on est engagé et bien sûr dans dans dans l'église mais aussi plus généralement à Tout Pour Sa Gloire et dans des formations d'accompagnement biblique où on essaie de former et où on a plutôt cette vision de former les membres de l'église des églises locales pour que et bien les églises dans leur culture puissent avoir se prendre soin les uns des autres sans forcément avoir des spécialistes mais vraiment pouvoir à ce que le peuple de Dieu puisse et bien s'édifier, s'encourager les uns avec les autres.

J'ai rencontré plusieurs membres de ton église et j'étais vraiment réjouis impressionné par leur coeur, leur amour. J'ai senti une vraie solidarité, ce qui fait que je crois que tu es vraiment bien placé pour répondre à cette question, parce que les difficultés de nouer des liens dans une église ne sont pas seulement liées à la timidité, ça peut être lié à plein plein d'autres choses. On va commencer avec la problématique de cette personne qui se livre un peu dans sa question. Qu'est-ce qu'on fait quand on est timide, qu'on veut créer du lien et qu'on n'y arrive pas Oui, la question déjà, je la trouve très très encourageante parce que dans les relations humaines qui ce sont des éléments très compliqués dans dans notre vie, on a facilement tendance à à voir que la problématique est de l'autre côté et du côté des personnes qui ne nous accueillent pas assez, et caetera. Or, la personne qui pose la question déjà, elle prend conscience que bien peut-être que ça vient d'elle et qu'elle a peut-être un travail à faire, qu'elle comprend bien que dans son caractère, il y a peut-être un ou deux éléments qui pourraient être à travailler.

Et le deuxième point que je trouve encourageant, c'est qu'elle a aussi conscience que les chrétiens doivent vivre de cette communion fraternelle dans l'assemblée. Et ça, je trouve ça très, très, très encourageant. Et je trouve que c'est déjà un bon point de départ que plusieurs personnes n'ont pas forcément et qui parfois est une étape nécessaire pour faire pour faire ce ce travail. Oui, alors le titre, heureusement-moi tout à fait parce qu'en tant que pasteur, combien de fois j'ai vu les gens accuser l'église de ne pas être ce qu'elle devrait être et parfois ils ont raison aussi mais mais ce n'est pas par là qu'on commence donc c'est vrai je n'avais pas vu cet angle là je vois la finesse du psy là c'est excellent effectivement il y a beaucoup d'authenticité et de compréhension de soi dans ce qu'elle dit. Oui, tout à fait.

Et du coup, la question de la timidité n'est pas forcément très présente dans la Bible. En général, en général, on la contextualise dans les relations humaines. On est rarement timide vis-à-vis de notre canapé ou de notre lampe de chevet, mais essentiellement vis-à-vis des êtres humains. On le caractérise de cette manière-là. Et en général, la timidité, on la classe plutôt dans les émotions de la peur ou de la crainte.

Alors, c'est des fois, ce n'est pas très populaire de dire ça, mais en réfléchissant bien, c'est toujours une appréhension que l'on a vis-à-vis des personnes que l'on a autour de nous ou vis-à-vis de la relation qu'on va chercher, que l'on va chercher à tisser. Et déjà de le contextualiser avec avec la question de la crainte ou de l'appréhension, ça permet déjà de réfléchir, de se dire OK, je suis timide, j'ai une appréhension, j'ai une espèce de frein à aller vers les gens, à peut-être entrer dans des relations plus intimes, plus profondes. Finalement, de quoi est-ce que j'ai peur vis-à-vis de la personne, vis-à-vis de la relation Est-ce que j'ai peur de me, de me, de me dévoiler certains éléments chez moi Et je trouve que déjà, ça, c'est un bon premier travail à faire de se dire ok quels sont les freins qui fait que j'arrive pas à à m'intégrer et à tisser ces ces relations alors que des fois j'en vois des il y a il y a plus avec beaucoup de personnes autour de moi qui finalement ne se posent pas ce genre de questions, alors que moi, effectivement, j'ai ce, j'ai ce frein et c'est et cette peur qui fait que j'ai, je n'arrive pas à approfondir les relations que j'ai avec ceux qui sont autour de moi.

