Mes dix caractéristiques pour un candidat au ministère pastoral

L’Écriture doit être notre premier guide pour évaluer un jeune homme qui souhaite s’engager dans le ministère pastoral (1Ti 3.1-7 ; Tite 1.5-9 ; 1Pi 5.1-4). Cette vocation doit ensuite être étudiée selon le désir du jeune homme pour le ministère (appel intérieur), puis par les pasteurs et les membres de son Église locale (appel externe). Bien que les qualités mentionnées dans la Bible soient utiles, elles ne sont pas exhaustives.

Voilà donc dix autres caractéristiques que je recherche et qui ne sont pas forcément discriminatoires selon moi, mais qui sont vraiment importantes pour le ministère pastoral et qui manifestent le fruit de l’Esprit dans la vie d’un chrétien:

1- Un amour profond et le fardeau pour les personnes et les âmes

2- Un amour personnel et manifeste pour Jésus

3- Une personnalité chaleureuse et engageante

4- Une capacité hors pair à comprendre et expliquer la Parole de Dieu

5- Une capacité à s’impliquer émotionnellement dans la vie des gens, aussi bien en public qu’en privé

6- Une aptitude à communiquer de manière claire et compréhensible

7- Une conscience authentique de l’état de son cœur et un esprit contrit

8- Un caractère humble et enseignable

9- De la sagesse et du discernement dans la vie et dans les périodes de combat

10- Une forte capacité d’empathie pour les personnes brisées

Pasteurs, recherchez ces marques chez les futurs pasteurs de votre Église, et considérez votre propre caractère à la lumière de ces qualités.

Brian Croft est pasteur d’une Église baptiste à Louisville (États-Unis) depuis une douzaine d’années et est engagé dans le ministère pastoral depuis trente ans. Il a écrit ou contribué à plus d’une douzaine de livres pour aider les pasteurs et responsables d’Églises sur les aspects pratiques du ministère, raisons pour lesquelles il a aussi créé le blog Practical Shepherding.
Article traduit avec autorisation. Merci à David Steinmetz pour la traduction.

Auteur invité

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  • Bonsoir aux deux responsables et aux autres lecteurs,

    En Tite et Timothée, les évêques (terme qui a la même racine que ‘visiter) devaient premièrement être de très bons économes de Dieu, et distribuer la nourriture dans leur propre maison avec équité, afin de pouvoir (faire) nourrir les pauvres dans l’église avec équité: Ils présidaient aux distributions principalement des veuves de l’église et par la suite, même des pauvres ‘des autres’, c’est à dire des non-chrétiens. (Selon un article paru dans votre blog sur l’histoire des premiers chrétiens). Les apotres premièrement présidaient à la distribution de nourriture quotidienne, puis lorsque les hellénistes ‘râlèrent’ que leurs veuves étaient moins bien nourries que les juives, les apotres déléguèrent cette tâche pour se consacrer à La Parole (certainement à faire écrire les évangiles ???) Etienne et ses 6 collaborateurs furent les premiers … pasteurs qui nourrissaient les pauvres avec de la réelle nourriture.

    C’est ce que faisaient les évêques, alors que les diacres-serviteurs-ministres étaient tous appelés à ‘servir’ à ne pas rester des enfants, à entretenir la foi les uns des autres, à se préserver des faux-docteurs, etc (selon Ephésiens 4 et 5 et Colosiens )

    Les critères de Tite et Timothée sont parfois repris pour d’autres fonctions, parfois même pour les futures baptisés. Généralement, il n’est pas souligné que les deux choses principales sont : être un bon économe de Dieu et savoir réfuter les contradicteurs pour un évêque.

    Quand aux femmes, souvent, on saute les passages qui les concernent, disant que ce sont les veuves qui présidaient à la distribution d’autres veuves, (au chapitre 5) et souvent, on oublie même de parler des femmes diacres-servantes-ministres …

    Dans certains assemblées (dénominations), certains critères sont mis en avant plus que d’autres.

    Ceci dit, il me semblerait correct de premièrement présenté ce qui se faisait aux époques des premiers chrétiens, puis comment dans l’histoire cela a été déformé, puis expliqué qu’actuellement, la coutume est de se baser sur tel ou tel enseignement de tel ou tel sciècle, afin qu’on ne pense pas partir ‘en entier’ de la Bible !

