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      Préparez vos valises pour l'éternité (Luc 21.5-38)

      Persévérance des saintsDoctrine des temps de la finVie chrétiennePrédication

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      Cette prédication nous exhorte à veiller durant ces temps difficiles, en attendant le retour imminent de Jésus-Christ.

      Prédication publiée le 29 mars 2023

      Transcription de la prédication

      Cette transcription a été générée automatiquement, n’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou incohérence qui nous aurait échappé.

      Un temp de “préparatifs”

      Nos vies sont toujours occupées par des préparatifs pour des jours J. Ces jours-ci, ça peut être des révisions d’examen, comme en ce moment, ou des attentes de concours, comme en ce moment. Ça peut être des préparations pour le mariage — il y en a également en ce moment qui se préparent — ça peut être aussi pour plein d’autres choses, diverses et variées.

      Quoi qu’il en soit, lorsqu’on a des événements particuliers, lorsqu’on a aussi des responsabilités particulières, on se prépare pour ces choses.

      Et on va aborder deux grands événements: un qui s’est passé et un qui va se passer, et voir comment la parole de Dieu, comment Jésus-Christ, parle aux personnes concernées et à nous aujourd’hui. Je vous invite à prendre Luc chapitre 21, à partir du verset 5. On va lire ensemble Luc 21.5-38 (S79) jusqu’à la fin.

      Deux événements majeurs en perspective

      Les premiers versets sont très clairs: c’est une histoire, et ils sont devant le temple. Le temple, ce n’était pas n’importe quel édifice. Il y avait eu d’abord ce premier temple construit par les Israélites sous Salomon, et ce temple avait été détruit. Les Israélites étaient partis en exil; ensuite, ils étaient retournés, et ils avaient l’autorisation de reconstruire ce temple.

      Mais sous Hérode, il y a eu des extensions qui ont été faites, et le temple avait été beaucoup plus grand que le premier. Il avait été réputé comme étant très beau, majestueux, etc. Et donc ce temple faisait l’extase, et surtout la fierté du peuple.

      Ils interrogent Jésus-Christ par rapport à cela, et Jésus-Christ prophétise la destruction de ce temple: c’était un sujet qu’il avait déjà abordé à plusieurs reprises. Et vous, qui suivez Luc depuis le début, ça a été mentionné au moins quatre fois jusqu’au chapitre 21; par conséquent, les disciples et ceux qui écoutaient Jésus-Christ avaient l’habitude d’entendre ce discours.

      Le temple admiré… mais voué à disparaître

      Mais ce qui est intéressant, par rapport à nous, c’est que l’Évangile de Luc a été daté, de manière majoritaire, après l’an 70. Et pourquoi l’an 70 est important? Parce que c’est le moment où ce temple dont Jésus-Christ parle a été détruit.

      Donc vous voyez bien que, suivant les points de vue, on va pouvoir tirer de ce texte des choses différentes pour nous aujourd’hui. Et pour nous, c’est déjà un indice sur l’intention de Luc, puisque les lecteurs de Luc savent déjà tout ce qui s’était passé jusqu’à la destruction du temple de Jérusalem.

      Dieu reste souverain, même au cœur du chaos

      On peut voir se dégager quelques principes que Luc voulait donner au premier lecteur; et le premier, sans aucun doute, était de montrer combien Dieu était souverain et avait un contrôle absolu sur tous les événements qui se déroulaient sur cette terre, même les pires, même ceux que l’on considère injustes.

      On peut voir, dans les différents éléments que Jésus relate, qu’il y avait des guerres, des maladies, des dérèglements de la nature, et bien sûr, pour les chrétiens concernés, la persécution, les mises à mort, et la vie de martyrs.

      Premier avertissement: “Prenez garde” — le danger de la séduction

      Mais ce qui est intéressant, c’est que Jésus-Christ ne leur dit pas: "Oh, mes pauvres petits choux, comme vous allez souffrir." Non. Les premiers mots, c’est: "Prenez garde." Il donne des avertissements aux gens qui sont autour de lui, et ça aussi, ça doit nous faire réfléchir sur la manière dont on doit aborder ce texte.