Quelque part, la première étape que tu proposes, c'est de réfléchir au pourquoi. Quelles sont les causes dans le sens de qu'est-ce que je crains dans le fait de nouer une relation ou de me montrer quelqu'un. Et en fait, cette crainte, elle peut venir de nombreux éléments. Ça peut être lié à la manière dont on a été éduqué. On sait très bien que dans certaines familles, on est plutôt proactifs dans la rencontre des relations humaines, les nouveautés, et caetera.

Et d'autres où il y a quelque chose de plus, de plus restreint. Peut être aussi des mauvaises expériences. Tu parlais tout à l'heure parfois de l'Église qui n'est pas forcément aussi accueillante qu'elle devrait être parce qu'on est tous imparfaits. Et peut-être que la répétition de certaines expériences fait que, bien, on a créé des habitudes et des croyances dans notre tête qui fait que les relations humaines, ce n'est pas ça. Ça peut être aussi des choses plus individuelles où on a pu être trahi ou déçu par certaines relations.

Et tous ces éléments-là, en fait, bien ils s'entremêlent un peu dans dans dans notre tête, dans notre coeur et parfois et bien ça ça modifie, ça influence notre notre caractère pour parfois produire et bien des formes de timidité et de crainte vis-à-vis de l'être humain. Alors quelle serait la seconde étape s'il y en a une Moi je pense que la seconde étape c'est c'est déjà de de reconnaître ces éléments-là et finalement de se dire qu'est-ce que la Bible me dit et et et comment est-ce que Dieu m'encourage par rapport par rapport à ces relations humaines Et je pense qu'il y a plein d'éléments sur lesquels on peut s'appuyer. Le premier point, c'est que Dieu est souverain et que il a prévu déjà d'une part l'église, d'autre part de le vivre ensemble, mais aussi et bien le fait que les relations que l'on a, toutes les relations humaines que l'on aura dans notre vie est prévue par Dieu. Il n'y a pas, il n'y a pas de hasard, il n'y a pas de choses aléatoires et on peut avoir confiance en Dieu dans les relations que l'on a autour de nous, à ce que bien il les ait placées pour des raisons, des raisons particulières.

Le deuxième point, serait de se dire c'est un des passages et je ne l'ai pas noté, c'est de ne pas présupposer du mal des autres. Souvent, la timidité est davantage liée à une crainte de l'homme qu'à quelque chose de, à quelque chose de personnel. Et donc, lorsqu'on craint les personnes que souvent on n'a jamais rencontrées, si on les craint, ça veut dire qu'on présuppose quelque chose de chez eux. On croit quelque chose, des personnes que l'on a en face de nous. Et lorsqu'on a peur, c'est souvent on croit que les personnes sont potentiellement un danger pour nous.

Et ça, je pense qu'on peut, on peut aussi travailler ça et se dire en fait, je crains les gens alors que je ne les ai jamais rencontrés. On n'a jamais discuté ou alors bien au contraire, j'ai déjà eu des discussions avec eux. Ils sont super sympas. On a déjà passé des bons moments ensemble. Pourquoi est-ce que bien cette crainte, ces présuppositions m'empêcheraient du coup d'aller et bien au-delà dans des relations plus profondes, et caetera.

Et le dernier point, je dirais aussi, c'est que pour nouer des relations, c'est sûr qu'on le sait au niveau de la taille des groupes et dans l'intégration des gens, il est plus facile d'intégrer des personnes dans des petits groupes que dans des grands groupes. On est plus à l'aise dans des petits groupes que dans des grands groupes pour créer des liens et tisser des relations. Et ça aussi, je pense que ça peut être un élément à réfléchir, c'est de se dire quels sont les lieux et les temps propices puisque je suis timide pour aller vers les autres. Et là, je conseillerais du coup de plutôt aller dans des petits groupes ou dans des relations plutôt duels, et caetera plutôt que de tenter dans des choses où il y a des plus grands groupes avec des éléments plus plus intimidants. Il est plus difficile de parler un groupe de maisons où il y a quinze personnes que dans un petit groupe de croissance où on est deux ou trois.

