Un pasteur vous répond

Comment croire en un Dieu d'amour? (Épisode 386)

Doctrine de DieuSouffrance

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Publié le

03 nov. 2023

Quand on voit tout ce qui ne va pas dans le monde et dans nos vies, cela peut être dur de croire en un Dieu d'amour tout-puissant. Alors, qu’attend-il?

Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.

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Transcription:

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L'une des questions les plus fréquentes que l'on entend lorsque l'on dit que l'on croit en Dieu, c'est:

Comment est-ce qu'on peut croire en un Dieu d'amour qui permet tant de mal dans le monde ?

Evidemment, c'est une question légitime. Pour certains, c'est une question théorique. Les gens regardent la presse, lisent la presse, regardent les infos, ils réalisent que le monde ne tourne pas rond et se disent mais qu'est-ce que fait Dieu Il pourrait vraiment faire quelque chose pour soulager cette souffrance. Pour d'autres, la question est très personnelle.

Certaines personnes ont été blessées dans leur être. J'ai entendu des survivants de la Shoah qui ont dit et qui m'ont dit pourquoi est-ce que Dieu a permis de telles atrocités. Parfois c'est la violence que l'on a subie et la violence quotidienne verbale, mais parfois physique que l'on a ressenti dans sa chair, parfois c'est la maladie, parfois c'est le deuil. Et très certainement, cela suscite cette question, mais qu'est-ce que Dieu fait lorsque je souffre? Associé à ça, il y a une sorte de remarque vexante, c'est que les gens qui sont méchants, en fait, les truands, les dictateurs, ils vont bien souvent, et ils vont bien, vivent longtemps, enfin pas tous, certains sont vraiment connus des fins atroces, mais cela suscite cette interrogation: soit Dieu est bon mais impuissant, soit il est tout-puissant mais méchant.

Et c'est le dilemme que l'on présente très souvent lorsqu'il est question de souffrance. En 2011, un tsunami emportait la vie de plus de cent cinquante mille personnes, et une femme suisse Colette Helmo, rescapée du Sri Lanka et du tsunami, s'est exprimée au matin du 1er janvier 2005, et le titre de l'article Comment Dieu peut-il permettre cela Elle dit, et je la cite Je suis riche et blanche, j'ai pu rentrer chez moi, me soigner, alors qu'au Sri Lanka, d'autres avec les mêmes blessures, de grosses écorchures, sont sans doute morts faute d'hygiène. Et elle ajoute: comment Dieu peut-il permettre une telle injustice? La présence de la souffrance est effectivement l'argument massue très souvent présenté. Le 14 mars 2011, Jean-Pierre Goffre, journaliste à l'époque à France Info, s'est fendu d'une chronique intitulée Lettre à Dieu.

Et Goffre dit, je cite: Monsieur Dieu, je me permets de vous écrire ce matin pour vous faire part de mon étonnement devant la multiplication des crises, guerres et autres plaisanteries, du même genre qui fleurissent aux quatre coins de notre planète, notamment depuis cette année deux-mille-onze. J'attire tout particulièrement votre attention sur le fait que ces événements semblent entrer en contradiction avec les déclarations et constats optimistes que vous faisiez vous-même sur déclarations et constats optimistes que vous faisiez vous-même sur l'état de notre planète, tel que je les ai relevés, dans votre récit autobiographique intitulé la Bible, où dès la page deux du premier chapitre, qui a pour titre la genèse, et qui relate la manière habilement stupéfiante dont vous vous y êtes pris pour créer la terre à partir du néant, on peut lire cette phrase définitive pleine d'autosatisfaction narcissique, ouvrez les guillemets, Dieu vit tout ce qu'il avait fait, cela était très bon, fermez les guillemets. J'arrête là la citation de cette chronique, le reste est une diatribe venimeuse contre Dieu, et c'est intéressant parce que je n'ai jamais entendu sur France Info une chronique qui honore l'intelligence d'un créateur pour la beauté et la complexité de la vie.

Coagulation dans l'ordre pour réparer un tissu brisé. Ça a lieu des milliards et des milliards de fois chaque jour, chaque année, c'est magnifique, c'est extraordinaire, ça bien sûr c'est le hasard. Mais quand il y a un problème, il faut accabler Dieu. Dieu n'est jamais sur le podium des belles choses de la vie, mais toujours sur le banc des accusés, pour les souffrances de la vie, et ça c'est une posture intéressante. Alors pour répondre à Jean-Pierre Goffre, il n'a lu qu'une partie de l'histoire, les deux premiers chapitres.

