Prédications TPSG

Qu'est-ce qui détermine notre identité devant Dieu? (Colossiens 1.24-2.23)

Union à ChristÉpîtresPrédication

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Publié le

29 mai 2024

La plupart des blogueurs TPSG sont également pasteurs. Aujourd’hui, tu peux toi aussi bénéficier de leurs enseignements grâce à notre podcast Prédications TPSG. Ces prédications, qui se veulent résolument textuelles et christocentriques, te feront redécouvrir le sens profond des Écritures et nourriront ta foi en Christ.


Transcription de la prédication

Cette transcription a été générée automatiquement, n’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou incohérence qui auraient pu nous échapper.

La semaine dernière, nous étions dans le premier chapitre de la lettre aux Colossiens. Vous vous souvenez probablement que je vous expliquais que cette Église était dans un contexte où il y avait, autour d'elle, une spiritualité dans cette ville où il y avait à boire et à manger. Ces chrétiens étaient finalement face à un buffet spirituel où on leur proposait tout et n'importe quoi. Et ces choses qui leur étaient présentées, même si elles étaient peut-être attrayantes, étaient dangereuses pour eux. Donc, l'apôtre Paul leur écrit pour leur rappeler de se concentrer sur la personne et l'œuvre de Jésus, et pourquoi se confier en Jésus en toute chose. Eh bien, l'apôtre Paul leur a répondu en leur rappelant la suprématie de Jésus-Christ sur toute chose. Jésus est supérieur à toute chose.

Pourquoi se confier en Jésus? Eh bien, parce que Jésus est la cause suprême, la source suprême et le but suprême de tout, absolument tout. Il est le créateur et il est le rédempteur. Donc, Paul a tiré deux applications de cela: se rappeler qui est Jésus et méditer sur la personne de Jésus, sur sa supériorité sur toute chose, et surtout de ne pas se détourner de ce Jésus-Christ. L'Église, qui était une Église qui avait beaucoup progressé, devait rester focalisée sur Jésus-Christ.

Paul va continuer, après avoir parlé de la personne de Jésus-Christ, dans le chapitre II et la fin du chapitre I, et au début du chapitre II, à développer maintenant à quel point l'œuvre de Jésus-Christ est suffisante.

Pour nous aider à entrer dans ce texte, je vous pose une question, une question simple finalement, mais difficile à répondre. Cette question est la suivante:

Pourquoi est-ce que je fais ce que je fais? Vous me suivez? Pourquoi est-ce que je fais ce que je fais? Paul, en posant cette question-là en creux, vous allez le voir, va vouloir mettre en évidence ce qui sous-tend le problème et les tentations qu'avaient les Colossiens de se détourner. Qu'est-ce qui détermine notre façon de vivre, de penser et d'agir?

Finalement, pourquoi est-ce que nous agissons comme nous agissons? La réponse est la suivante: nous agissons selon des principes élémentaires auxquels nous croyons. Que sont ces principes élémentaires? Eh bien, je vais vous l'expliquer très rapidement. Ce que sont ces principes élémentaires, ce sont les choses qui sous-tendent notre façon de voir le monde. Ces principes élémentaires sont pour nous comme des lunettes à travers lesquelles nous voyons le monde. Je vais revenir dessus dans quelques instants, mais je vous invite maintenant à prendre votre Bible avec le texte des Colossiens, la fin du chapitre I, à partir du verset 24. Ce sont les petits numéros dans le texte, au chapitre I, verset 24. Nous irons aussi tout le chapitre 2. Si vous n'avez pas de Bible, dans la description en dessous de la vidéo, vous avez un lien où vous pouvez consulter une Bible en direct et donc la suivre en ligne, enfin sur votre écran tout simplement.

Alors, avant de lire le texte, je vais vous montrer avec un code couleur que j'ai mis pour nous aider un petit peu à mieux comprendre ce qui se joue dans ce texte. J'espère que ça va marcher, hop. Vous avez ici le texte que nous allons voir. En bleu, ici, l'apôtre Paul parle de lui et de son combat pour les Colossiens entre autres. Et puis en rouge, il va parler de ce que les gens qui sont autour d'eux, qui vont piocher à ce buffet de toutes les spiritualités, veulent imposer dans l'Église. Ensuite, il va faire une aparté pour répondre ici à ce que fait Jésus pour eux, ce que Jésus a fait pour eux. Et ici, il va répondre encore une fois à ces attaques qui sont faites aux Colossiens.

Donc voilà ce que nous allons pouvoir voir ensemble, et je vous invite maintenant à suivre le texte avec moi. Voici ce que Paul dit donc à la fin du chapitre 1, au verset 24:

24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous et je supplée dans ma chair à ce qui manque aux peines infligées à Christ pour son corps, c’est-à-dire l’Église.

Ce qu’a fait Jésus pour nous

Paul s'inscrit dans la continuité de ce qu’a fait Jésus pour l’Église, lui dans son service, non pas dans le sacrifice à offrir pour elle, mais dans son service pour elle.

25 C’est de l’Église que je suis devenu le serviteur, conformément à la charge que Dieu m’a confiée, pour vous annoncer pleinement la parole de Dieu, 26 le mystère caché de tout temps et à toutes les générations mais révélé maintenant à ses saints.