    En précisant à partir de quand la fonction de ‘pasteur’ tel qu’elle est pratiquée de nos jours a été inventée, et pourquoi, l’ensemble de l’article (de vos écrits) sera plus intègre. Après, on saura de quoi on parle réellement, de tradition post-apostolique, ou des dires des apotres, etc.

    Petite parenthèse, Ephésiens et Colosiens sont déjà post-apostolique … Tite et Tim encore plus, il me semble. Je ne parlais pas de cette période là mais de ce qui est post ‘les années 400’ ou, et post-réforme …

    En précisant de quoi réellement parle ces chapitres, chacun sera a même de différencier ce qui est ‘la tradition des apotres’ de ce qui est ‘la tradition de la dénomination x ou y’

    • Sinon, je trouve tes 10 caractéristiques très bien. Hors de Christ nous ne pouvons rien faire, et nous ne pouvons que recevoir ce que tu mentionnes. Qu’as-tu que tu n’aies reçu nous disait l’apotre Paul. En recherchant Dieu, on reflètera tôt ou tard ce que tu décrits. Par contre, on ne peut pas produire de nous même ces caractéristiques. Hors de Dieu, ce n’est que de l’humanité, de l’empathie et des capacités logiques et analytiques à résumer et vulgariser ou encore à ‘transmettre avec ‘passion-charisme’ … à transmettre quoi, qui surtout, car là est toute la question : un pasteur peut avoir toutes ces qualités là, mais ne pas … croire en Dieu et donc il amènera les autres à lui-même, à des ‘notions’, à des liturgies, à des concepts à Dieu ‘tel que chacun le conçoit’ mais pas à Dieu lui-même ! De nos jours, les pasteurs qui CROIENT ce qu’ils racontent, qui croient Dieu (en DIeu) sont une denrée très, très rare. A mes yeux, si la personne croit ce qu’elle dit, et ne dit pas ce qu’elle ne croit pas, c’est un critère énorme et … surtout incontournable ………c’est à dire, ne pas croire dans le Dieu des chrétiens et faire pasteur pour des chrétiens est une supercherie, un mensonge, un piège … après, si la personne croit ce qu’elle dit, si elle cherche Dieu, on ne lui demande pas même de ‘bien savoir parler’ …

      (à supposer que l’on reconnaisse la fonction de pasteur telle que pratiquée de nos jours )

      Tites et Timothée débordent d’injonctions à réfuter, à faire taire les contradicteurs, à se méfier des fausses doctrines, etc, etc.

      Dans Romains (si je ne me trompe pas de livre), l’homme fait, l’ancien, est exercé à discerner entre le bien et le mal ,,,

      ils se donneront UNE FOULE de docteur … de FAUX docteur pour leur dire des choses agréables à entendre … et eux ne discernent pas entre le bien et le mal …….

      Quoique, certains croient, et ne discerne pas non plus ! 🙂

      (Dans tes points, il manque à mes yeux : prière, recherche de la direction de Dieu et déjà de Dieu lui-même car un pasteur qui ne cherche pas Dieu n’est pas un pasteur du tout, n’est pas un chrétien du tout, et qui irait l’écouter ?

      Et il manque peut-être aussi : capable de réfuter les contradicteurs, de reprendre, de prendre autorité ou bien plutot de la recevoir et de l’utiliser. A nouveau tout part de la source … et si la source est la bonne, alors tout le reste suit …

  • … comme personne ne répond, je continue pour poser la question inverse : peut-on se dire chrétien sans présenter toutes ces caractéristiques ? Car même pour comprendre La Parole, cela se reçoit : Jésus ouvre nos yeux (coeur, esprit, intelligence) … ou pas … afin de comprendre les écritures (Luc 24:45) ? Si quelqu’un ne comprend pas la Parole, n’a pas d’amour pour Jésus, ne prend pas soin des autres, etc, etc, même parler en public se reçoit et c’est à la portée de tous, réellement de tous, n’y a-t-il pas un soucis ?

  • MARTIN NTAKIRUTIMANA dit :

    Je suis très content de ce blog. Je souhaite recevoir vos enseignements par mon email que je vais vous donner en bas.

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