Quelle est la place des enfants dans la Bible? La Bible commande-t-elle aux couples mariés d'avoir des enfants? Florent Varak nous aide à réfléchir à la procréation d'une façon biblique.
Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.
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Transcription:
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La question est posée pour cet épisode. Salut Florent, merci pour tes podcasts qui encouragent, instruisent et font mûrir la réflexion Bible en main, autant pour moi-même que pour beaucoup autour de moi. Une question a été posée, je trouve qu'une réponse sur ton podcast pourrait en intéresser plusieurs. Si on se marie, est-il biblique de ne pas vouloir d'enfant Merci pour ton éclairage. Voilà une belle question éthique.
Nous avons à ce sujet des amis sur l'ensemble du spectre des possibles. Certains sont convaincus qu'il faut laisser la nature faire et se retrouvent avec de grandes familles, et d'autres ne veulent pas d'enfants, et parfois font l'objet de railleries ou de jugements de la part de leur entourage. Alors on va regarder d'abord la question d'un point de vue de l'éthique pure, et puis ensuite, je ne sais pas si on peut le dire ainsi, mais ensuite je regarderai la question d'un point de vue pastoral. Alors, la question d'un point de vue de l'éthique pure. La première considération, c'est que le couple forme une unité sociale suffisante.
Dans l'établissement du mariage, Genèse 2.24 nous dit c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. L'unité d'un homme et d'une femme est suffisante pour former une famille. Et donc, une famille, un couple qui ne peut pas avoir d'enfant par exemple, n'est pas une famille au rabais, elle est vraiment une famille, elle est vraiment au centre de ce que Dieu pouvait imaginer et rêver pour le plan de l'humanité. Ils peuvent expérimenter pleinement ensemble la grâce de Dieu pour le couple et pour la famille. Le couple est donc l'unité essentielle et fondamentale, primordiale et principale du foyer.
Et en cela, je veux aussi remarquer qu'un enfant qui viendrait, ne doit pas détourner l'attention du couple. C'est le couple qui, ensemble, va créer ensemble, va créer l'environnement nécessaire au développement harmonieux de l'enfant. Mais le couple est central. Alors, bien sûr, dans les temps difficiles des premiers mois, il y a quelque chose, il y a des préoccupations qui sont propres à l'un ou à l'autre dans le couple, mais ça ne doit pas être, il ne doit pas y avoir une division qui s'instaure au sein du couple à cause de l'enfant de façon durable. Le couple est central au plan de Dieu.
Deuxième considération, c'est le statut d'un enfant. Le Psaume 127, à partir du verset 3, nous dit: Voici que des fils sont un héritage de l'Eternel, le fruit des entrailles est une récompense, comme les flèches dans la main d'un héros, ainsi sont les fils de la jeunesse. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois, n'auront pas honte quand ils parleront avec des ennemis à la porte. Waouh, c'est magnifique, considérer les enfants comme un cadeau, un héritage, une récompense. Et en même temps, c'est utile de réaliser que ce sont des flèches.
Et une flèche a pour vocation de partir, et de, d'atteindre sa cible. Les enfants ne sont pas là pour soi, on n'a pas des enfants pour se valoriser, ou pour créer quelque chose qui serait une sorte de musée de sa, à sa personne. Les enfants auront une vocation à accomplir, et ils auront à réaliser tous les desseins que Dieu peut avoir pour eux. Proverbes 17.6 et 31.28 soulignent l'honneur des enfants et des petits enfants pour ceux qui ont le privilège d'en avoir. Alors je je suis en train d'enregistrer ce podcast, alors que nous recevons notre fils et leurs enfants qui vivent en Malaska, vous imaginez qu'on ne les voit pas très souvent, et quand je regarde nos petits enfants, autant ceux-là que ceux qui sont nés de Derek et Mélissa, qui sont à Saint-Étienne, je suis émerveillé.