Ce mystère de Dieu, qui était caché, a été dévoilé progressivement. Imaginez une image Polaroïd où on ne voit pas au début, mais petit à petit, l’image apparaît. Voilà ce que Dieu a révélé petit à petit, c’est le message de l’Évangile, donc la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ. Paul dit:

27 En effet, Dieu a voulu leur faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les non-Juifs, c’est-à-dire Christ en vous, l’espérance de la gloire. 28 C’est lui que nous annonçons en avertissant et en instruisant toute personne, en toute sagesse, afin de présenter à Dieu toute personne devenue adulte en Jésus-Christ. 29 C’est à cela que je travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi.


2. 1 Je veux en effet que vous sachiez à quel point il est grand le combat que je soutiens pour vous, pour ceux qui sont à Laodicée et pour ceux qui n’ont jamais vu mon visage. 2 Je combats ainsi afin que, unis dans l’amour, ils soient encouragés dans leur cœur et qu’ils soient enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, aussi bien du Père que de Christ.

“C'est en lui que sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.” Cette phrase est très importante: Paul dit que c'est en Jésus-Christ que sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance spirituelle. Tout ce que Dieu veut nous donner est caché et révélé en Jésus-Christ.

Je dis cela — et donc là, Paul, maintenant, je passe dans le rouge — va dire par rapport à ce qui se passe, c’est le danger pour ces Colossiens, ces chrétiens. Il leur dit:

4 Je dis cela afin que personne ne vous trompe par un discours séduisant. 5 En effet, même si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit et je vois avec joie le bon ordre qui règne parmi vous et la fermeté de votre foi en Christ.

Il les encourage, mais ils sont en danger quand même.

6 Ainsi donc, tout comme vous avez accueilli le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, 7 soyez enracinés et fondés en lui, affermis dans la foi telle qu’elle vous a été enseignée, et soyez-en riches en exprimant votre reconnaissance à Dieu. 8 Faites attention que personne ne vous prenne au piège par la philosophie, par des tromperies sans fondement qui s’appuient sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires qui régissent le monde et non sur Christ.

Donc là, Paul, maintenant, va leur parler de l’espérance qui est pour eux:

9 En effet, c’est en lui, encore une fois, c’est en Jésus-Christ qu’habite corporellement toute la plénitude de la divinité. 10 Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. 11 C’est en lui aussi que vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main d’homme, mais de la circoncision de Christ, qui consiste à vous dépouiller du corps de votre nature pécheresse.

J’expliquerai tout à l’heure cette image de circoncision.

12 Vous avez en effet été ensevelis avec lui par le baptême, et vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui par la foi en la puissance de Dieu qui l’a ressuscité.

Là, on a le cœur de ce que Paul veut communiquer:

13 Vous étiez morts en raison de vos fautes et de l'incirconcision de votre cœur. Il vous a rendus la vie avec lui. Il nous a pardonné toutes nos fautes 14 Il a effacé l’acte rédigé contre nous, qui nous condamnait par ses prescriptions, et il l’a annulé en le clouant à la croix. 15 Il a ainsi dépouillé les dominations et les autorités, et les a donnés publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix. Que personne donc ne vous juge au sujet du manger et du boire.

Là, on revient à ce que certaines personnes voulaient imposer dans l'Église, donc on repasse dans le rouge.

16 Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou à propos d’une fête, d’un nouveau mois ou d’un sabbat. 17 Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir, mais la réalité est en Christ. 18 Que personne, par son goût d’une fausse humilité ou du culte des anges, ne vous prive de la victoire. Plongé dans ses visions, un tel homme est sans raison enflé d’orgueil sous l’effet de ses pensées tout humaines. 19 Il ne s’attache pas à celui qui est la tête, sous-entendu Jésus-Christ. C’est pourtant de lui que tout le corps, bien nourri et solidement assemblé par ses articulations et ses liens, tire la croissance que Dieu donne.


20 Si vous êtes morts avec Christ aux principes élémentaires qui régissent le monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous soumettez-vous à toutes ces règles: 21 "Ne prends pas! Ne goûte pas! Ne touche pas!" 22 Elles ne concernent que des choses destinées à disparaître dès qu’on en fait usage. Il s’agit bien là de commandements et d’enseignements humains. 23 Ils ont en vérité une apparence de sagesse, car ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité et le mépris du corps, mais ils sont sans aucune valeur et ne servent qu’à la satisfaction personnelle.

Voici donc pour la lecture du texte. Paul dit que les chrétiens de Colosses sont en danger parce qu’il y a des personnes qui viennent avec des principes élémentaires — l'expression revient — et à cause de ces principes élémentaires, ils veulent leur imposer toutes sortes de pratiques différentes. Alors, quels étaient ces principes élémentaires? Eh bien, c’étaient des systèmes de croyances, des présupposés au travers desquels ces personnes regardaient le monde et notamment la relation à Dieu. Différents, comme je vous disais, ces principes élémentaires, ce sont les lunettes avec lesquelles nous regardons le monde.

Ces principes élémentaires, nous en avons tous. Nous regardons tous le monde à travers des lunettes qui nous sont propres, et c’est ainsi que nous l'interprétons. Ces principes élémentaires, ou présupposés, sont des croyances sous-jacentes que nous avons, et ces lunettes sont rarement conscientes ou réfléchies. Nous oublions souvent que nous voyons le monde à travers elles, et, d’une manière inconsciente ou consciente, ces principes vont définir notre vision du monde et orienter notre façon de vivre. Les conséquences sont tout à fait pratiques.