Le troisième chapitre nous montre des hommes qui lèvent le bras contre Dieu et qui deviennent autonomes, indépendants, qui expulsent Dieu de conscience, et Dieu les expulsent de sa présence, et à partir de ce moment-là, le monde va mal. Alors, pour répondre à cette question, et de façon vraiment brève, je recommanderais des livres pour aller plus loin à la fin de ce podcast. Mais j'aimerais commencer par une histoire, celle d'un collègue qui était pasteur comme moi, il était beau, jeune et marié à une princesse hors pair. Alors beau et jeune, ce n'est plus mon cas, pour le reste, je peux souscrire. Mais l'histoire est réelle, et voilà qu'il y a un accident de voiture, et sa femme a besoin d'une transfusion sanguine.

On était là dans les premières années du SIDA, et devinez quoi Elle a attrapé le SIDA à une époque où il était impossible de pouvoir soigner avec l'étrithérapie, ou en tout cas masquer les symptômes terribles de cette maladie. Alors évidemment, ils se sont gardés le plus possible de transmettre à l'autre ce virus, et dans un moment de passion, voilà qu'elle tombe enceinte, et c'est le ballet des hôpitaux, non seulement avec la grossesse, l'accouchement, mais dans les années qui ont suivi, le petit enfant qui grandit, qui a quatre ans avant que sa mère ne meure, ne voit que des médecins, que des blouses blanches faire du mal à sa maman, c'est comme ça qu'il perçoit les choses, parce que plus elle est dans ce milieu, moins elle va bien, et moins, enfin, et plus elle se rapproche de la mort. Et puis voilà qu'elle décède et que ce collègue se trouve avec son bébé de quatre ans à devoir gérer, accompagner. Et lors d'une visite normale d'un, chez le médecin, il faut que cet enfant soit vacciné. Et lorsqu'il voit le médecin dans sa blouse blanche s'approcher, l'enfant pète un câble littéralement et il se, on le comprend, il est immédiatement saisi d'une terreur, il se met à se débattre et à hurler en en refusant qu'on s'approche de lui et et son père donc est est mobilisé pour tenir son enfant et et il essaye d'expliquer à son enfant, il il veut lui dire que c'est pour son bien et que, et il se dit si seulement mon enfant pouvait comprendre, il ne serait pas autant terrorisé par ce qui lui arrive.

Et c'est dans ce moment-là de vulnérabilité terrible et de de de souffrance double par la souffrance de son enfant qu'il ne s'est pas rassuré, qu'il fait le parallèle avec sa propre situation. Et que très vraisemblablement alors qu'il se débattait avec la question du pourquoi, du comment, avec toutes ces questions qui sont associées à la souffrance et qui touchent d'ailleurs croyants comme non croyants, soudainement il s'est dit mais il y a des explications qui me manquent, et quelque part Dieu est peut-être là à me saisir en de sa présence sans que je puisse être capable dans le temps présent de comprendre pourquoi telle souffrance nous est parvenue Et réellement, le message de la Bible ne donne pas des raisons au pourquoi du malheur individuel. Et c'est-à-dire que si vous écoutez ce podcast, et que vous êtes dans une souffrance intense, la Bible, contrairement aux spiritualités orientales qui parlent de karma et donc qui accable celui qui souffre d'une responsabilité obtenue dans une vie antérieure, contrairement à cela, la Bible ne dit pas que telle personne souffre à cause d'eux. Il y a un mystère, le soleil se lève sur les bons et sur les méchants, il pleut sur les bons et sur les méchants nous dit Jésus.

Il y a quelque chose de l'ordre du mystère, donc pourquoi telle souffrance touche telle population, tel individu? Parfois on peut le comprendre, parfois on ne peut pas le comprendre. Mais je vais faire trois remarques qui permettront un peu d'aller un petit peu plus loin dans ce podcast, et puis il faudrait d'autres questions pour développer l'aspect peut-être plus philosophique, on appelle ça la théodyssey, la défense de Dieu par rapport à cette question de la souffrance. Premièrement, Dieu n'arrête pas le mal et la souffrance, et heureusement. Aïe, je sais que le propos est choquant, mais voici comment la Bible dit les choses.