      Nous aussi, nous observons des choses de Dieu sous un regard admiratif et contemplatif. Jésus ne reproche rien quant au fait qu’ils regardent le temple avec admiration; mais plutôt que de se concentrer sur ce qu’ils étaient en train de voir et de contempler, il essaie d’amener leur regard vers l’avenir. Ce temple, cet édifice, n’est qu’éphémère, comme tout ce que nous construisons sur terre: dans nos vies, dans nos églises, dans nos vies de disciples.

      Toutes ces choses qui sont à la gloire de Dieu sur cette terre, lorsque Jésus-Christ reviendra, ce sera terminé. Les choses que nous construisons pour lui sur cette terre: on n’est jamais certain du résultat. Je vais vous parler, par exemple, des fils rouges et de l’apport de l’Évangile aux non-chrétiens.

      On n’est jamais certain, nous, en tant que petits êtres humains et créatures, que les gens seront appelés par Jésus-Christ, qu’ils seront convaincus, et qu’ils auront cette foi vis-à-vis de Dieu. Tout cela peut disparaître en un instant. Et en un an, on a été témoin de cette facilité de destruction, ou de restriction de ces libertés, en un instant, par un virus invisible à l’œil nu.

      On a arrêté les cultes, on a fermé les bâtiments, et on a réduit d’une manière extrêmement significative nos relations fraternelles et notre communion fraternelle. Jésus ne blague pas avec ça, il ne plaisante pas, et il dit: "Prenez garde, vous allez voir: toutes ces choses-là, un jour, ce sera terminé." Ça peut aller beaucoup plus vite que ce que vous croyez. Nous, en tant qu’êtres humains, nous n’avons aucun contrôle là-dessus.

      Ne pas se fier à ses ressentis: s’ancrer dans la Parole

      Mais là aussi, où Jésus-Christ met une emphase particulière, c’est par rapport à la séduction: "Prenez garde que vous ne soyez séduits." La séduction, elle est facile, et comme son nom l’indique, elle est séduisante. Surtout, la séduction fait souvent appel à nos émotions, à nos expériences, à nos ressentis.

      Si je peux donner un conseil à vous, en tant que psychologue, c’est de vous méfier de vos sentiments, de vous méfier de vos ressentis, qui viennent de notre corps déchu et qui, souvent, traduisent des choses qui vont très vite, et où, parfois, notre raison ne réfléchit pas dessus.

      On ne peut pas compter sur la fiabilité de nos sentiments et de nos ressentis. La seule chose sur laquelle on peut se baser, c’est la parole de Dieu: c’est Jésus-Christ, ici, dans ce texte, qui nous dirige et qui conduit notre regard vers les choses importantes et justes de notre vie.

      La persévérance comme appel central du disciple

      Ces avertissements-là sont en lien avec quelque chose d’important aussi pour nos vies: la question de la persévérance. Le monde peut s’écrouler autour de nous, comme ce que les lecteurs de Luc ont pu subir. Sans doute que, lorsque les premiers lecteurs ont pu lire cet Évangile, ils avaient déjà vécu tout ou partie des événements que Jésus-Christ avait relatés.

      Mais il nous dit de grandir en persévérance et de nous attacher aux choses importantes. Et surtout, dans ce texte-là, il n’y a aucune excuse qui pourrait justifier que nous ne persévérions pas dans notre vie de disciple.

      Il avertit les gens et il nous dit: "Attachez-vous aux choses importantes, attachez-vous à ma parole, attachez-vous au fait que Dieu est souverain et que, malgré les aléas du monde, tout est en son contrôle."

      C’est aussi une leçon que devaient recevoir les disciples et le peuple lors de la crucifixion de Jésus-Christ. Souvenez-vous de l’état moral des disciples lorsque Jésus-Christ a été crucifié: ça ne devait pas se passer comme ça pour eux. Ils attendaient un Messie triomphant et glorieux, et à la place, ils ont eu un Messie crucifié, un leader serviteur.