Oui tout à fait. Donc tu évoques un peu le contexte dans lequel il serait plus facile de chercher à s'intégrer. Est-ce que le sentiment de mal-être que l'on peut expérimenter en tant que personne timide dans un dans un groupe petit ou grand, est-ce qu'il va disparaître Est-ce que c'est ça l'objectif qu'il faut rechercher Ou bien au contraire, est-ce que l'on doit quelque part apprendre à vivre avec Ouais, alors il n'y a pas de formule toute faite par rapport à ça, mais ça c'est le sentiment et le ressenti que l'on a, c'est un signal de notre cerveau que l'on qu'on le veuille ou non. Et ce signal en fait, il a, c'est un léger stress qui fait qu'on perçoit potentiellement potentiellement un danger. Et normalement, la manière la plus efficiente pour pouvoir combattre effectivement ces émotions qui peut être illégitime, c'est de les expérimenter pour qu'à un moment donné, par habitude, par répétition, le cerveau constate qu'il n'y a pas de danger et que le ressenti diminue.

Cependant, je ne crois pas qu'il faille se baser sur son ressenti ni même attendre que le ressenti disparaisse. Lorsqu'on voit les, lorsqu'on lit les écritures et dans le nouveau testament, il y a des dizaines et des dizaines de mentions de l'expression les uns les autres. Donc on voit bien qu'il y a une ordonnance qui est claire par de de de Dieu par rapport au fait de vivre en communauté, de se supporter, de se se confesser les péchés les uns les autres, de parfois les de se se reprendre les les uns les autres. Et on voit bien en fait que il n'est pas écrit et bien soutenez-vous les uns les autres seulement lorsque vous ne vous n'aurez plus de ressenti de gêne et cetera. Sinon, la plupart ne le feraient jamais.

Donc on voit bien qu'il y a une séparation claire dans les écritures entre le ressenti, l'émotion et le commandement de vivre en communauté. Mais Dieu nous connaît bien, Dieu a créé notre cerveau et il sait très bien que plus on va vivre et bien les uns avec les autres, plus on va expérimenter la rencontre avec de nouvelles personnes, le fait de tisser de des relations plus intimes et plus normalement le ressenti va va diminuer. Est-ce qu'un jour le ressenti va complètement diminuer Pour certaines personnes, c'est le cas. Pour d'autres, il reste encore un un léger inconfort. Et pour certains, il faut, je ne peux pas promettre la la guérison, la délivrance.

Pour certains, ça va rester une lutte. Ça va rester une lutte pour leur sainteté, pour continuer à obéir dans ce dans ces différents commandements concernant concernant les uns les autres. Mais ce qui est sûr, c'est que, bien, Dune donne les moyens de pouvoir de pouvoir le faire où que l'on où que l'on se soit sur ce où que l'on est sur ce sur ce continuum. Alors l'une des choses que j'ai remarqué quand j'étais pasteur et je l'ai été pendant vingt-cinq ans avec avec beaucoup de bonheur pas que mais il y avait d'autres choses aussi mais beaucoup de bonheur Et pendant ces années-là, donc j'ai dû faire un petit peu de coundssoning, une autre relation d'aide, je ne sais pas comment on peut l'appeler aujourd'hui, mais j'ai réalisé que ce n'était pas mon point fort et j'ai essayé de renvoyer vers des gens plus compétents. Mais l'une des choses que je parfois soulignais, tu vas me dire si j'ai si j'ai raison, c'est que on a plusieurs signaux pour voir si si ça va et parfois nos émotions sont un des signaux que l'on écoute et je crois que très souvent c'est dans notre société, notre civilisation, c'est le signal principal.

