Prédications TPSG

      Jésus est trahi (Matthieu 26.47-56)

      ProvidenceSouffrances et la mort de ChristRoyaume de Dieu

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      Dans cette cinquième prédication de la série sur Matthieu 26 à 28, nous nous intéressons à l'arrestation de Jésus à Gethsémané en examinant les enjeux de la trahison de Judas, de la réaction de Pierre et de la fermeté de Jésus face à ses accusateurs. Ce récit souligne l'importance de placer notre confiance en la souveraineté de Dieu plutôt que dans les initiatives humaines, inclines à pécher.

      Introduction

      La trahison

      Lecture: Matthieu 26.47-56

      47 Comme il parlait encore, Judas l’un des douze arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d’épées et de bâtons, (envoyée) par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple. 48 Celui qui le livrait leur avait donné ce signe: Celui à qui je donnerai un baiser c’est lui ; saisissez–le. 49 Aussitôt, il s’approcha de Jésus, en disant: Salut, Rabbi ! Et il l’embrassa. 50 Jésus lui dit: Ami, ce que tu es venu faire, fais–le. Alors ces gens s’avancèrent, portèrent les mains sur Jésus et le saisirent. 51 Un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, tira son épée, frappa le serviteur du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille. 52 Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. 53 Penses–tu que je ne puisse pas invoquer mon Père qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? 54 Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ? 55 A ce moment, Jésus dit à la foule: Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J’étais tous les jours assis dans le temple, j’enseignais et vous ne vous êtes pas saisis de moi. 56 Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient accomplis. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et prirent la fuite. »

      Le baiser de la trahison

      47 Comme il parlait encore, Judas l’un des douze arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d’épées et de bâtons, (envoyée) par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple. 48 Celui qui le livrait leur avait donné ce signe: Celui à qui je donnerai un baiser c’est lui ; saisissez–le. 49 Aussitôt, il s’approcha de Jésus, en disant: Salut, Rabbi ! Et il l’embrassa. 50 Jésus lui dit: Ami, ce que tu es venu faire, fais–le. Alors ces gens s’avancèrent, portèrent les mains sur Jésus et le saisirent. »
      Matthieu 26:47-50

      Jésus « parlait encore »… Il vient de vivre l’ultime tentation, probablement la plus terrible de toute sa vie terrestre. Le jeudi soir il a célébré la Pâques avec ses disciples. Judas est parti vers la fin du repas et Jésus enseigne longuement ses disciples (quasiment la moitié de l'Évangile de Jean). Puis Jésus prie pour eux (Jean 17). Toute la troupe se retire dans ce jardin de Gethsémané.

      • Il est peut-être minuit, une heure du matin.

      • Jésus est confronté au choix de la croix, ou d’échapper à la croix. Le choix de subir la colère du Père, ou le choix de s’échapper de ce plan de salut. Il demande aux disciples de prier avec lui, notamment Pierre, Jacques et Jean.

      • Jésus est saisi d’une angoisse profonde devant cette épreuve. Elle est telle que son corps

        exsude du sang… Il prie cette prière admirable « pas ma volonté mais la tienne… ». Modèle du genre.

      • Dans ce moment de détresse, les disciples dorment ! Une longue marche, un gros repas,

        toute l’émotion de la veille…

        45 Puis il revint vers ses disciples et leur dit: Vous dormez maintenant, et vous vous reposez ! Voici que l’heure est proche, où le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs. 46 Levez–vous, allons ; celui qui me livre s’approche. »

      Il est peut-être 3h du matin ? Nous retrouvons Judas. Il conduit une « foule nombreuse » pour arrêter Jésus.

      • Il a quitté la chambre haute, vers la fin du repas de Pâques. Il est allé voir les principaux

        sacrificateurs pour leur dire que le moment était propice pour une arrestation en douceur – au milieu de la nuit, dans une résidence privée…

      • Jean 18.3 détaille les soldats envoyés: Judas en tête, et puis une troupe de soldats romains,

        et puis les gardes juifs chargés de veiller sur le Temple. Les chefs du peuple devaient s’attendre à une forte opposition parce qu’ils envoient une « foule nombreuse » !

      • Judas a peut-être commencé par conduire les troupes sur le lieu du dernier repas…

        Constatant que Jésus et ses disciples n’étaient pas là, il les conduit dans le Jardin. Jean 18.2-3:

      2 Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. 3 Judas prit donc la cohorte et des gardes envoyés par les principaux sacrificateurs et par les Pharisiens, et s’y rendit avec des torches, des lanternes et des armes.”