Découvrir leurs personnalités, leurs aspirations, leurs manies, leurs tempéraments est juste magnifique, leur présence certes chamboule notre vie et notre quotidien, mais ils enchantent notre quotidien. Les enfants sont vraiment un cadeau, un cadeau parfois compliqué quand on est grands-parents et qu'on n'a pas l'énergie que l'on avait quand on était jeune, des amis de notre église, également grands-parents les appellent les chicouf. Ils arrivent, ouf, ils repartent. Bref, le regard que l'on porte sur l'enfant doit être adapté à ce que l'écriture dit. L'écriture dit que les enfants sont un cadeau, pas un fardeau, un cadeau.
Troisième considération, le mandat de se multiplier, et j'imagine que tu m'attendais sur cette question. Genèse chapitre 1 dit Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, hommes et femmes il les créa, Dieu les bénit et leur dit soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre, soumettez-la, dominez sur les poissons de la mer, sur les eaux du ciel et sur tout animal qui rampe sur la terre, et caetera. Et là on est, on est sur une tension, on est confronté à une tension. Deux actions qui sont quelque part à, à comprendre avec cette difficulté. D'un côté, il s'agit de se multiplier, et de l'autre, de dominer sur la nature.
Cette domination deviendra fondamentalement avec la chute et l'univers brisé par le péché, elle deviendra pardon fondamentale, parce que cet environnement brisé va vouloir aussi briser la vie, la vie du couple, la vie de, et il va falloir dominer sur les choses. Et à mon avis, cette domination inclut la possibilité de programmer intelligemment la conception d'enfant. On comprend le besoin de bras dans un environnement rural et ancien, et on comprend la difficulté d'accompagner beaucoup d'enfants en ville. Et cette réflexion doit aussi peser sur les choix et les décisions que nous comprenons. En tout cas, ce que je comprends des écritures, c'est que la vie commence à la conception, et qu'avec la conception, la vie doit être protégée.
Ce qui est péché, donc c'est l'interruption d'une vie qui a commencé, l'avortement. Mais il ne me semble pas qu'il y ait une obligation morale universelle de même nature, quand on lit, multipliez-vous comme si c'était une obligation qui pèse sur le couple. Pourquoi Parce qu'il faut dominer sur cette nature. Et certains couples vont faire ce choix de dominer sur le cycle de reproduction. Parce qu'en réalité, si c'est une obligation, alors il ne doit pas y avoir de limites quelconques dans le choix du nombre d'enfants.
Si la multiplication est une imposition morale sur le couple, alors aucune restriction n'est acceptable. D'ailleurs c'est la position catholique. Je cite ici l'excellent livre vivre en chrétien aujourd'hui, édité par la maison de la Bible, un livre sur l'éthique, et ce livre dit le magistère catholique par l'encyclique human vita, de Paul 6 et l'exhortation apostolique conscienaris conscienaris conscienaris consciencieux de Jean-Paul deux exclut toute contraception dite artificielle, chimique, la pilule ou mécanique, principalement le préservatif. Il admet cependant la méthode originaux avec l'abstinence, le choix pour l'union des jours du mois distant de l'ovulation pendant lesquels la femme en principe ne peut pas concevoir. Fin la citation page quatre cent dix.
Voilà la position catholique, elle ne me semble pas directement tirer les écritures. Parce que ce n'est pas un encouragement que l'on trouve dans le nouveau testament, cette multiplication. Alors peut-être elle fait sens dans le l'idée que de toute façon, un couple tel que Dieu l'a envisagé va avoir des relations sexuelles régulières, et donc va accueillir des enfants. Peut-être qu'elle ne se préoccupe pas de la multiplication comme un commandement, ou plus haut comme une conséquence, mais on voit que ce n'est pas l'accent porté, ni dans le nouveau testament, comme s'il fallait multiplier à tout prix et avoir des grandes familles. Et la quatrième considération concerne plutôt les raisons et les motivations de ce choix, et ça m'amène donc sur la question pastorale.