Mais il y a d'autres signaux que l'on doit prendre en compte pour choisir un comportement. Est-ce que ce serait approprié de dire que la timidité provient en fait d'une on écoute plus généreusement une certaine émotion et que c'est ça qui fait qu'ensuite on instruit notre comportement au mépris d'autres signaux qu'il faudrait prendre en compte comme peut-être en fait même l'amitié que les gens pourraient nous accorder, qui qui fait qu'on est apprécié en fait au-delà de ce que l'on imagine. Est-ce que tu serais d'accord avec ce genre de de manière de voir et pardonne-moi mon balbutiement parce que là tu vois, enfin la manière dont je parle parce que là tu vois que je ne suis vraiment pas un spécialiste. Non non je suis complètement d'accord avec toi et comme tu dis je pense qu'il y a un grand enjeu autant dans le monde séculier que dans le monde chrétien ou qui est beaucoup influencé par cette sécularisation de de de l'être humain où on a tendance parfois ou souvent suivant suivant les milieux à mettre l'émotion et le ressenti comme le signal d'interprétation de est-ce que c'est bien ou est-ce que c'est mal est-ce que on est dans la volonté de Dieu ou pas et et je suis d'accord avec toi moi je je pense qu'on ne devrait pas avoir ce filtre-là en premier lieu.

Certes Dieu nous a créés avec des émotions et des ressentis, nous ça c'est clair c'est notre corps et on continuera à en avoir dans notre corps glorifié j'en suis absolument absolument certain mais il ne faut pas oublier que notre corps a été corrompu par le péché et que donc nos émotions sont corrompues par par par le péché. Et du coup, lorsque par rapport à ce que par rapport à ce que tu disais, oui, je pense que il faut caractériser nos nos émotions pour savoir si les objets sont légitimes ou illégitimes. Exemple tout bête, si je suis dans la dans la rue et que je vois un chaton, et caetera, si j'ai peur de ce chaton au point de hurler dans la rue et de fuir à toutes jambes, probablement que ma crainte est illégitime. Peut-être qu'elle a été influencée par plein d'éléments, peut-être que j'étais traumatisé par des chatons quand j'étais petit. Mais on voit bien que l'objectivité n'est pas là puisqu'à priori un chaton ne pourra pas nous faire de mal.

Par contre, si en savane, alors que nous nous baladons tranquillement à pied, Nous rencontrons un tigre de plusieurs dizaines ou centaines de kilos devant nous. Et si on a peur à ce moment-là, alors on peut dire qu'objectivement cette émotion est légitime parce qu'on sait très bien qu'un tigre est extrêmement dangereux et qu'il risque de nous de nous dévorer. Et cette cette émotion de de la crainte et de la peur est absolument est absolument justifiée. Et en fait, toutes nos émotions en fait devraient devraient être soupesées par par cela. Est-ce que l'objet est légitime ou illégitime Et ensuite, est-ce que mon comportement est approprié ou pas Et en fait, c'est avec ces va-et-vient que petit à petit, on va remplacer nos mauvaises croyances.

Le chaton est un danger par de vraies croyances qui va nous permettre petit à petit et par répétition de pouvoir entrer plus facilement dans des comportements qui soient à la gloire de Dieu. Mais quoi qu'il en soit, même si on continue à ressentir l'émotion, si on la considère comme illégitime, alors ça nous donnera les moyens de pouvoir aller au-delà de de de nos de nos émotions et de faire ce qui est bon selon Dieu. Ok merci. Tu aurais un dernier mot sinon je conclurai avec quelques remarques. Oui la la la timidité effectivement je pense que pour ma part je l'ai été pendant très longtemps et que j'ai toujours un petit fond que je suis parmi ceux où il reste un petit fond.