      Cette foule est armée d’épée et de bâtons. L’épée mentionnée ici est une petite épée, plutôt un poignard, ou un mini sabre. Une arme fréquente qui servait les multiples usages de la vie quotidienne: couper de la viande, des cordes, mais également se protéger des brigands ou des animaux sauvages. Un peu l’équivalent du couteau suisse de notre époque ! Bref, ils anticipent une véritable bataille rangée.

      Mais ce qui m’intéresse ici, c’est Judas, « l’un des douze ». C’est comme ceci qu’il est présenté. Une manière d'évoquer à quel point il est extraordinaire qu’un homme aussi proche de Jésus ait pu le trahir, lui un homme aussi bon et parfait. Si j’avais écrit les évangiles, j’en aurais écrit une couche sur Judas. Même deux ! J’aurais exprimé ma colère, j’aurais écrit et écrit contre lui. La Bible est toute simple: l’un des douze.

      Judas arrive, et il n’a même pas le courage de sa dénonciation. Il aurait pu dire:

      • « Jésus, tu n’es pas le roi que j’attendais » si sa motivation était politique ;

      • « Jésus, tu es un imposteur, un faux messie » si sa motivation était religieuse ;

      • « Jésus, tu es un ‘looser’ d’avoir gâché l’opportunité de régner » si sa motivation était messianique ;

      • « Jésus, tu as ruiné mon mariage » si sa motivation était conjugale !! Ce n’est pas moi qui

        l’invente, un texte apocryphe affirme:

        Quand, des fois, Judas s'en retournait à la maison ayant des sommes entre les mains, elle avait coutume de se réjouir de ce qu'il avait fait. [et quand il n’avait rien,] elle avait coutume de le tourner au ridicule. De cette façon donc, par suite de l'insatiabilité et du mauvais œil de cette femme, […] elle lui conseilla cette grande chose si terrible, à savoir: « Voici que les Juifs poursuivent ton Maître. Lève-toi donc et livre-le-leur. On te donnera beaucoup de richesses et nous les mettrons pour nous dans notre maison, afin d'en vivre. » Il se leva, le malheureux, après avoir écouté sa femme […] de la même manière qu'Adam écouta sa femme, jusqu'à ce qu'il devînt étranger à la gloire du Paradis et de telle façon que la mort dominât sur lui et sa race.]

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      Judas c’est l’exemple même du traître (Luc 6.16). Le fourbe par excellence. Celui qui trahit, dénonce, livre une personne injustement. Comme le souligne Proverbes « une dent cassée et un pied qui chancelle, telle est la confiance en un traître au jour de la détresse » (25:19)

      Tout au long de la Bible, on trouve des actes de traitrise. Certaines de ces trahisons ont été frontales, directes, d’autres ont été plus sournoises:

      • Dalila qui trahit son mari, Samson, pour de l’argent en révélant la source de sa force aux Philistins… Ils lui coupent les cheveux, le ligotent, lui crèvent les yeux, et l’emmènent dans leurs prisons.

      • Il y a David qui trompe la confiance de son soldat Urie, qu’il vient de trahir en couchant avec

        sa femme. En le faisant placer en avant, sans protection, Urie meurt.

      • Il y a Absalom, qui monte une trahison avec beaucoup de subtilité. Éloigné de Jérusalem pour le meurtre de son demi frère, Absalom rentre en grâce auprès de son père, le roi David. Le voici de retour à Jérusalem. Pendant quatre années, Absalom construit lentement une mutinerie contre le roi son père.

        “1 Après cela Absalom se procura un char, des chevaux et cinquante hommes qui couraient devant lui. 2 Il se levait de bon matin et se tenait au bord du chemin qui menait à la porte ; et chaque fois qu’un homme avait un procès et se rendait vers le roi pour obtenir un jugement, Absalom l’appelait et disait: De quelle ville es–tu ? Lorsqu’il avait répondu: Ton serviteur est de telle tribu d’Israël, 3 Absalom lui disait: Vois, ta cause est bonne et juste ; mais personne de chez le roi ne t’écoutera. 4 Absalom disait: Qui m’établira juge dans le pays ? Tout homme qui aurait un procès ou un droit (à défendre) viendrait à moi, et je lui ferais justice. 5 Et quand un homme s’approchait pour se prosterner devant lui, il lui tendait la main, le saisissait et l’embrassait. 6 Absalom agissait ainsi à l’égard de tous ceux d’Israël qui se rendaient vers le roi pour obtenir un jugement, et Absalom gagnait le cœur des gens d’Israël.” (2 Samuel 15:1-6)

      • Au point que « la conjuration devint puissante et le peuple était de plus en plus nombreux

        avec Absalom » (2 Sam 15.12). C’est l’une des trahisons les plus réussies de la Bible:

        1. il s’appuie sur les mécontents d’Israël
        2. il met en doute la bonne volonté du roi et de son équipe
        3. il se place en personne de bonne volonté, en solution
        4. il attaque lorsqu’il est fort.