Pour illustrer cela, je vais vous montrer un exemple. Regardez ceci: ça brille un petit peu, mais c'est une boîte de lardons. Selon vos présupposés et votre vision du monde, vous allez les voir différemment. Pour certains d'entre vous, vous direz: “Miam, c'est bon.” Pour d'autres, vous direz: “C'est quelque chose d'impur, quelque chose que je ne dois pas toucher et qui est mauvais.” Quelle est la différence? Eh bien, ce sont les présupposés que l'on va avoir par rapport à cela.

On pourrait prendre un autre exemple. Prenons l'exemple de ce qui nous arrive en ce moment, la situation de la pandémie. Si nous sommes dans un monde avec comme présupposés des principes élémentaires pour interpréter ce qui se passe dans un monde où Dieu n'existe pas, eh bien, nous sommes simplement face au fruit du hasard, et c'est un aléa. Et puis finalement, voilà, c'est tout. Après, les conclusions à en tirer et comment interpréter ça? Eh bien, finalement, on n’a pas trop de grille d'interprétation.

Sinon, si on a l'idée que nous sommes dans un monde avec un Dieu qui existe, mais que Dieu a abandonné ce monde, eh bien, nous pourrons interpréter cela comme étant une malédiction ou un simple rejet, un abandon de Dieu. Mais si nous voyons le monde, par exemple, avec les lunettes de la Bible comme présupposés et de l'évangile, et que nous savons que nous sommes dans un monde dans lequel Dieu lui-même est venu en Jésus-Christ pour nous révéler qui il est, nous expliquer ce qui ne va pas dans notre monde et nous réconcilier avec lui, eh bien, nous comprendrons différemment ce qui se passe et saisirons l'opportunité de réaliser à quel point nous sommes dans un monde qui a besoin d'être réconcilié avec Jésus-Christ. Voilà un exemple qui va nous aider à comprendre comment nous vivons.

Finalement, ces personnes-là, comme les Colossiens, étaient comme nous tous dans une forme de compétition entre des principes élémentaires qui vont façonner leur vision du monde.

D'où viennent ces principes élémentaires? D'où est-ce qu'ils viennent? Qu'est-ce qui les fonde? Eh bien, Paul explique ici qu'ils ont deux origines: ces principes élémentaires vont venir soit de Dieu et de sa parole, soit du monde. Et c'est ce que Paul tente de faire comprendre à ses amis de Colosses, en leur disant qu'ils ont des principes qui viennent du monde, des philosophies, des systèmes de pensée qui n'ont rien à voir avec la vision biblique du monde. Cette vision risque de les égarer loin de Dieu et c'est très pernicieux.

Cela nous interroge tous et nous pose cette question: sur quoi se fonde notre vision du monde? Sur quels présupposés? Nous en avons tous. Sur quels présupposés se fondent-ils? Sur ce que nous pensons et définissons nous-mêmes? Est-ce que ce que moi je pense du monde correspond à la réalité ou est-ce que c'est aux créateurs de me dire comment interpréter ce qui se passe et comment me définir moi-même aussi devant lui? Puisque c'est cela, au fond, qui est très important pour eux aujourd'hui.

Nous allons voir comment Paul va les confronter. Voici ce que Paul, pour résumer sa pensée, veut qu'ils retiennent: nous devons nous identifier à l'œuvre de Jésus pour nous. Voici à quoi nous devons nous identifier dans ce monde, nous définir selon elle et vivre par elle. Nous devons nous identifier à l'œuvre de Jésus pour nous. Non seulement, nous avons vu dimanche dernier Jésus-Christ, mais ce dimanche-ci, nous devons nous identifier à son œuvre. Nous devons nous définir selon elle et vivre par elle. Voici pourquoi nous pouvons nous confier en Jésus en toute chose.

Nous allons voir ensemble comment Paul va travailler avec eux dans ce texte, comment il travaille avec eux pour déceler les fausses vérités, ces principes élémentaires pernicieux auxquels ils croient, et en même temps, leur rappeler l'œuvre de l'évangile, l'œuvre de Jésus-Christ. Voilà les deux choses qu'il doit faire: démontrer les fausses vérités et rappeler l'évangile.

Les fausses vérités auxquelles ils étaient confrontés sont au nombre de deux. La première est que l'homme a la solution en lui-même pour régler son problème. La deuxième est que le problème du mal n'est pas si grave que cela.

Les principes du monde auxquels les personnes étaient confrontées, en quoi consistent-ils exactement? Dans ce texte, Paul les énumère. Il y a plein de choses qui s'entremêlent: un arrière-plan juif de l'Ancien Testament, un arrière-plan du monde gréco-romain. On avait un espèce de méli-mélo, un buffet où l'on mélangeait un peu de tout pour servir une sorte de soupe spirituelle.

Certaines personnes, dit Paul, ont des discours séduisants, des discours qui ont une certaine puissance de persuasion et qui attirent quelque chose en nous, qui nous séduisent. Ce ne sont pas des discours rebutants, mais des discours flatteurs qui mettent en avant non pas des choses qui plaisent à Dieu, mais des choses qui nous plaisent à nous. Ils parlent de philosophies qui s'appuient sur des traditions humaines et de visions soi-disant spirituelles.