      Jérusalem détruite: une prophétie historique, une leçon spirituelle

      Et c’est seulement après, ensuite, qu’ils relisent l’histoire et disent: "Ah, c’est pour ça qu’il disait… Ah, c’est pour ça qu’il nous avait parlé de ceci ou de cela." On comprend maintenant la véritable signification du Messie et des paroles qu’il avait pu dire, et notamment cette prophétie.

      Donc, si nous récapitulons: Luc rappelle à ses lecteurs combien Dieu a le contrôle sur toute chose. Il nous rappelle à nous combien ce monde est sous le contrôle de Dieu, et rien ne lui échappe, malgré nos ressentis, malgré notre vision partielle de créatures, et que c’est son plan qui va s’accomplir.

      Notre cerveau, lorsqu’il met en comparaison un Dieu bienveillant et d’amour avec ce qui se passe aujourd’hui, avec ces décrets que l’on ne comprend pas… on bugue, on ne comprend pas. Mais il faut admettre et s’humilier sur le fait que nous ne sommes pas Dieu, et que Dieu a des plans bien supérieurs à notre raison et à notre compréhension.

      Il nous rappelle les dangers de la séduction et de la peur, et la manière dont on peut être influencés dans ces périodes-là. On n’a jamais eu autant de fake news, de théories du complot, etc., dans cette période d’année, parce que ça fait appel aux peurs, parce que ça fait appel à la séduction. Et Dieu nous dit que, dans tous ces moments-là, premièrement, se fier à sa parole.

      Et enfin, il leur démontre combien leur persévérance et l’action de Dieu dans leur vie leur ont permis de surmonter ces épreuves terribles qu’ils ont vécues. Je suppose que leurs épreuves, on ne peut pas les imaginer, nous, chrétiens français, tranquillement installés sur nos sièges. Ce n’est pas un reproche: c’est juste qu’ils ont vécu des choses complètement incroyables, qu’on ne peut pas imaginer, ou guère imaginer, dans nos vies — pour ceux qui ont toujours été en France, comme moi.

      C’est intéressant: au travers de son texte, il y a la question des cheveux, qui n’est pas sans rappeler aussi un texte que vous avez lu, notamment dans Luc: "Même chacun de vos cheveux sur votre tête est compté."

      Il nous rappelle encore une fois combien Dieu est au-dessus de tout, et combien, en fait, Dieu… on ne peut pas le comprendre, mais combien Dieu est rassurant, parce qu’on ne le comprend pas — et heureusement. Mais il a le contrôle sur toute chose.

      Et c’est là où nos préparatifs, dans notre vie sur terre, doivent nous conduire vers l’éternité, parce que c’est seulement cette direction-là qui nous permet de nous demander: sur quelle fondation je veux me baser pour pouvoir construire cette vie qui pointe vers l’éternité? Et Dieu nous dit: il n’y a pas 36 solutions, c’est Jésus-Christ, la Bible. Bref: la parole de Dieu.

      La seconde section reprend au verset 25 sur un sujet qui nous concerne tous: le retour de Jésus-Christ. Non que les autres éléments auraient pu disparaître: on peut le voir aujourd’hui, il suffit d’allumer la télévision ou de regarder les informations pour voir que rien n’a changé. Que ce soit la guerre, la famine ou les problématiques climatiques, ils existent toujours aujourd’hui.

      Mais le discours change un petit peu pour, encore une fois, pointer notre regard sur des choses un peu différentes. Parce qu’ici, lorsqu’on lit le texte à partir du verset 25, lorsqu’il parle des signes au niveau des étoiles, de la lune, du soleil, c’était un discours habituel dans les discours apocalyptiques de l’époque; on peut voir, dans d’autres écrits, ces thématiques qui sont utilisées.

      Du visible au cosmique: les signes liés au retour du Fils de l’homme

      Jésus-Christ fait une comparaison: il dit: "Vous voyez le temple de Jérusalem, je vous fais part de ce qui va se passer sur la terre: des choses matérielles, des choses physiques que vous allez pouvoir vivre. Il y a des choses sur lesquelles vous devez faire attention, parce que ce sont des choses qui vont se dérouler." Mais là, cette fois-ci, Jésus-Christ nous montre des choses qui vont se passer dans le ciel, des choses qui vont avoir une implication cosmique et qui concernent tout l’univers.