Lorsque les gens prient le notre père, ils prient que ton règne vienne. Ils prient quoi quand ils prient cela Ils prient pour que ce moment de l'histoire humaine arrive, où Dieu, en quelque sorte, signera ou sifflera l'arrêt du match. Il viendra établir son règne, et en cela, il viendra écraser tout ce qui est méchant, il viendra interdire tout ce qui est contre sa volonté, et il viendra juger tous ceux et toutes celles qui se sont moquées de lui et qui n'ont pas voulu de lui voilà le problème c'est que le jour où dieu arrête d'un coup de sifflet par son retour et l'avènement de son règne tout le mal qui existe sur terre, il arrêtera tout le mal. C'est-à-dire les petites et les mauvaises et les grandes expressions du mal. Parce qu'il y a en fait une continuité entre la colère et le meurtre.

Il y a une continuité entre la convoitise et l'immoralité. Il y a une continuité entre l'idolâtrie et l'intransigeance qui fait que des hommes tuent de la part soi-disant de leur dieu. En sorte que le jour où dieu mettra un terme au mal, il mettra un terme à l'histoire humaine et il n'y aura plus de possibilité de, ouais, de changer soi-même ou d'être réconcilié avec Dieu. Donc il y a quelque chose de, dans la patience de Dieu qui permet le mal, il y a quelque chose de pédagogique de sa part qui permet aux êtres humains de réaliser que le mal commence d'abord dans leur propre coeur. Deuxième remarque, Dieu connaît la souffrance et il l'a goûté.

La Bible dit que Dieu a créé un monde parfait, c'est ce que Gaufre remarquait avec beaucoup de sagacité, mais avec la possibilité que des hommes puissent s'opposer à Dieu, prennent leur indépendance et leur autonomie, et c'est ce que les hommes ont choisi, et ça a impacté l'ensemble de la création. Et pour remédier à cette situation, nous offre une seconde chance, et cette seconde chance n'est pas allez changer, devenez gentil maintenant, parce que ça, ça fait des siècles que les religions et les philosophes et les humanistes et les journalistes et les éducateurs disent que ça peut se faire, mais on doit constater que c'est dans une des nations les plus éduquées du vingtième siècle que le nazisme a pris racine. L'éducation ne permet pas aux hommes de prendre conscience pleinement du mal qui est en eux. Donc Dieu a attaqué la, le mal dans sa souffrance, et ce qui est extraordinaire et qui est vraiment quelque chose d'unique dans l'ensemble des religions, c'est que Dieu est venu en la personne de Jésus-Christ. Il s'est incarné, il a pris chair, et il a goûté à la souffrance.

Et on le voit cheminer pour soulager la souffrance, il vient guérir, ça ne veut pas dire qu'il guérira pendant deux mille ans, non, il guérira lorsqu'il reviendra, établir son règne, mais ça veut dire qu'il prouve en quelque sorte qu'il est vraiment l'envoyé de Dieu par ses éléments guérisseurs qui laissent entendre une guérison beaucoup plus importante. Christ a marché sur terre, il a connu la souffrance, il a connu le rejet, il a connu la souffrance physique de la crucifixion, il a goûté à cette souffrance. Pourquoi Pour nous libérer à jamais du problème principal de nos coeurs qui était justement cette séparation d'avec Dieu. Le verset le plus court de la Bible dans sa traduction française du moins contient deux mots, Jésus pleura. Dieu a goûté à notre humanité.

Il a vu la détresse de la mort. Il n'a pas pleuré sur le sort de Lazare, il savait qu'il allait le ressusciter, mais il a pleuré en voyant la détresse la plus complète de l'humanité vis-à-vis de la mort. Il l'a expérimenté. Dieu n'a pas de son ciel envoyé une carte postale, il a envoyé son fils afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle, je cite en cela, Jean trois, seize. En sorte que, moi je ne peux pas comprendre la souffrance de mon prochain, souvent on est seul d'ailleurs dans la souffrance que l'on vit, mais Dieu la comprend, Dieu la connaît, il l'a goûté et il est capable d'y remédier.

Et troisièmement, Dieu laisse la souffrance comme un signal. Il y a un propos qui est tenu dans l'évangile de Luc au chapitre treize, c'est Jésus qui parle, enfin c'est Jésus qui répond à une question qui lui est posée, et je lis chapitre treize verset un, en ce temps-là, quelques personnes vinrent lui raconter ce qui était arrivé à des galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leur sacrifice. On va faire une petite pause. Les horreurs, la barbarie humaine ne date pas d'aujourd'hui, elles ne datent pas du Hamas, elles ne date pas de Isis, elle ne date pas non plus de, des croisades, et caetera. La barbarie humaine, elle est attachée au coeur de l'homme, et à cette époque Pilate avait tué des hommes qui venaient adorer, et il avait mêlé leur sang à celui de leur sacrifice.