Comme je vous disais dimanche dernier, certaines personnes prétendaient avoir des visions d'anges et rendaient un culte aux anges. Paul en parle ici. Ces personnes disaient qu'il n'y avait pas seulement Jésus-Christ, mais aussi les anges et d'autres figures. Finalement, ils mettaient Jésus en concurrence, ce qui est pourquoi Paul rappelle la suprématie de Christ sur toute chose.

Ces personnes poussaient les autres à croire que, pour plaire à Dieu et grandir spirituellement, il fallait s'imposer des restrictions: jeûner, ne pas boire certaines choses, peut-être même se faire circoncire comme les Juifs de l'Ancien Testament. Pourtant, ces pratiques correspondaient à une période précise de l'histoire. Ils imposaient également différentes fêtes religieuses, s'appuyant sur diverses traditions, en disant que pour être un bon chrétien, pour être meilleur que les autres, il fallait suivre toutes ces rigueurs.

Cette rigueur a un nom: l'ascétisme. L'ascétisme, c'est l'idée qu'il est mauvais de prendre du plaisir dans les choses matérielles ou à travers ses sens, et qu'il faut s'imposer une forme de rigueur pour être meilleur que les autres.

Finalement, on retrouve beaucoup de ces idées aujourd'hui dans les discours liés au développement personnel. On entend souvent: “Ne soyez pas comme les autres, mais levez-vous plutôt. Si vous voulez être une meilleure personne et la meilleure version de vous-même, abstenez-vous de manger telle ou telle chose, faites tant d'heures de sport, etc. Vous serez finalement meilleurs. Méditez de telle façon, etc.” L'ascétisme a toujours existé, y compris dans le christianisme. Il y a eu des mouvements, comme les moines dans les monastères, qui s'imposaient des contraintes extraordinaires non recommandées par les Écritures, pensant qu'en s'imposant ces choses, ils pourraient s'élever au-delà des limites du corps pour être plus proches de Dieu. Ils croyaient que le corps était mauvais et que toutes les mauvaises tentations venaient de notre nature physique.

Or, dans la Bible, le corps est créé par Dieu. Il est bon. Certes, il est déréglé par le péché, et nos émotions peuvent être des instruments pour faire le mal, mais fondamentalement, le corps que Dieu a créé est bon. La preuve en est que dans la vie éternelle, nous ressusciterons avec un corps glorifié. Le corps est une création de Dieu. Ces gens pensaient que si je me prive, si je me force à telle ou telle pratique contraignante, alors je pourrais m'élever spirituellement. C'est quelque chose qu'on retrouve dans diverses traditions religieuses, comme le bouddhisme.

Le problème, c'est que tout cela ressemble à de la spiritualité authentique, mais ce n'en est pas. C'est du "Canada Dry" spirituel. Vous vous souvenez peut-être de la publicité pour le Canada Dry: ça avait la couleur de la bière, le goût de la bière, l'odeur de la bière, la mousse de la bière, mais ce n'était pas de la bière. C'est la même chose ici: ça ressemble à quelque chose de spirituel, mais ça ne l'est pas. Paul parle d'une apparence de sagesse, mais qui est superficielle. Ces pratiques étaient fondées sur la pensée de l'homme, comme si l'homme pouvait par lui-même et ses pratiques se transformer. C'est le principe élémentaire derrière cela: la solution est en l'homme et dans ce que l'homme peut faire pour se transformer.

Mais l'homme ne peut pas se transformer lui-même. Sa nature ne change pas. La nature humaine ne change pas. On peut changer des choses en apparence, dans nos interactions sociales, mais le problème fondamental de l'homme ne change pas.

Quel était le but de ces pratiques, de ces principes élémentaires imposés aux gens? Eh bien, c'était ce qui les élevait à Dieu, ce qui les définissait par ce qu'ils étaient capables de faire par rapport aux autres. Cela induisait chez certaines personnes l'idée qu'elles n'étaient pas capables de suivre le rythme spirituel imposé par d'autres, de ne pas être capables d'observer telle ou telle pratique religieuse. Elles se disaient: “Moi, je ne pourrai jamais plaire à Dieu. Dieu ne s'intéressera jamais à moi si je ne suis pas capable de faire toutes ces choses-là.” Paul le dit clairement: ces hommes utilisaient ces pratiques sans les connaître. Paul pouvait lire dans leur cœur. Ils étaient là pour satisfaire les désirs de la chair, de la nature humaine, et ils se faisaient passer pour des hommes humbles alors qu'en fait, ils étaient orgueilleux.

Le problème, c'est que cela imposait à l'Église des restrictions et des choses que Dieu ne demandait pas. Cela risquait de les détourner de la volonté de Dieu, qui se révélait dans le cadeau de Jésus-Christ. C'est pourquoi Paul leur écrit, pour qu'ils restent fidèles et se rappellent qu'ils ont absolument tout dans l'Évangile.

L'autre problème, c'était que cela donnait comme message que le problème du mal n'était pas si grave, qu'il pouvait être réglé simplement par des jeûnes ou quelques pratiques d'observation de jours de fêtes, etc. Si Dieu pouvait être apaisé de sa colère face au mal, c'est que le mal n'était pas si grave que ça, ou pire, que Dieu se compromettait avec le mal en décidant de ne pas le régler. Ce n'était pas possible.