        Et si vous avez fait l’objet de trahisons vous savez que plus la personne est proche de soi, plus la douleur est vive. Judas, l’un des douze… Il s’approche tout gentiment de Jésus pour lancer un

        « bonjour mon maître ». Il vient tout mielleux, tout gentil. Et il embrasse Jésus.

      • Une illustration parfaite de Proverbes 27:6 « Les blessures d’un ami sont dignes de confiance, Les baisers d’un ennemi sont trompeurs »

      • Le verbe utilisé implique que Judas embrasse Jésus.

      • Judas veut-il faire croire que les soldats sont là « par hasard » ? Qu’ils l’ont suivi, mais qu’il n’y est pour rien ? Veut-il se préserver un avenir auprès des autres disciples ?

        Le terme « Ami » est excessif, et il faudrait plutôt traduire par « compagnon ».

        Il y a une dignité remarquable dans la réaction de Jésus. Lorsque vous êtes en colère contre quelqu’un, vous n’acceptez pas la bise de cette personne, n’est-ce pas ?! Jésus montre une sérénité, et une détermination de vivre ce que le Père a prévu, qui sont impressionnantes.

        Jésus est lié.

      L’épée de la trahison ()

      51 Un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, tira son épée, frappa le serviteur du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille. 52 Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. 53 Penses–tu que je ne puisse pas invoquer mon Père qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? 54 Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ?
      Matthieu 26:51-54

      Jésus est donc arrêté. Luc nous dit ceci: « 49 Ceux qui étaient avec Jésus, voyant ce qui allait arriver, dirent: Seigneur, frapperons–nous de l’épée ? 50 Et l’un d’eux frappa le serviteur du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille droite. 51 Mais Jésus prit la parole et dit: Tenez–vous en là ! Puis il toucha l’oreille de cet homme et le guérit.” (Luc 22:49-51)

      • Ni Luc, ni Matthieu, ni Jean ne nous disent qui frappe cet homme.

      • Devinez qui ? À votre avis, qui est-ce qui n’attend pas que Jésus réponde pour prendre les devants ?!

      • Jean seul nous rapporte que c’est Pierre (!), et qu’il frappe Malchus, une sorte de ministre du

        Sanhédrin. C’est probablement pour protéger Pierre que les trois premiers évangiles ne donnent pas son nom (ils ont été écrits plus tôt).

        Pierre, l’impétueux Pierre, est l’auteur de ce coup d’épée. Il sort son poignard et il ne faut pas s’imaginer qu’il était rompu à l’art de la guerre et qu’il a calculé son coup en se disant, ‘tiens, je vais couper l’oreille de cet homme’. Il a probablement voulu trancher la gorge de cet homme, et il s’est loupé.

        Matthieu ne nous rapporte pas la guérison de Jésus, mais Luc et Jean nous disent que Jésus touche l’oreille de cet homme et le guérit. C’est la seule mention d’une guérison sur une plaie ouverte et vive. Jésus n’a besoin ni de la foi de cet homme, ni d’une force intérieure particulière. De son identité divine, il agit, et guérit.

        Et incidemment, Jésus énonce un principe fondamental qu’il nous faut vraiment bien comprendre: « tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée ». Qu’est-ce que cela signifie ? C’est tout simple, et ça tourne autour de deux axes:

      • La mort à ceux qui donnent la mort.

        C’est un principe qui court depuis Gn 9.6 et qui est sensé protéger la vie, car elle est sacrée. Si quelqu’un met à mort un autre individu, il s’expose à la peine de mort. C’était vrai du temps de Pierre (cf. Rom 13), comme c’est vrai dans de nombreuses civilisations. Je ne veux pas dire que ce soit politiquement nécessaire – et encore moins que les croyants doivent militer en faveur de la peine de mort. Mais que c’est au moins moralement possible: ‘Pierre, si tu donnes la mort, tu mourras’, si tu utilises ton épée, tu seras passé par l’épée. La justice humaine protègera la vie pour empêcher le meurtrier de jouir de son crime, et d’en refaire d’autres.