      Il nous dit: "Oui, la destruction du temple, ça va être important, mais en fait, ça va être rien comparé à ce qui va se passer lors de son retour." Il n’y a pas de comparaison à avoir entre ce qui s’est passé et ce qui va se passer.

      Ne pas calculer la fin: constater, veiller, attendre

      Jésus-Christ répond toujours un peu de manière différente: il entend les questions, mais il répond un peu comme il veut. On constate que c’est beaucoup moins précis. Même dans la parabole du figuier et des arbres fruitiers, il nous montre bien que l’important, c’est de constater et de ne pas trop calculer.

      Je suis sûr qu’il doit exister un recensement du nombre de prévisions de fin du monde qui a dû exister, et je suis sûr qu’il a dû y en avoir un sacré paquet. Force est de constater que nous sommes encore là.

      On peut se demander aussi pourquoi il nous parle de signes ici, alors que je ne sais pas si ça fait écho chez vous: il y a des textes comme 2 Pierre 3 où il va arriver soudainement comme un voleur, sans crier gare, etc. Et ça, c’est intéressant: c’est la question des signes dans la Bible.

      Il y a bien un point commun dans la plupart des signes dans la Bible: c’est que la majorité de l’humanité n’en a strictement rien à faire. Regardez par exemple Noé, avec cette arche qu’il construit au milieu de la terre. On verrait ça là, juste à côté, on dirait: "Mais ce mec est fou, ce qu’il est en train de faire." Et pourtant, il était là en train de construire, en train d’expliquer; et pourtant, résultat: la quasi-totalité de l’humanité a été détruite à ce moment-là.

      Les signes et l’incrédulité humaine: voir ne suffit pas

      Dans Luc 11, il parle de l’incrédulité par rapport aux signes de Jonas: c’est un texte que vous avez lu aussi. Un texte beaucoup plus proche: au chapitre 16, il dit: "S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader, même si quelqu’un des morts ressuscitait."

      Ça me fait penser à des passages, et au dernier passage que l’on a pu étudier à l’Église d’Héricourt: Marc 5, c’est un peu l’apothéose des miracles: on voit Jésus-Christ manifester une puissance particulière, soit dans la guérison, dans la maîtrise des éléments, ou encore dans la résurrection. Fin du chapitre 5: résurrection de la fille de Jaïrus.

      Mais dans tous ces moments-là, on voit bien que, parmi tous les gens qu’il y avait autour de lui, la majorité venait parce que c’était la rock star de l’époque, et que c’était quand même intéressant de voir des trucs super sympas; qu’il y en avait qui voulaient essayer de le faire mourir et de le faire chuter; et il y en a certains qui le trouvaient complètement taré — notamment sa famille.

      On voit bien que, malgré les signes extraordinaires qu’il faisait, la majorité des gens restait un peu dans l’incompréhension. Ils ne comprenaient pas ce qu’il se passait, malgré les éléments explicites qu’il pouvait dire.

      Pour pouvoir voir des signes, il faut avoir des yeux; et, malgré les yeux, encore plus que cela, il faut aussi que Dieu nous éclaire et ouvre nos yeux pour percevoir ces éléments-là.

      Les lecteurs de Luc ont sans doute compris cela, mais ici, il n’y a effectivement aucune comparaison possible avec la prophétie historique de la chute de Jérusalem. Ils ont vécu des choses terribles, et le retour du Fils de l’homme sera encore plus extraordinaire.

      Deuxième avertissement: “Prenez garde à vous-mêmes” — le cœur en danger

      Mais justement, parce que l’on ne doit pas calculer les choses, Jésus-Christ, de nouveau, nous dit de prendre garde: "Prenez garde à vous-mêmes", verset 34. Il va se concentrer encore une fois sur notre attitude dans le présent.

      Grâce commune et bonnes choses: profiter sans tomber dans l’excès

      Ici, Jésus modifie encore un petit peu son discours, et va nous mettre en garde sur certaines choses: sur les excès du manger et du boire, et sur les soucis de la vie. Mais il est important aussi de considérer cela: Dieu nous donne, à travers sa grâce commune, le bénéfice de pouvoir profiter de sa création. C’est quelque chose qui reste depuis le jardin d’Éden, dans le mandat que Dieu a confié à l’humanité.