Donc, le problème était que ces personnes-là faisaient croire aux membres de l'Église de Colosse qu'ils construisaient une spiritualité solide, alors qu'en fait, c'était une spiritualité qui ressemblait à un château de cartes. Paul leur dit que l'homme n'a pas la solution, qu'il ne faut pas croire cela, et que le problème du mal est extrêmement grave. Alors, Paul va leur rappeler ce que Jésus a fait pour eux, rappeler l'œuvre de la croix, ce qu'ils ont reçu en Jésus-Christ. Il va d'abord leur rappeler qui ils étaient avant, leur rappeler leur histoire, leur raconter la même vieille histoire, rien de nouveau pour eux à découvrir, mais leur rappeler à leur souvenir qui ils étaient et ce que Jésus-Christ a fait pour eux. Il leur dit: “Vous étiez morts.”

Au verset 13, un peu avant, plutôt au chapitre 1, verset 21, il leur dit: “Vous étiez étrangers et ennemis de Dieu.” Et là, au verset 13, il dit: “Vous étiez morts devant Dieu.”

Le problème du mal que nous portons en nous est bien plus grave, sérieux, et profond que ce que ces personnes dans l'Église voulaient dire aux chrétiens. Le problème est bien plus fondamental pour Paul. Il le rappelle. Il dit que ce que nous faisons, le mal, est ce contre quoi Dieu est en guerre. Dieu ne le tolère pas. Nous étions les ennemis de Dieu, eux n'étaient pas en paix avec lui, pas du tout. Il leur dit également qu'ils étaient étrangers, c'est-à-dire qu'à cause du mal que nous faisions, nous n'étions pas en relation avec Dieu, mais rejetés, exclus de la communion avec lui, loin de lui. Dieu ne voulait pas être en communion avec nous à cause du mal. Et là, il leur dit: “Vous étiez morts.” C'est le rappel chez Paul et on le retrouve dans plusieurs de ses lettres du Nouveau Testament: la condamnation. Nous étions morts à cause de nos fautes, c'est-à-dire spirituellement morts, pas connectés à Dieu, détachés de lui. Et c'est pourquoi nous cherchons par-ci par-là, nous courons comme des poulets sans tête. Nous sommes déconnectés de lui. Et Paul rappelle que la mort physique n'est qu'un rappel de la réalité de la mort spirituelle. Nous mourrons tous un jour parce que nous sommes déconnectés de Dieu, parce que nous sommes déjà morts à l'intérieur, spirituellement.

L'état de l'homme est tragique. Voilà ce que Paul veut leur rappeler: rappelez-vous d'où vous venez, rappelez-vous qui vous étiez devant Dieu. Vous étiez étrangers, ennemis de Dieu, dans votre nature. La sphère du jeûne ne change rien à ça. Le jeûne, pour un mort, c'est déjà mort. Ils jeûnent déjà. Christ est déjà mort pour eux. Ils sont déjà étrangers. Et il va les réconcilier avec Dieu. Et c'est donc ce que fait Jésus pour les Colossiens. Paul leur rappelle dans le texte que nous avons vu dans la partie précédente, ici dans cette portion de l'écriture, dans les versets 9 à 15. Paul leur rappelle trois choses qu'a faites Jésus pour vous, chers amis de Colosse.

1. Il nous a purifiés: Jésus nous a débarrassé de notre nature pécheresse.

Jésus pour nous, eh bien, il nous a purifiés. Jésus nous a débarrassés de notre nature pécheresse. Et pour faire comprendre cela aux Colossiens, il utilise deux images qu'ils connaissent très bien, deux métaphores. La première, c'est celle de la circoncision. La circoncision était une pratique courante dans l'Antiquité. C'était un symbole déjà de purification et d'hygiène. Dieu l'a donnée comme symbole pour son peuple, réservé pour lui, consacré pour le servir. Ce peuple était appelé à vivre dans la pureté.

Voilà, c'était le rappel là, et c'est pour cela que tous les Juifs se faisaient circoncire. Paul utilise cette image car il y a forcément des chrétiens d'arrière-plan juif dans cette danse, dans cette Église à Colosse. Il utilise cette image pour leur dire: “Vous, chrétiens maintenant, vous n'avez pas été circoncis d'une main d'homme, c'est-à-dire par la tradition juive de l'Ancien Testament. Non, vous avez été circoncis par Jésus-Christ.” Il leur dit:

Vous avez été circoncis, pas d'une main d'homme, mais par la circoncision de Christ.

Que veut-il dire par là? Eh bien, il leur dit que ce n'est pas un homme, mais Dieu lui-même qui les a débarrassés de leurs péchés, qui les a lavés de leur faute, de leur culpabilité devant lui, de l'impureté qui était en eux, de ce mal qu'il y avait là. Dieu les a littéralement sectionnés et l'a jeté loin. Voici la première chose qu'il dit.