En tout cas, il ne me semble pas qu'il y ait une obligation à avoir des enfants, sauf si les raisons de ce choix sont de nature à révéler une motivation qui serait de l'ordre du péché. Alors regardons maintenant la question pastorale. Si j'étais pasteur d'une église et qu'un couple me posait cette question, je lui demanderais pourquoi Pourquoi est-ce que vous ne voulez pas avoir d'enfant Je voudrais les mettre à l'aise d'abord sur cette responsabilité qui est l'heure, de bien réfléchir à la question, et qu'ils sont libres de leur choix à ce sujet, mais j'aimerais savoir quelle est la raison qui pousse à cette décision. Il se peut parfois que ce soit une peur économique, la peur de ne pas pouvoir pourvoir au besoin d'une famille qui grandit. Dans le livre que j'ai cité Vivre en chrétien aujourd'hui, je lis cette remarque, ce témoignage un peu du dix-neuvième siècle avec Thomas Robert Malthus qui était pasteur anglican devenu économiste, et qui était inquiet des familles qu'il observait en Angleterre, et il pensait que l'accroissement de la population mondiale serait supérieur aux ressources.
Il préconisait donc la limitation des naissances par la chasteté et le mariage tardif. Chaque famille devant se limiter au nombre d'enfants qu'elle est certaine de pouvoir entretenir. Il proposait aussi de cesser les aides aux pauvres, car aider les pauvres, c'est multiplier la pauvreté. La suite de l'histoire, je continue de citer le, le, ce livre, a montré que son raisonnement était faux. Ce pasteur plutôt ralucitionnaliste, manquait de charité, mais aussi de foi.
Dieu a donné à l'homme une terre qui peut nourrir tous ses habitants, et l'intelligence pour la valoriser, voir la révolution verte en Inde et caetera. Le problème ce n'est pas la terre, c'est l'injustice des hommes et notamment de la minorité qui accapare la majorité des ressources de la planète. Fin de citation. Petit témoignage à ce sujet. Autre témoignage à ce sujet, un prédicateur extrêmement pauvre avait quatorze enfants.
Lui auriez-vous recommandé d'en avoir un quinzième Sa femme tombe encore enceinte du quinzième, Leur pauvreté est complète, mais le nom de ce quinzième enfant était John Weasley. John Weasley qui va transformer la vie de centaines de milliers d'individus à part la prédication de l'évangile tant en Angleterre qu'aux États-Unis. Comme quoi, il n'y a pas que des considérations matérielles quand on réfléchit à la vie. Deuxième raison possible, désaccord au sein du couple. Un membre du couple peut ne pas vouloir avoir d'enfant à un moment donné.
Alors, il est probablement préférable de ne pas forcer l'événement, mais de pouvoir discuter ensemble, d'en faire un sujet de prière, de pouvoir discuter de cela. Ça peut aussi être source de tourments dans les deux sens, mais en tout cas pas de le faire derrière le dos, je me souviens d'un couple que, que je connaissais, et cette femme qui avait subi une ligature des trompes, enfin des années auparavant, lorsqu'elle a eu une autre opération à demander à, au chirurgien qu'il enlève cette ligature sans le dire à son mari. Elle a conçu un autre enfant, mais le couple a divorcé quelque temps plus tard, parce que ce genre, enfin cette trahison ne permet pas bien sûr de vivre une vraie proximité affective et respectueuse et sereine. Serraine. Troisièmement, ça peut être la crainte d'une maladie.
Certaines maladies sont génétiquement transmissibles, et la crainte de donner à un enfant cette maladie, et de l'handicaper pourrait être un facteur. Mais le problème, c'est qu'en cela d'abord, ce n'est pas toujours certain, et puis c'est difficile, voire impossible, de juger de la valeur d'une vie. Prenez l'exemple suivant. Alors, je sais, c'est un exemple extrême, mais c'est juste pour illustrer le propos que je tiens. Voilà un père qui a une maladie sexuellement transmissible, probablement comme sa femme, qui a aussi la a aussi la tuberculose.