      • Jamais de violence pour défendre une cause personnelle, ou spirituelle. Pas de justice

        personnelle. Pas de vendetta, pas de croisade. Il n’est jamais jamais acceptable de rendre la justice par ses propres mains, et d’accomplir une sentence soi-même.

        C’est épouvantable que les papes se soient éloignés à ce point des enseignements de Jésus en lançant les croisades.:

        Le christianisme prêché par Jésus se présente dès son origine comme une religion de paix, réprouvant et condamnant l'usage de la violence et des armes.

        À la fin du XIe siècle, pourtant, le pape Urbain II prêche la croisade, expédition de guerre sainte prescrite aux chevaliers chrétiens en rémission de leurs péchés, destinée à reprendre par la force le Saint-Sépulcre de Jérusalem, tombé quatre siècles et demi plus tôt entre les mains des musulmans. C'est dire que l'attitude de l'Église chrétienne face à la guerre a, au cours de ces onze siècles, connut une évolution si profonde, un changement si radical, qu’il vaudrait mieux parler à son propos de révolution doctrinale. [Jean Flori, Guerre sainte, jihad, croisade ; violence et religion dans le christianisme et l’Islam, Paris: Editions du Seuil, 2002, p. 7]

        Le plus terrible, c’est que l’église a motivé ses troupes par la culpabilité. Les papes octroient une indulgence plénière (c'est à dire l’absolution pour tous les péchés) aux croisés. Même le théologien Bernard de Clairvaux lancera la seconde croisade en garantissant le pardon des péchés. « La croisade offrait à celui qui partait un moyen de faire son salut en même temps qu’elle lui ouvrait la

        perspective de s’établir dans un monde meilleur qui pourrait être sur terre comme au ciel ; car le croisé savait qu’il pouvait mourir en affrontant l’Infidèle » [Alain Demunger, La croisade au Moyen Age, Paris: Nathan, 1938, p. 7]

        C’est l’horreur ! Non seulement les soldats croiront s’offrir le paradis par les armes, mais en plus, ils seront bien plus à l’aise pour le pillage, les viols et les massacres !

        Il aurait suffit que les papes lisent la Bible pour réaliser que Jésus a séparé définitivement la sphère politique de la sphère religieuse, en deux versets tout simples:

      • « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! »

      • « Car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. »

      Il est évident qu’il ne s’agit pas d’autodéfense ici – si ma fille ou ma femme étaient agressées je ferai au mieux pour les défendre, avec violence si nécessaire. Mais il n’est jamais jamais acceptable d’utiliser la violence pour accomplir sa propre volonté, ou pour défendre la volonté de Dieu, ou pour imposer sa foi, ou pour défendre sa foi. Certains citent Luc 22:

      36 Et il leur dit: Maintenant, au contraire, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a un sac, et que celui qui n’a pas d’épée vende son vêtement et en achète une. 37 Car, je vous le dis, ce qui est écrit doit s’accomplir en moi: Il a été compté parmi les malfaiteurs. Et ce qui me concerne touche à sa fin. 38 Ils dirent: Seigneur, voici deux épées. Et il leur dit: C’est assez.

      • Jésus note qu’il a pourvu aux besoins de ses disciples, parfois de façon surnaturelle, mais

        que les choses vont changer maintenant.

      • Un couteau à acheter, ce n’est pas un ordre de guerre, mais une manière de dire que leur protection et leur soin ne seraient plus assurés de la même façon qu'auparavant.

        Dieu règne, et il est capable de faire ce qu’il veut. Ce n’est pas aux hommes de prendre son œuvre en main. Quand Jésus dit que le Père pourrait envoyer douze légions d’anges, il décrit une armée pouvant aller jusqu’à 72 000 anges !

      • 2 Rois 19.35 relate qu'un seul ange a tué 185 000 personnes !

      • Un seul ange jette une faucille sur la terre lors de la bataille d’Harmaguédon et le sang des hommes et des femmes rebelles à l’évangile de Christ montera jusqu’à 1,20 m (Ap 4.19-20)

      • Un seul ange liera Satan pour 1 000 ans (Apocalypse 20)

        Si un seul ange est capable de tels ravages, 72 000 anges pourraient gérer cette situation… Je ne sais pas si vous percevez l’ironie que Matthieu souligne ici:

      • Judas pense accomplir une œuvre juste en trahissant Jésus – il ne fait qu’accomplir le plan de

        Dieu. Pierre pense accomplir une œuvre juste en s’opposant à la trahison de Jésus – mais quelque part il trahit Jésus !