2. Il nous a unis à Christ, dans sa mort et dans sa résurrection

Puis Paul leur rappelle une deuxième chose: il leur dit qu'ils ont été unis à lui dans sa mort et sa résurrection. Ils ont été unis à Jésus dans sa mort et sa résurrection. Et là, il utilise une autre métaphore qu'ils connaissent encore mieux, c'est celle du baptême. Le baptême raconte une histoire, qui est le symbole de la réalité de la foi du chrétien, qui, lorsqu'il s'est tourné vers Jésus-Christ, quand il s'est converti à Christ, quand il a été sauvé par Jésus-Christ, eh bien, il a été uni à lui dans sa mort et sa résurrection. Le baptême raconte ce qu'il s'est passé avant, c'est le symbole qui raconte ce qui s'est passé avant de la réhabilitation spirituelle qui s'est produite à la conversion. C'est qu'ils ont été unis dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ. C'était le moyen d'accorder cette purification, d'être attaché, uni à Jésus-Christ dans sa mort et dans sa résurrection. Cette association à lui, cette union, est symbolisée donc par le baptême. Et Dieu nous purifie de notre péché en nous faisant la grâce, en nous associant à la mort et à la résurrection, en nous faisant passer en Jésus-Christ de la mort à la vie. Et tout ce que fait Jésus pour nous nous est imputé, mis à notre compte. Et le mal que nous avons fait a été imputé à Jésus. En leur rappelant cette image, il leur dit: “Vous, les Colossiens, vous qui avez cru, la pureté de Christ est devenue la vôtre, l'obéissance de Christ a été mise à votre crédit, la condamnation de Jésus est devenue la vôtre sur la croix. Vous avez été condamnés, mais pas vous, mais lui. Et en lui, il a subi à votre place la condamnation. Et la mort de Christ est venue pour vous. Vous êtes ressuscités avec lui. Vous avez reçu une vie nouvelle. Vous êtes pardonnés. Vous êtes unis à Jésus-Christ. Et vous avez l'assurance que parce que Jésus-Christ vit.” Vous avez l'espérance de la gloire dont il a parlé à la fin du chapitre 1." Nous avons l'espérance de la vie éternelle. Tout ce que Christ a fait pour nous, leur rappelle Paul, est totalement suffisant. Il n'y a rien à ajouter. Tout ce que fait Jésus pour nous sauver est parfait, et il est le seul qui puisse accomplir un sacrifice, offrir quelque chose qui réponde et qui puisse couvrir l'ampleur, la profondeur, la laideur du mal qui est en nous. Son sang versé à la croix nous a tout pardonné. Sa mort a enterré avec elle notre ancienne nature, et sa résurrection nous donne une vie nouvelle. Et nous n'avons qu'à croire en lui, à lui faire confiance, à nous placer sous son autorité pour être sauvés.

3. Il a pardonné toutes nos fautes

La troisième chose que Paul leur redit, c'est qu'ils ont reçu le pardon de Jésus-Christ. Et qu'est-ce que le pardon? Eh bien, littéralement, c'est les comptes qui sont mis à zéro. Ils ont été acquittés, leur dette a été totalement effacée, leur culpabilité pour leur faute a été effacée par ce que Jésus a payé pour cette culpabilité. Et comment Dieu a-t-il pu faire cela?

Comment a-t-il pu pardonner nos fautes?

Ce Dieu qui ne peut tolérer le mal, ce Dieu qui est en colère, comment a-t-il pu pardonner aux Colossiens? Comment peut-il pardonner aujourd'hui encore à toutes celles et ceux qui se tournent vers lui et reconnaissent leur besoin d'être pardonnés? Comment a-t-il pu me pardonner à moi? Comment puis-je avoir l'assurance que Dieu m'a réellement pardonné? Comment avoir cette assurance que Dieu ne regrettera pas? Eh bien, Paul va raconter ce qu'il s'est passé, et il va lever le voile sur comment Jésus a fait tout cela. Il va rappeler que Jésus a réalisé deux choses uniques et indispensables, qu'il était le seul à pouvoir faire quand il est allé sur la croix.

1. Il a réglé notre dette par l’œuvre de Jésus à la croix.

Voici ce qu'il leur rappelle: premièrement, c'est qu'il a réglé notre dette à la croix. Il a réglé notre dette par l'œuvre de Jésus-Christ à la croix. Et il verse 14, il a effacé l'acte rédigé contre nous, qui nous condamnait par ses prescriptions. Il l'a annulé en le clouant à la croix. Qu'est-ce que cette image d'un dossier qui a été cloué à la croix? C'est l'image d'un texte qui contient la loi de Dieu, qui nous condamne. Voici les commandements de Dieu qui nous appellent, rien de moins, qu'à une vie parfaite devant lui, car lui est parfait. Ils nous appellent à l'aimer lui de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre pensée, de toute notre force, et à aimer notre prochain comme nous-même. Voici comment Jésus résume lui-même toute la loi de Dieu: Aime Dieu à la perfection et aime à la perfection les autres. Est-ce que nous aimons Dieu à la perfection? Est-ce que nous aimons les autres à la perfection? Bien sûr que non. Et face à cette loi-là, eh bien, il y a dans ce dossier-là tout ce qui contient toutes nos transgressions, tout ce dossier qui est à charge, qui contient tout ce que nous avons pensé, dit, regardé, nos comportements, absolument tout. Dieu l'a vu, et Dieu l'a enregistré. Et c'est quelque chose qui sert dans un procès que Dieu fait contre nous, pour dire: “Voilà ton dossier, je sais tout de toi.” Et bien, Jésus l'a cloué sur la croix.

Quand Jésus était cloué par les Romains, qui lui perçaient les mains, eh bien, ils perçaient aussi et clouaient le dossier qui nous condamnait. Et c'est extraordinaire. Notre casier judiciaire a été cloué sur la croix. Et c'est-à-dire que Jésus a payé pour nos fautes. Il a été condamné à notre place, alors que lui, son casier judiciaire était vierge. Et c'est le troc de la croix, ce troc scandaleux, c'est que Christ a pris notre culpabilité, nos fautes, et nous donne sa perfection en échange. Il est donc parfaitement suffisant pour régler notre dette à la croix.