Et Jésus répond, pensez-vous que ces galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres galiléens, parce qu'ils ont souffert de la sorte Non. On s'arrête encore un instant. Ces hommes-là, ils ont souffert quelque chose d'odieux, mais ils n'ont pas souffert parce que c'était de leur faute. Et ça c'est important de le souligner, parce que souvent les spiritualités donnent culpabilité à ceux qui souffrent. C'est faux.

La souffrance, nous dit Jésus, n'est pas liée, la souffrance que les autres nous font subir, n'est pas forcément liée à ce que nous avons fait pour le mériter. Jésus est catégorique, non vous dis-je. Et il ajoute, et ça, ça va sembler très choquant, mais je vais l'expliquer, mais c'est en cela que la souffrance est un signal, mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous de même. C'est-à-dire que la souffrance est le signal que notre monde est en détresse et que nous avons besoin de quelque chose qui est de l'ordre du sauvetage. Et si Dieu enlevait toute souffrance, nous irions vers la mort, en sirotant une bière ou un sirop, heureux comme tout et sans réaliser qu'il y a quelque chose de tragique qui nous attend.

Et Jésus enchaîne avec un autre type de souffrance. Là, la première illustration qu'il nous donne, c'est l'illustration de la souffrance véhiculée par des êtres humains à l'égard d'autres êtres humains, et il continue, ou bien c'est dix-huit sur qui est tombée la tour de Siloé, et qu'elle a tuée. Pensez-vous qu'ils aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem Non, vous dis-je, mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement. Et là, voilà la situation qui nous est rapportée est une situation de souffrance, comme les tsunamis, comme les tremblements de terre, comme les situations de la vie, les accidents qui ont lieu. Est-ce que les gens qui le subissent ou qui subissent de tels traumatismes sont plus coupables Jésus est catégorique non vous dis-je, mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement.

Et ensuite Jésus raconte une histoire, une parabole. Un homme avait un figuier planté dans sa vigne, il vint y chercher du fruit, il n'en trouva pas alors il dit au vigneron voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier je n'en trouve pas couple pourquoi occupe-t-il la terre inutilement et le vigneron lui répondit maître laisse-le encore cette année d'ici là je creuserai tout autour et j'y mettrai du fumier peut-être à l'avenir produira t-il du fruit sinon tu le couperas. Pourquoi cette parabole Parce que ce que Jésus veut, c'est que nos vies produisent le fruit de la repentance. Et parfois on prend conscience du besoin impérieux que nous avons de Dieu au travers de la souffrance. Ce n'est pas toujours le cas, c'est parfois un chemin.

Si jamais je mets ma main au feu et que j'en éprouve une douleur, je retire ma main du feu et c'est salutaire. Et c'est un peu l'idée que nous laisse ici Jésus dans cette parabole, c'est que la souffrance est une annonce. Elle est une annonce où quelque chose d'encore plus terrible va venir, qui est la mort et une séparation éternelle avec la vie, avec Dieu, et qu'il est nécessaire, impératif, de se repentir, de se tourner vers lui. C. S.

Luis, qui est l'auteur des Chroniques de Narnia, professeur universitaire de Cambridge, écrit, je cite Dieu murmure à notre oreille dans nos, dans nos joies, et il parle à notre conscience. Mais dans nos souffrances, il crie. C'est son mégaphone pour réveiller un monde dur d'oreille. Fin de la citation. La frustration fréquente associée à l'existence humaine est une sorte de conscience intuitive à un au-delà de la perfection.

Siès Louise de nouveau observe, les créatures ne sont pas nées avec des désirs sans que la satisfaction pour ses désirs existe. Un bébé ressent la faim, et bien il existe précisément quelque chose qui s'appelle des aliments. Un caneton veut nager, il y a bien quelque chose qu'on appelle de l'eau. Les hommes ressentent le désir et l'activité sexuelle est une réalité. Si je ressens à l'intérieur de moi un désir qu'aucune expérience dans le monde ne peut satisfaire, l'explication la plus probable, c'est que j'ai été fait pour un autre monde.