Et parfois, je pense qu'il y a un des dangers de la timidité, c'est que petit à petit, à force des expériences, on puisse se dire que finalement, puisque c'est mon caractère, les personnes devraient faire des efforts pour aller à ma rencontre compte tenu de mon caractère. Et je pense que, en tant qu'église, on doit faire attention au caractère des différentes personnes et que nous qui remarquons peut-être des personnes plutôt en retrait, on a une responsabilité d'aller auprès d'elles mais ça n'enlève pas la responsabilité de la transformation du caractère de la personne qui est concernée et que la timidité ne devrait pas être un prétexte pour s'octroyer le droit à ce que et bien on attende des personnes qu'elles viennent vers nous. Mais au contraire de soupeser et bien ce ce ce ce trait de caractère et cette émotion de dire ah oui cette timidité est liée à la crainte de l'homme. Est-ce qu'elle est légitime oui ou non, mais malgré tout, je dois obéir à Dieu et donc du coup aller auprès de mes frères et soeurs et obéir assez les uns les autres. Merci beaucoup Samuel et je vais clore avec quelques remarques d'abord et je suis sûr, enfin j'espère, je pense que tu seras d'accord avec ça, la création est très diverse, et il en est de même des personnalités et des personnalités chrétiennes.

Et il ne faut pas seulement voir dans la timidité une faiblesse, il y a aussi je crois une beauté. Une beauté parce que j'imagine beaucoup plus de vies intériorisées, de réflexions, de communion peut-être avec le Seigneur plus plus profondes que ceux qui seraient extravertis. C'est une caricature, ce n'est pas forcément le cas. Mais je veux dire, il y a il y a aussi des atouts à à cela et les personnalités différentes embellissent l'église. Et ce n'est pas parce que tu es timide que ça doit être vu que tu dois te voir de façon négative comme étant vraiment le mouton à cinq pattes dans l'église.

Non, c'est une qualité aussi. C'est une manière d'être qui peut avoir de beaux fruits à l'intérieur si c'est justement compensé par d'autres choses. On sait que Timothée était timide et que Paul a dû l'exhorter justement à dépasser cela. Donc es dans une catégorie d'individus qui sont bien aimés dans l'église. Et puis le dernier texte que je voulais évoquer, c'est un Pierre chapitre un verset vingt-deux, l'apôtre Pierre écrit après avoir purifié vos âmes dans l'obéissance à la vérité, ont vu d'un amour fraternel sincère, aimez-vous les uns les autres ardemment et de tout coeur, vous qui avez été régénérés non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu.

Alors tu fais état d'une foi personnelle, ça me réjouit peut-être que ceux qui nous écoutent n'ont pas encore vécu cette réalité de réaliser que en lisant la Bible, on est on est pécheur, mais on peut renaître, on peut naître de la mort spirituelle qui est la nôtre. On peut vivre quelque chose de nouveau, c'est ce que l'apôtre Pierre écrit quand il dit, vous qui avez été régénérés, c'est-à-dire né de nouveau, revivre à une nouvelle vie par l'évangile qui nous annonce que non seulement nous sommes pécheurs, mais que Christ est mort pour nous, qu'il a couvert nos péchés. Et fort de ce fondement, l'orientation qu'il nous laisse, c'est de après avoir purifié nos âmes donc, il s'agit de mettre tout notre coeur dans cette obéissance de la vérité, cet amour les uns pour les autres et quelque part dépasser les sentiments qui sont les nôtres pour nous préoccuper de ce que Dieu demande. Pour toi, en tant que personne timide, ce sera probablement plus difficile que pour moi et donc chaque pas que tu fais a beaucoup plus de mérite que les pas que moi je peux faire. Dieu les connaît et moi j'ai d'autres difficultés à gérer dans ma vie.

Elles sont aussi réelles, palpables, tangibles, embêtantes et gênantes et Dieu m'attend à marcher selon lui malgré les contraintes et les difficultés que je peux avoir. On a chacun des terrains à vivre, mais c'est fort de notre rédemption que l'on essaye d'aborder les problématiques de de de nos vies. Bon courage à toi et encore une fois un grand merci Samuel d'avoir accepté de participer à cette émission et d'apporter ton expertise à la à la question qui était posée. Avec plaisir À bientôt. À bientôt.

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