      On est encore au bénéfice de cette création, et même si cette création est corrompue par le péché, Dieu nous donne l’occasion — même de nombreuses occasions — de pouvoir nous réjouir de cette création et de ce qu’il nous donne.

      Ici, il fait mention de ce que nous ingérons. Il nous dit à plusieurs reprises de nous réjouir de cela. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais le premier miracle de Jean, c’est pendant un mariage, et c’est pour faire la fête. On voit bien que Dieu, et que Jésus, n’est pas contre cela, et qu’il ne se dresse pas contre cela.

      Quand les dons deviennent des idoles: excès, soucis, dépendances

      Cependant, il nous demande de faire attention aux excès liés à cela. L’excès des choses mène toujours à l’indépendance. L’excès des choses mène toujours à l’idolâtrie, bien évidemment: dans ce que nous consommons, dans la manière dont nous vivons, dans la manière dont on utilise notre temps, notre argent et notre énergie.

      On sera tous redevables de cela devant Christ un jour: ce jour précis dont il est fait mention dans ce passage. Il faut se poser la question, et là Jésus-Christ nous dit: "Réfléchis un petit peu. Le retour de Christ va arriver, ça va être extraordinaire. Est-ce que tu es prêt pour ce jour-là?"

      Mais parmi ces éléments qui constituent notre vie, est-ce qu’il y a une nourriture ou une boisson particulière? Mais pas seulement: ça peut être aussi un loisir, un sport, un passe-temps. Il est intéressant, cette expression "passe-temps", comme si notre vie n’était pas importante et qu’il fallait bien occuper les espaces vides pour pouvoir passer notre temps sur cette terre, jusqu’à ce qu’il revienne.

      La vigilance communautaire: s’exhorter pour grandir en sainteté

      Jésus ne nous dit pas que ces choses sont mauvaises. Il dit qu’elles sont extrêmement mauvaises lorsqu’elles sont excessives. Et parfois, il faut être vigilant et à l’écoute lorsque les choses peuvent devenir des excès pour nous, et je vous assure: généralement, on est très mauvais pour jauger, pour nous-mêmes, si c’est excessif ou pas.

      Par contre, nous avons des gens autour de nous. Même si ça ne fait pas très plaisir à entendre, ça peut être de notre responsabilité de veiller sur nos frères et sœurs. En réalité, en tant que chrétiens, c’est notre responsabilité de veiller à la sainteté et à la sanctification des gens, parce que c’est leur faire preuve et manifester l’amour que l’on a pour eux.

      Dans un article de la Gospel Coalition — je ne sais plus lequel — un des pasteurs disait que 95 % de la discipline d’Église passait par son épouse. Je trouve ça très pertinent. Non pas que l’épouse soit la seule qui puisse voir nos problématiques, mais notre entourage est une source, effectivement, de discipline, qui peut nous faire voir notre péché, pour que nous nous en repentions et nous en détournions.

      Soyons vigilants, car ce sont des choses qui appesantissent notre cœur, qui ramollissent notre cœur, et qui peuvent détourner nos désirs et nos envies, et qui peuvent être en opposition vis-à-vis de notre vie de disciple.

      Il y a tellement de témoignages de personnes qui sont devenues esclaves de leur hobby, de leur passe-temps, de leur travail, de leur carrière; de certains rapports à des produits ou à de l’argent, etc. Et c’est là où Jésus-Christ nous met en garde. Pourquoi il nous met en garde? Parce que ce n’est pas facile de le voir, et parce qu’il y a des choses qui ont aussi été créées pour notre bien.

      Dieu nous demande de travailler et d’être responsables dans la manière de subvenir aux besoins de notre famille, ou de nous-mêmes. Sauf que ce travail peut se transformer en orgueil: par rapport à notre carrière, par rapport à la reconnaissance des autres, par rapport au pouvoir, etc.

      Ça peut être quantité d’autres choses.

