LIVRE La raison est pour Dieu de Timothy Keller

C’est bientôt la rentrée et tous les étudiants devront se procurer un tas d’ouvrages « de référence »… Un conseil : ajoutez à la liste La raison est pour Dieu de Timothy Keller!

Je vois beaucoup d’intérêt à le lire. Le livre s’adresse aux non-chrétiens comme aux chrétiens :

 

C’est un excellent outil pour répondre aux questions que vous vous posez en tant qu’agnostique ou athée.

Keller nous explique, par exemple, que la résurrection de Jésus est le fait qui recueille le plus d’indices favorables pour expliquer la naissance de l’Eglise (sauf si l’on se soumet au parti pris philosophique de renoncer aux miracles).

Des sujets tels que «l’Eglise est responsable de tant d’injustices » ou encore « la science démontre la fausseté du christianisme » sont abordés. L’auteur y répond avec clarté et s’appuie sur de nombreuses références, d’Augustin à Michel Foucault…

J’apprécie particulièrement le chapitre : « Vous ne pouvez pas prendre la Bible au pied de la lettre. » Les Chrétiens emploient souvent ces expressions « la Bible dit que…. » ou encore « c’est écrit dans la Bible, point ! ». Mais la Bible ne fait pas autorité pour tous, on l’oublie souvent. Alors Keller nous propose de  réfléchir davantage à : pourquoi la Bible est-elle digne de confiance ?

Bref, si vous n’avez pas encore fait de Jésus votre trésor parce que le rejet du christianisme est une évidence rationnelle, lisez le livre de Keller ! Vous devriez être fascinés de comprendre que la raison n’est pas un obstacle pour se donner à Jésus.

Les Chrétiens sont enrichis par la lecture du livre autant que les athées. Et pas seulement pour répondre aux interrogations de ces derniers !

On entend souvent à l’église que l’Evangile n’apporte pas une religion. Sait-on vraiment ce qui se cache derrière cette affirmation ?  Pour être au clair, lisez le chapitre 11, « La religion et l’Evangile » !

Enfin, beaucoup de passages nous conduisent à l’adoration et renouvellent notre joie de nous donner à Dieu. Je pense à un passage sur la Trinité :

Chaque personne de la Trinité aime, adore, vénère avec joie les autres. Cela crée une danse de réjouissance et d’amour, dynamique et vibrante. Les premiers responsables de l’Eglise grecque avaient un mot pour la nommer : perichoresis. Vous remarquerez qu’on y trouve la racine de notre terme « chorégraphie ». Perichoresis signifie littéralement « danser ou circuler autour ». […] Dans le christianisme, Dieu n’est pas une chose statique […] mais une activité dynamique, vibrante, une vie, […] un tourbillon de danse… ». (page 229)

Hélas, nous avons gâché la danse à laquelle nous étions participants… mais nous pouvons revenir à la danse. Lisez le livre si cela vous intrigue !

Myriam J.

A fait une licence d'histoire à la Sorbonne. Elle était une contributrice régulière au blog durant plusieurs années.

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