Comment les auteurs bibliques ont-ils lu le récit d’Eden? (Episode 101)

Dans l'épisode 101, Guillaume Bourin et Florend Varak vont discuter de la place du récit de la création dans la Bible en général. Est-ce que les auteurs bibliques ont-ils compris la Genèse de manière littérale? La réponse est affirmative, et Guillaume nous en donne les preuves, Bible en main.

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Voici les ouvrages que nous considérons « indispensables » sur la question. Certains privilégient le consensus scientifique actuel et d’autres prennent une position plus littérale quant à Adam et Eve.

Barrett, Matthew J. et Caneday, Ardel (s. dir), Four Views on the Historical Adam (2013). Un recensement des 4 positions principales accompagné d’une analyse croisée.
Berthoud, Jean-Marc, Creation, Bible, et Science, L’âge de l’homme, 2008.
Berthoud, Pierre, En quête des origines, Excelsis, 2008.
Blocher, Henri, Révélations des Origines, Presses Bibliques Universitaires, 2001.
Jaeger, Lydia (s. dir), Adam qui es tu ?, (2013), 216 pages. Une série d’essais de scientifiques et d’érudits évangéliques priligégiant le consensus scientifique actuel.
Jaeger, Lydia, Ce que les Cieux racontent, Excelsis, 2008.
Moreland J. P. (philosophie), Meyer, Stephen C. , Shaw, Christopher, Gauger, Ann K. (science), et Grudem, Wayne (Bible/théologie), s. dir., Theistic Evolution, A Scientific, Philosophical, and Theological Critique, Crossway, 2017. 1001 pages. Un ouvrage multidisciplinaire remarquable qui contre avec précision le consensus darwinien.
Mortenson, Terry, Searching for Adam: Genesis & the Truth About Man’s Origin, Master Books, 2016, 608 pages. Une défense multidisciplinaire de la position créationiste la plus littérale.
Nevin, Norman C., Should Christian Embrace Evolution, P&R publishing, 2011
Richelle, Matthieu, Comprendre Aujourd’hui, Genèse 1-11 , Edifac, 2013
VanDoodewaard, William, The Quest for the Historical Adam: Genesis, Hermeneutics, and Human Origins, Reformation Heritage, 2015, 400 pages. Une description fascinante de l’histoire de l’interprétation chrétienne d’Adam et Eve. Fascinante parce que la notion de peuples préadamiques précède de longtemps l’émergence de la science moderne.
Williams, Peter, “L’absence de soufrance avant Adam”, La Revue Réformée, N° 276 .

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de plusieurs livres , conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et nouveau directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

Guillaume Bourin

Guillaume Bourin est le coordinateur du réseau de formation théologique #Transmettre. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div. Southwestern Baptist Theological Seminary) et prépare actuellement des recherches en Ancien Testament dans le cadre d'un autre master (ThM). Guillaume est membre de l'Evangelical Theological Society. Il blogue sur Le Bon Combat, www.leboncombat.fr

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  • Merci pour une discussion excellente et biblique !

    • Florent Varak

      Merci!

  • Benoît Hébert

    Chers Guillaume et Florent, nous sommes absolument d’accord, pour Paul, Pierre et les auteurs de l’AT, Adam était historique, le déluge était universel, Dieu a créé le monde en six jours…

    Nous n’avons plus que deux possibilités en tant que chrétiens.

    Ou bien nous recevons ces choses comme des vérités de foi, au même titre que les révélations spirituelles de la Bible sur le péché de l’homme et le plan éternel de salut en JC.

    A ce moment là, nous n’avons pas d’autre possibilité que de rejeter en bloc toutes les découvertes de la science : la physique et la cosmologie, toute la géologie et la biologie moderne. Tout ce qu’on enseigne à nos enfants depuis la maternelle est un énorme mensonge diabolique, et nous sommes les victimes d’un aveuglement collectif monstrueux. Les chrétiens qui participent ou ont participé de bonne foi à ces découvertes sont dans une erreur manifeste, à moins qu’ils ne cherchent à préserver leur emploi…Bref, l’heure est grave.
    Le monde a quelques milliers d’années, les hommes descendent exclusivement d’Adam, voire de Noé et de sa famille, et les espèces vivantes actuelles, de l’Antarctique à l’Australie, descendent des animaux recueillis dans l’arche…

    Ou bien on se dit qu’effectivement, Dieu n’a pas dans la Bible « révélé » ces choses aux auteurs inspirés parce que ce n’était pas son « problème » principal, et que nous sommes libres aujourd’hui, et c’est passionnant, de découvrir ces choses par les outils rationnels qu’il a donnés à l’homme.

    Je remarque que la première solution est surtout adoptée par des personnes (pardonne moi) qui n’ont pas de formation scientifique et ne sont absolument pas conscientes de la cohérence intellectuelle des découvertes de la géologie, de la physique et de la biologie…aussi incomplètes soient-elles. On reste dans une bulle dogmatique, basée sur un présupposé qui est une extrapolation pure et simple de la notion d’inspiration: l’innérance scientifique et historique de la Bible.

    Je remarque aussi que cette option pose des problèmes de cohérence insurmontable à la plupart des chrétiens qui sont bien informés en matière scientifique.

    l’interprétation du principe d’accommodation par Guillaume à la fin du pot cast montre qu’il n’a pas bien compris (pardonne moi) comment ceux qui l’ont adopté s’en servent (du moins tel que je l’ai lu chez Peter Enns ou Denis lamoureux…). Le principe d’accommodation ne consiste pas à croire que Dieu a inspiré des choses « fausses » historiquement ou scientifiquement pour avoir à les corriger ensuite. Il consiste à croire que Dieu n’a pas chercher à modifier ces conceptions dans la révélation de son message d’ordre spirituel…elles ne font tout simplement pas partie de la révélation