Si aucun de mes plaisirs terrestres ne satisfait cette attente, cela ne veut pas dire que l'univers est une farce, les plaisirs terrestres n'ont jamais été prévus pour satisfaire cette attente, mais seulement pour l'aiguiser, afin de suggérer l'ultime réalité. Alors voilà, Dieu ne répond pas spécifiquement au pourquoi d'une souffrance. D'ailleurs, des amis qui avaient vécu des souffrances particulières dans leur famille me disaient: j'ai réalisé que la question qui tue, c'est le pourquoi Et la question qui construit, c'est le comment Et Dieu nous offre un comment. Et le comment, c'est déjà premièrement d'être réconcilié avec Christ, parce que là soudainement, je suis avec un Dieu qui a connu la souffrance et qui est capable de m'apporter le réconfort. Lui, il a connu la perte d'un enfant.

Lui, il a connu l'espoir qui peut naître des cendres. Lui, il sait ce qu'est de souffrir. Et donc, il y a une communion, il y a un point de contact avec Dieu dans ma souffrance. Ce n'est pas une explication, c'est une présence, et ça c'est précieux. Je voudrais ajouter une autre chose, dans un monde qui ne connaîtrait pas de Dieu, la souffrance c'est aussi un problème.

Il ne faut pas croire qu'il n'y a que les chrétiens qui ont le problème de la souffrance. Parce qu'en réalité, la souffrance présuppose, enfin, la souffrance vécue comme une injustice, elle n'est pas simplement une douleur, qui est simplement un signal nerveux. Si on pense que la souffrance est une injustice, c'est que l'on a comme point de repère une justice plus ou moins intuitive dans lequel il n'y ait pas de souffrance. Et donc quelque part, ce sentiment d'injustice, il atteste de la compréhension qu'il y a une justice absolue, qu'il y a un Dieu, et c'est pourquoi ça devient tellement important de répondre à, de de de le trouver ce Dieu au milieu de la souffrance. Alors je suis conscient que le sujet mériterait beaucoup plus, et on pourrait contraster les la manière dont les différentes spiritualités ou dans la télé justement on essaye de trouver une réponse à la question du mal.

Mais je vous renvoie à deux livres, tous deux écrits par Timothée Keller. Keller était un pasteur de New York dans un environnement extrêmement séculier, et il écrit un survol un peu des objections principales que l'on trouve à l'encontre du christianisme, la raison est pour Dieu, publié aux éditions Clé, cours christianisme, la raison est pour Dieu, publié aux éditions Clé, court livre avec plein de de de réflexions très pertinentes sur le sujet, et un second livre entièrement dédié sur, à la question de la souffrance, beaucoup plus profond, il exige une lecture attentive, je ne saurais trop vous recommander la lecture, vous aurez vraiment une perspective très complète sur la question avec la lecture de ce livre. Je termine avec Romains cinq qui dit: en effet, au moment fixé par Dieu, alors que nous étions encore sans force, Christ est mort pour des pécheurs. À peine accepterait-on de mourir pour un juste Peut-être quelqu'un irait-il jusqu'à mourir pour le bien, mais voici comment Dieu nous montre l'amour qu'il a pour nous. Alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

Donc, puisque nous sommes maintenant déclarés justes grâce à son sacrifice, nous serons à plus forte raison encore sauvés par lui de la colère à venir. Alors que nous étions ses ennemis, Dieu nous a réconciliés avec lui par la mort de son fils. À plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, saurons-nous sauvés par sa vie Mieux encore, nous plaçons désormais notre fierté en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a obtenu la réconciliation. Voilà le centre du christianisme c'est pas que nous ayons que tout aille bien le centre du christianisme c'est que nous soyons réconciliés et dieu a accepté de souffrir et de mourir pour des gens comme nous qui franchement, quand on regarde l'actualité du monde, ne le méritaient pas. Ça c'est l'évangile et ça devient aussi le point de connexion face aux souffrances que nous pouvons rencontrer.

Le premier geste que nous lisons dans le paradis futur quand Christ établira son règne, c'est qu'il essuiera toute larme de nos yeux. Il y a un réconfort auprès de Christ et c'est sur cette notion que je termine ce podcast conscient que bien des choses seraient à dire pour finaliser cette question de la souffrance. Cet épisode vous a édifié Alors merci de le liker ou de le partager pour que d'autres puissent en profiter. Pensez aussi à vous abonner à la chaîne d'Impraseurs vous répondent pour ne manquer aucun des prochains épisodes. Enfin si vous avez une question à poser à Florent Varak, écrivez-lui directement sur contact@toutpoursagloire.com.

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