Naître après le décès d’un frère ou d’une soeur: comment trouver sa place ?

Enfant de remplacement, c’est comme cela qu’on appelle généralement un enfant qui naît après le décès d’un autre. Ce nom n’est pas très valorisant, avouons-le, mais il n’en existe pas d’autres. Naître après le décès d’un frère, d’une sœur s’apparente à une réelle traversée identitaire douloureuse, mais à l’issue pleine d’espérance.

1. Accueillir son histoire

Pourquoi m’as-tu fait sortir du ventre de ma mère?

Jb 10:18

Si il avait fallu choisir, personne n’aurait voulu naître à ce moment-là de l’histoire familiale. C’est un fait, Dieu a voulu nous donner la vie dans ce contexte, et la raison lui appartient. Peut-être que plusieurs «pourquoi» vous hantent, et que vous ne savez plus quoi en faire. Peut-être que lorsque vous vous regardez dans un miroir, vous voyez un inconnu, sans nom, sans racine, sans avenir. Peut-être que vous êtes dans une impasse, sans demi-tour possible et qu’en face de vous, un mur de 50 mètres de haut semble infranchissable. Tout cela semble inacceptable!

Le dictionnaire offre une belle définition de l’acceptation: action de consentir à prendre quelque chose, à recevoir ce qui est offert.

Accepter la vie que Dieu nous offre. Accueillir la situation comme elle est, tragique, incompréhensible. Le contexte ne nous détermine pas et ne nous réduit pas non plus au rôle de remplaçant. C’est un point de départ, totalement maîtrisé par Dieu.

Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut.

Ps 115:3 

La première grande consolation pour un «enfant de remplacement» se trouvera dans le choix de placer pleinement sa confiance en Dieu. Accepter que cette histoire, votre histoire, Dieu l’a voulu. Il a tout contrôlé de A à Z. Dieu n’est pas sadique, et ne se réjouit ni de nos souffrances, ni de nos désarrois. Il est l’architecte de notre vie. Les fondations ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Par contre, nous savons qu’Il est le meilleur des architectes et Il a un plan. En plaçant notre confiance en Dieu, dans le créateur de notre vie, nous avons l’assurance qu’il nous apportera le réconfort spécifiquement adéquat pour notre cœur.

Si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi au réconfort.

1 Co 2:7

2. Vivre pour ce qui est essentiel

Si nous plaçons notre confiance en Dieu, sans vraiment comprendre le pourquoi du comment de notre origine, nous ne nous basons plus sur des faits, mais sur la vérité. Je m’explique. 

Lorsque nous considérons notre histoire, nous lisons les faits d’une manière très subjective. Nous basons alors notre espoir, nos craintes, nos désirs sur ce que nous entendons, voyons, ou croyons, mais qui est bien souvent au mieux une perception déformée, au pire un mensonge bien enveloppé.

Or, lorsque l’on place sa confiance dans le Dieu de l’univers, nous nous appuyons sur le Véritable (1Jn 5.20). Conduis-moi dans ta vérité (Ps 25.5) dit le psalmiste. En s’approchant de plus en plus du Dieu de la vérité, nous allons petit à petit améliorer notre perception des faits et de notre histoire, et par conséquent, orienter notre existence sur ce qui est essentiel et non sur des obsessions mensongères.

Ce qui est essentiel, c’est de connaître Dieu personnellement. Cela veut dire expérimenter Dieu dans tous les domaines de notre vie. C’est laisser Christ, la lumière du monde, venir éclairer chaque parcelle de notre existence, chaque coin sombre de notre cœur. C’est faire du ménage, pour que Dieu s’installe. Ainsi nous pourrons véritablement dire : Dieu est mon Dieu.

Ce qui est essentiel, c’est de développer des nouvelles habitudes. La reconnaissance, le contentement, et le pardon par exemple. Ce sont des domaines qui nous font grandir, et qui nous conduisent dans la sanctification en Christ, qui plait à Dieu.

C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement.

1 Ti 6:6

Ce qui est essentiel, c’est notre espérance. Notre seul refuge est de saisir l’espérance offerte par Jésus, dit Hébreux 6. Alors courons vers le but, et gardons les yeux fixés en avant et non en arrière. Le meilleur est largement devant nous.

Encore quelques versets qui nous encourage à regarder à l’essentiel :

Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu.

1 Co 13:12

A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit.

Ap 2:17

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la ort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur.

Ap 21:4

Si vous aussi vous n’avez pas connu, un frère ou une sœur nés avant vous, partagez ce que vous avez vécu en commentaire.

Aurélie Bricaud

Depuis plusieurs années, Aurélie est engagée dans un ministère auprès de la jeunesse. Après s’être formée à l’accompagnement spirituel, elle souhaite encourager les chrétiens à persévérer dans une vie de piété qui contient des trésors insoupçonnés. Elle est mariée et mère de deux enfants.

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  • Luc dit :

    Merci pour cet article très interessant et pour beaucoup d’autres dont les sujets sont très percutants et indispensables. J’aurais une suggestion d’ordre « technique » : serait-il possible d’avoir un/des boutons en haut et ou en bas de chaque article pour pouvoir les partager par mail, Whatsapp, Facebook… En l’état, ce n’est pas très simple car il faut copier l’adresse internet et l’intégrer dans un message.
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