Et dans le tribunal de Dieu, la loi de Dieu est un témoin mortel contre nous: Aime Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, aime ton prochain comme toi-même. Obéis aux dix commandements, puis se présenter devant lui. Moi, j'ai toujours aimé à la perfection, tu as toujours été la première place dans ma vie. Et les autres aussi, je n'ai jamais pensé à moi en premier. Impossible. Et bien, Christ est mort pour ça.

Nous étions morts à cause de nos offenses, a dit Paul. Et bien, Christ est mort à cause de nos offenses lui-même à son tour.

2. Il a triomphé du pouvoir d’accusation de Satan.

Et puis, il va raconter, il va expliquer une autre réalité de ce que Jésus a fait à la croix. Eh bien, Jésus a triomphé des forces spirituelles à la croix. Jésus a triomphé des forces spirituelles à la croix. Paul dit que Jésus, à la croix, il a ainsi dépouillé, mis à nu, mis tout nu littéralement les dominations et les autorités spirituelles, les démons, Satan, etc., et les a donnés publiquement en spectacle, en triomphant d'eux par la croix. C'est une image qui est vraiment forte et honnête. Regardez ça, je ne sais pas ce que vous voyez. L'image est de très mauvaise qualité, mais c'est l'image du triomphe romain. C'est cette image-là que Paul utilise, lorsque qu'un général romain rentrait d'une bataille victorieuse, il rentrait avec un cortège dans la ville de Rome, où toute la foule était là, autour, à l'acclamer, à crier, à jeter des fleurs, etc. On a vu ça dans des films. Et ce cortège suivait, ce cortège où lui, il était là, tous les esclaves, tous les vaincus qui étaient enchaînés et traînés derrière le char du vainqueur lorsqu'il rentrait dans la ville. Et tout le monde le clamait. C'était la façon, à l'époque, où il n'y avait pas la télé, ils n'avaient pas de retransmission en live et tout ça. C'était la façon la plus spectaculaire de montrer une victoire éclatante.

Et alors que les gens pensaient que lorsqu'ils étaient présents face à la croix, ce qui était là c'était simplement un illuminé, un charpentier qui était devenu prédicateur et se faisait clouer par des Romains, Paul révèle l'envers du décor. Il révèle la réalité spirituelle de ce qui s'est produit à ce moment-là quand Christ est mort sur la croix. Il a dépouillé le pouvoir, l'autorité des forces démoniaques de Satan sur son peuple, qu'il voulait racheter en portant notre dette à la croix.

Dieu manifeste sa justice et nous sauve grâce à ce sacrifice de la crucifixion de Jésus-Christ. Ainsi, Satan est dépouillé de son pouvoir d'accusation, de son pouvoir de nous tenir loin de Dieu. Il ne peut plus nous tenir éloignés de Dieu, nous sommes en sécurité. Et c'est extraordinaire. Et je trouve moi terrible qu'il y ait beaucoup de chrétiens qui vivent encore aujourd'hui avec la peur des oppressions sataniques, la peur que des démons viennent et les possèdent. Mais ce texte me dit que ce n'est pas possible. Ils ont été dépouillés par l'œuvre de Jésus à la croix. Il les a livrés en spectacle. Et quand nous sommes en Christ, quand nous croyons en lui, que nous sommes sauvés, que nous donnons nos vies à Christ, Satan a été dépouillé de son pouvoir sur nous, de nous tenir emprisonnés et de nous dominer. Je vous invite à lire dans la lettre aux Éphésiens, le chapitre 2 de Paul aux Éphésiens, si vous voulez plus de développement là-dessus. Paul développe tout ça.

Et donc, pour toujours, nous sommes à l'abri. Récapitulons ce qu'a fait Jésus pour nous: trois choses. Il nous a purifiés de notre nature pécheresse, il nous a unis à Jésus dans sa mort et sa résurrection, nous unissant à lui pour l'éternité. Il nous a pardonnés de toute notre faute. Comment a-t-il fait ça? Eh bien, il a réglé notre dette par l'œuvre de la croix, et il a triomphé du pouvoir de l'accusation de Satan. Voilà ce que Paul leur rappelle, et il utilise cela pour leur rappeler des enseignements importants. Très importants pour eux. Et qu'ils sont aussi prompts, c'est que, au final, notre spiritualité peut reposer sur deux fondements: un fondement humain ou le fondement de Jésus-Christ. Et au fond, la spiritualité buffet qu'ils avaient, ce syncrétisme, qu'il y avait, reposait sur des principes élémentaires que vous avez présupposés, que je vous ai dit. C'était que le mal n'était pas si grave et qu'on peut trouver la solution en nous-mêmes, en cherchant dans le bien qui est au fond de nous ou dans le bien qui est dans ce monde. Mais tous les efforts que nous pouvons faire pour chercher à nous améliorer ne seront que des améliorations d'apparence, mais ne changeront pas notre problème spirituel qui est à l'intérieur de nous. Le ver est dans la pomme. On ne change pas notre nature. C'est comme si le comique 19 essayait de devenir un antibiotique. Non, il pourra peut-être muter, mais ça demeurera un virus. Ça ne sera jamais un antibiotique. Il ne peut pas changer. Et bien, la spiritualité du monde, eh bien, elle est celle-là. Et Paul rappelle à eux la spiritualité biblique, la spiritualité qu'ils ont reçue en Jésus-Christ.

Comment être connecté à Dieu?