      • Nos enfants: ce sont des choses légitimes. Mais combien il y a de parents qui nourrissent tellement de choses au travers de leur enfant, et qui vont essayer de nourrir aussi leur orgueil, leur manque d’amour, leur besoin de reconnaissance, au travers de leurs études, de leur carrière, de leur mariage, etc.

      • Ça peut être aussi nos relations, nos relations sociales: ce sont de bonnes choses. On en a besoin, c’est indispensable pour nous. On l’a vu au travers de ces dernières années: combien ça a été difficile d’être privé de communion fraternelle, ou de pouvoir voir des gens en réel.

        Sauf que ces relations sociales peuvent aussi nous jouer des tours: dans la manière dont on peut craindre le regard des autres, dans la manière dont on peut chercher la reconnaissance des autres.

      • Ça peut aussi se transformer dans certains éléments culturels ou traditionnels: dans la recherche d’un conjoint — parce que "être célibataire, franchement, ça craint" — ou alors dans la sexualité — parce que "la sexualité, c’est vraiment trop important pour moi, c’est indispensable, je ne peux pas m’en passer", etc.

      Se préparer au Jour: prier, veiller, vivre tourné vers l’éternité

      Jésus-Christ nous met en garde sur la manière dont on dépense notre vie. Il en existe d’innombrables, mais Jésus-Christ nous dit: "Faites attention à votre cœur."

      Il n’y a aucune exception, ni dans cette salle, ni dans le monde. Il nous dit de prendre garde à nous-mêmes, parce que c’est de notre responsabilité individuelle. Il n’y aura personne à côté de nous devant Jésus-Christ: on sera tout seuls, et on devra rendre des comptes sur la manière dont on va justifier les éléments de notre vie.

      On ne pourra reprocher notre attitude ni au contexte, ni à l’influence des autres, ni à rien d’autre qui serait extérieur à nous.

      Mais Jésus nous enseigne aussi que cette reconnaissance de notre impuissance à pouvoir nous dégager de notre péché, et cette repentance de notre orgueil, tout cela va nous permettre de persévérer. Et c’est ce qu’il nous dit: alors nous paraîtrons debout devant le Fils de l’homme.

      On ne pourra pas dire devant Jésus-Christ que nos vies ont été exemptes de péché. Mais on pourra redresser la tête, verset 28, et on pourra savourer et profiter de notre délivrance finale, et paraître debout devant lui, au verset 36.

      Parce que nous aurons cette conscience libre et cette intégrité de nous dire: "J’ai vécu avec cette intention de consacrer et de vouer ma vie à Jésus-Christ."

      Est-ce que vous pensez ça pendant cette prédication, et après avoir lu ce texte? Non, sans doute pas: on est tous d’accord par rapport à ça. Maintenant, même d’ici une demi-heure, lorsqu’on commencera à discuter avec nos amis et à échanger; d’ici une heure ou deux, lorsqu’on commencera à faire chauffer le barbecue pour pouvoir se réjouir ensemble; d’ici une journée, lorsque le travail aura repris et qu’on sera de nouveau dans notre quotidien; dans quelques semaines, lorsqu’on pourra peut-être profiter de quelques semaines de vacances: est-ce que nous penserons encore au retour de Christ? Est-ce que nous penserons encore à la manière dont Jésus-Christ nous met en garde, et aux préparatifs qui doivent pointer vers l’éternité?

      Conclusion: vivre chaque jour dans la perspective du retour de Christ

      Nos préparatifs, dans cette vie sur terre, ne doivent pas attendre. Notre cœur doit être prêt et en garde pour le retour de Jésus-Christ. Il pourrait revenir à cet instant. Dieu nous demandera des comptes sur cette vie sur terre, notamment parce qu’il nous donne tout ce dont on a besoin pour nous redresser et être debout devant lui.

      Qu’en Église et en communauté, nous puissions faire vivre cette perspective vers l’éternité, par la méditation de la parole, par nos prières, et par cette dépendance vis-à-vis de notre Père céleste. Et un regard biblique, encore une fois, sur la manière dont nous dépensons notre vie, notre temps et notre énergie.