Ils ont quatre enfants, le premier est aveugle, le deuxième est sourd, le troisième est sourd, le troisième à la tuberculose, et le quatrième est mort à la naissance. Que diriez-vous à ce couple qui réfléchit à un cinquième enfant Voilà que sa femme est de nouveau enceinte d'un garçon qui s'appelle Ludwig Peteven. Peteven est né de cette famille, et je sais que c'est anecdotique anecdotique, mais, et et et quand on parle de maladie, on parle de choses autrement plus lourdes qu'une petite histoire qui se termine bien, enfin bien. Beethoven a souffert, mais il a aussi été, pour le monde, source d'enchantement et de, et de joie. Donc l'éthique n'est pas évidente, et ça se pose bien sûr avec des spécialistes, avec des gens, les gens de conseils, capables de conseils mûrs, sages, et qui sont compétents.
Parfois, ça peut être la peur de l'avenir, parfois ça peut être la gêne d'enfants sur des projets personnels, parfois ça peut être même un projet missionnaire, je connais des gens qui ont décidé de ne pas avoir d'enfants parce qu'ils allaient dans des pays dangereux, qui ne voulaient pas mettre en danger leur progéniture. En fait, réfléchir aux motivations, en faire un sujet de prière, en parler avec les responsables de son église, en parler avec des amis que l'on aime et dont on a, en qui on a confiance pour cheminer sur cela, C'est vraiment ce qui permet de choisir intelligemment une action pour son couple. Et bien sûr sur ces décisions, il faut progressivement aboutir à des convictions précises par rapport à son propre coeur. Et en cela, le Seigneur peut donner des convictions et orienter les choix. Je dirais donc, et pour revenir à la question, que ce n'est pas forcément un péché, que cela peut l'être, que Dieu va le révéler dans son propre coeur, si c'est une question d'égoïsme par rapport à son conjoint, si c'est une question d'égoïsme ou de valorisation de soi par rapport à la vie, je veux avoir des enfants comme les autres, ou bien je ne veux pas avoir d'enfants parce qu'ils vont me gêner mon propre, mes propres loisirs.
Tout cela, ce sont des choses qu'il faut placer devant un Dieu qui nous aime, qui veut aussi réaligner nos cœurs sur les notions fondamentales de, de l'écriture. En tout cas, et pour conclure, ce sont des conversations à avoir avant le mariage. Comprendre les peurs, les joies et les anticipations de chacun dans un couple, il faut vraiment passer du temps à discuter avant de se marier, et anticiper justement la question des enfants, de leur place, de leur importance, de ce que ça changerait vis-à-vis des carrières que l'on souhaite avoir ou ne pas avoir. En tout cas, je termine avec cette pensée, avoir un enfant ou ne pas avoir un enfant n'apportera jamais la plénitude de la vie que l'on attend. Ce qui compte, c'est de devenir surtout enfant de Dieu, d'être adopté par notre créateur qui devient alors notre Sauveur.
Galates chapitre quatre nous dit: Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son fils né d'une femme née sous la loi afin de racheter ceux qui étaient sous la loi pour que nous recevions l'adoption. Beaucoup de gens et notamment des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants font une fixation que je comprends ah je le comprends Mais font une fixation sur ce manque, en pensant que si jamais ils avaient un enfant, ils seraient comblés. Certains vont alors adopter, et souvent, pas toujours, il arrive qu'avec l'adoption, viennent aussi le, la réouverture mystérieuse, la conception de la vie dans leur couple. Mais ce qu'ils remarquent, c'est, c'est à quel point l'enfant ne change pas la satisfaction globale de la vie. Et là, il faut réfléchir, à, l'enfant ne peut pas être un objet d'idolâtrie, dans les deux sens.
Ce qui satisfait, c'est notre, ce qui satisfait au-delà des joies et des pertes, et des détresses de la vie, c'est de devenir enfant de Dieu, d'être connecté à celui qui nous fait surfer au-dessus des souffrances du temps présent, des difficultés du temps présent, celles que vont vivre nos enfants et nos petits enfants autant que nos propres difficultés. J'espère en tout cas avoir répondu à la question de ce internaute. Cet épisode vous a édifié Alors merci de le liker ou de le partager pour que d'autres puissent en profiter. Pensez aussi à vous abonner à la chaîne d'un pasteur vous répond pour ne marquer aucun des prochains épisodes. Enfin, si vous avez une question à poser à Florent Varak, écrivez-lui directement sur contact@toutpoursagloire.com.
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