Il le dit haut verset au chapitre un, chapitre 2, verset 10: vous avez tout pleinement en Jésus-Christ. Jésus est seul, l'Évangile seul. Il n'y a rien à rajouter, parce que si nous rajoutons, nous disons adieu. Tu n'es pas capable, je ne suis pas satisfait parce que tu fais, et moi je décide de faire à ma manière. Les enseignements pour nous sont importants. La spiritualité que nous pouvons créer nous-mêmes, que nous nous imposons à nous-mêmes, ou nous pensons même que notre relation à Dieu, par exemple, va être un rappel, me dire, mais pour plaire à Dieu d'abord, je dois faire ça, si j'ai fauté, si j'ai fait quelque chose de mal, pour me rapprocher de Dieu d'abord. Eh bien, je veux reprendre une lecture droite de la Bible, je veux reprendre une vie de prière, je peux reprendre telle et telle chose, et après, je m'approche, je me rapproche de Dieu. Je veux reprendre, je ne sais pas, un engagement à faire des choses, toutes ces choses que nous pensons nécessaires pour retourner vers Dieu.

Mais à chaque fois que nous pensons ainsi, nous disons en creux: “Ma solution est meilleure que la tienne”, et jusqu'à fait Jésus pour moi n'est pas suffisant pour que je puisse me rapprocher de toi. Alors que la Bible ne nous dit pas: “Pour te rapprocher de Dieu, fais ceci”, la Bible nous invite à une chose: à contempler la croix, à regarder à Jésus-Christ, à nous jeter au pied de la croix et à dire: “Ce que Jésus a fait à la croix est pleinement satisfaisant pour toi, alors je sais que c'est satisfaisant pour moi. Merci pour cette grâce.” Nous jeter au pied de la croix et vivre la vie qui découle de cette œuvre de Jésus-Christ, de cette union que nous avons en Jésus-Christ.

C'est donc en méditant sur l'œuvre de la croix que nous acquérons une juste vision de nous-mêmes et une vraie solution, une vraie espérance pour savoir comment vivre en étant proche de Dieu. La croix d'abord, et ensuite viendront les changements. Revenir à la croix, reprendre conscience à quel point nous sommes au bénéfice de ce qu'a fait Jésus, reconnaître que nous étions égarés sur un chemin qui n'était pas le bon, par une spiritualité que nous voulions construire nous-mêmes, des pratiques religieuses, et revenir à la croix.

Et même quand nous avons quelqu'un en face de nous qui est en recherche, quelqu'un qui est sous le poids de sa culpabilité, qui ne sait plus comment revenir à Dieu, de grâce, la seule chose que nous devons rappeler avant tout, c'est l'Évangile. C'est de rappeler la croix, de parler encore et toujours, d'inviter la personne à se jeter au pied de la croix, pas lui prescrire telles et telles choses d'abord. Non, d'abord revenir à Jésus-Christ, parce que la croix est pleinement satisfaisante.

Revenir à Jésus-Christ, la croix, et notre paire de lunettes, la croix, et la façon dont nous pouvons comprendre qui nous sommes et comment nous pouvons vivre dans ce monde.

La croix est notre paire de lunettes, la façon dont Dieu nous regarde ne dépend pas de nous ou de ce que nous faisons, mais de ce que Jésus-Christ a fait pour nous, et qui est pleinement suffisant.

Conclusion

Nous devons, je rappelle la vérité centrale que je disais tout à l'heure, nous devons nous identifier à l'œuvre de Jésus pour nous, nous définir selon elle et vivre en son aile.

Voici à quoi Dieu nous appelle. Je récapitule maintenant ce que nous avons vu ces 2 dimanche derniers: pourquoi se confier en Jésus-Christ? En toute chose, Jésus-Christ est la cause de tout ce qui existe. Il est le Créateur, il est la source suprême du salut et de la création. C'est lui qui maintient le monde dans ses mains, c'est lui qui nous a sauvés, et il est le but de tout. Dieu le Père fait tout avant tout pour Jésus-Christ, et nous vivons pour sa gloire. Nous sommes sauvés pour sa gloire, nous sommes sa couronne.

Alors, Paul tire des conclusions de cela. Il nous faut nous rappeler de qui est Jésus sans cesse, celui qui nous a sauvés. Il faut ne pas nous détourner de Jésus, seul Jésus, seul pour nous, mais construire notre vie sur lui. Et il faut nous identifier à son œuvre, rappeler encore et encore, toujours revenir à ce qu'il a fait pour nous, nous définir dans notre relation avec Dieu selon le fait qu'on est coupable ou innocent, juste ou injuste, pur ou impur. Non pas à ce que nous ressentons, mais à ce que Jésus a fait objectivement à la croix pour nous. Et c'est l'œuvre de la croix qui nous définit, qui nous sommes, et comprendre notre vie au travers d'elle, et vivre en conséquence.

Bien sûr, il y a une vie en conséquence, et ça, nous allons le voir la semaine prochaine. Et je vous invite déjà, si vous voulez, à lire la suite de la lettre aux Colossiens. Ça peut être une très bonne préparation, où Paul va dire comment s'approprier et vivre concrètement cette vérité-là. Mais toutes les choses, c'est ça qu'il faut retenir, que nous faisons ne cause pas notre réconciliation avec Dieu. Nous ne faisons pas des choses pour être sauvés, mais tout ce que nous faisons découle de ce que nous avons reçu en Jésus-Christ.