      • Le contraste entre Pierre et Judas est fascinant. Tout deux pèchent. L’un en tant que non

        croyant, l’autre en tant que véritable disciple de Jésus. L’un se repentira tandis que l’autre se pendra. On en reparlera ultérieurement.

        Le Seigneur Jésus voudrait vraiment qu’on réalise combien le plan de Dieu est solide. « il doit en être ainsi ». Les Écritures s’accompliront ! La providence de Dieu s’accomplira ! Dieu « opère tout selon la décision de sa volonté » (Eph 1.11). Comment vivre dans cette perspective d’un Dieu souverain, lorsque les choses ne vont pas comme on le souhaiterait ?

      • Pierre prend les armes – comme Abraham a pris la promesse de Dieu en main, en

        engendrant un fils par sa servante. En croyant servir Dieu, il n’a fait que créer bien des problèmes !

      • Jacob s’est enfermé dans le deuil. Il croyait son fils mort – alors qu’il avait été vendu en Égypte comme esclave – et il s’est rempli de tristesse, refusant de vivre, plutôt que d’abandonner à Dieu le soin de conduire la vie.

        Il nous faut être vif, engagé, militant – là où Dieu nous le demande. Mais confiant là où c’est de sa responsabilité à Lui !

      • Il n’y a pas un seul moineau qui meurt sans que ce soit la volonté du Père – n’en déplaise à la

        SPA !

      • Je vais prendre sur moi le soin de prier et de témoigner – même si c’est le Seigneur qui donnera la nouvelle naissance à une personne comme il le voudra.

      • Je vais prendre sur moi la responsabilité de développer une carrière, de compléter mes

        connaissances, de prendre ou non les risques particuliers qui sont associés à de telles décisions

        – mais le Seigneur conduira les résultats.

      • Je vais prendre les traitements nécessaires devant une maladie susceptible de m’emporter – mais le Seigneur conduira le jour de ma mort et rien n’y changera !

        C’est vraiment le défi qui est le nôtre. Développer une vision biblique, spirituelle des circonstances que je vis. Assujettir mes désirs et ma vision des choses à celle de Dieu.

      La prophétie de la trahison

      55 A ce moment, Jésus dit à la foule: Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J’étais tous les jours assis dans le temple, j’enseignais et vous ne vous êtes pas saisis de moi. 56 Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient accomplis. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et prirent la fuite. »
      Matthieu 26:55-56

      Tout ceci – la réaction de Pierre et la guérison de Jésus – a dû générer un effet de surprise. La foule s’est arrêtée, et Jésus les reprend pour leur bassesse. Ils viennent le prendre de nuit, armés, alors qu’ils auraient pu le prendre publiquement, de jour. Ils auraient montré du courage et en même temps de la transparence vis-à-vis de la population.

      Mais l'Écriture devait s’accomplir différemment:

      • Psaumes 41:9 (41–10) Celui–là même avec qui j'étais en paix, Qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, Lève le talon contre moi.

      • Zacharie 11:12-3 Je leur dis: Si vous le trouvez bon, donnez–moi mon salaire ; sinon, ne le

        faites pas. Ils pesèrent pour mon salaire trente (pièces) d'argent. L'Éternel me dit: Jette–le au potier, ce prix magnifique auquel ils m'ont estimé ! Je pris les trente (pièces) d'argent, et je les jetai dans la Maison de l'Éternel, pour le potier.

      • Jean 10.17-8 Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. 18 Personne

        ne me l'ôte, mais je la donne de moi–même ; j'ai le pouvoir de la donner et j'ai le pouvoir de la reprendre ; tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père.

        Et tous l’abandonnent. Pierre, Jacques, Jean – tous. Il n’y en a qu’un qui suit Jésus de loin. C’est Marc qui le rapporte: « 51 Un jeune homme le suivait, vêtu seulement d’un drap. On se saisit de lui, 52 mais il lâcha le drap et s’enfuit tout nu. » (Marc 14:51-52). C’est un illustre inconnu. Certains ont supposé qu’il s’agissait d’un jeune homme de la maison où ils avaient mangé la Pâque, peut-être Marc en personne… Il est le seul à avoir eu le courage de suivre Jésus.

      Conclusion

      Ce récit m'incite à la confiance dans la providence de Dieu. C'est difficile d'avoir confiance ! Dieu ne nous demande pas de contrôler, mais de répondre avec piété aux situations que l'on rencontre. De nous investir là où il nous le demande et de lui laisser le soin des résultats. Tout en refusant de se croire fort naturellement, par nous-même.