L’hospitalité fait partie de la guerre

Dieu a pour habitude de faire la guerre avec des armes étranges. Il a combattu l’Égypte avec des grenouilles, des mouches venimeuses et des ulcères purulents. Il a défait l’armée madianite avec les vases d’argile et les torches de Gédéon. Plus étrange encore: il a vaincu le péché et la mort en utilisant un arbre. Par conséquent, nous ne devrions pas être surpris que Jésus nous appelle à prendre fourchettes et cuillères pour combattre Satan et ses légions. Frères et sœurs, l’hospitalité fait partie de la guerre.

Le mot hospitalité semble bien inoffensif. Peut-être vous rappelle-t-il les images d’un chef cueillant des herbes dans son jardin et les photos de gens ayant une conversation légère tout en dégustant un crostini à la tomate. Peut-être vous imaginez-vous simplement un bon repas canadien (où chacun amène un plat). Qu’importe après tout, l’hospitalité possède-t-elle vraiment une valeur éternelle? Partager sa table avec d’autres fait-il réellement avancer le royaume de Christ?

Se rassembler à la table du Roi

C’est la prérogative des rois conquérants de convier des invités à leur table. Avec bonté, David invita Mephiboscheth, le petit-fils du roi Saül, à rejoindre son banquet royal (2 Samuel 9.10). Dans le livre de Daniel, le roi Nebucadnetsar étendit son hospitalité à Daniel et ses amis après sa conquête de Juda (Daniel 1.5). Une invitation à la table du roi est une extension de la grâce souveraine et de la miséricorde.

Pour nous chrétiens, l’hospitalité vient également de notre Roi. Jésus commença son ministère dans l’évangile de Marc en « proclamant… “le royaume de Dieu est proche” » (Marc 1.14-15). Dans le chapitre suivant, Jésus donne un avant-goût de sa victoire triomphante, en partageant la table avec les plus invraisemblables des invités. Les scribes s’étonnent même au sujet de ses convives: « Pourquoi mange-t-il et boit-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie? » (Marc 2.16).

Notre roi nous a invités à dîner à sa table en tant que ses fils et ses filles. Considérez cette réalité: « Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires » (Psaume 23.5). Rien ne peut autant snober un ennemi que de s’asseoir pour manger au beau milieu d’une guerre et déclarer: « Nous sommes intouchables! »
Ce n’est pas par hasard si nous acceptons l’hospitalité de notre Sauveur chaque fois que nous participons au repas du Seigneur (la Sainte Cène). Lors de la Cène, Jésus nous invite à partager sa victoire éternelle au travers de sa mort et de sa résurrection. C’est un signal puissant envoyé aux pouvoirs des ténèbres, qui dit que notre victoire est certaine et que leur défaite est imminente.

Se rassembler autour d’une même table

Dans l’Ancien Testament, les Juifs et les non-Juifs devaient être séparés chaque fois qu’ils allaient manger. Les Juifs ne pouvaient pas manger ce que les non-Juifs mangeaient, ne pouvaient pas s’asseoir à table avec des non-Juifs, et n’étaient même pas censés pouvoir entrer dans une maison de non-Juifs (Actes 10.28). Ce fossé a séparé toute l’humanité en deux catégories irréconciliables, et le monde entier devait s’en souvenir tous les soirs après 17h30.

Cependant, alors que les apôtres répandaient partout le message de la mort et de la résurrection de Jésus, l’impensable devint réalité. Jésus mit fin à cette lutte alimentaire. Le Roi invita à la fois les Juifs et les non-Juifs à sa table.

Cela commença avec une série de rêves troublants dans lesquels le Seigneur ordonnait à Pierre de manger la nourriture des non-Juifs. Pierre était perplexe face à que lui disait le Seigneur: « Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé » (Actes 10.15). Cependant, lorsqu’il entra pour la première fois dans la maison d’un non-Juif et qu’il vit comment un centurion romain du nom de Corneille et toute sa famille devinrent croyants, Pierre réalisa que le sang de Jésus lave tous les hommes pour les rendre purs.

Lorsque Jésus a voulu montrer à Pierre toutes les implications de « la paix par Jésus Christ » (Actes 10.36), il amena Pierre à une table pour manger. Dans la maison de Corneille, Pierre apprit qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême signifiaient que les hommes qui autrefois se détestaient les uns les autres pouvaient à présent partager la même table en toute paix.

Jamais auparavant un pêcheur galiléen n’avait été l’invité d’un centurion romain. Le mur de séparation et d’hostilité a été démoli de haut en bas en Christ (Éphésiens 2.14-16). Pierre et Corneille célébraient la victoire de leur Roi devant le monde entier en partageant l’hospitalité qui était devenue la leur au travers du même Évangile (Actes 10.48).

L’hospitalité vaut la peine de se battre

Le plan de Christ a été depuis le début de l’Église de faire avancer son royaume au moyen des repas. Dans le livre des Actes, les premiers croyants étaient « chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur » (Actes 2.46). Pendant des millénaires, la table du repas a été un rappel visible de la division entre les hommes. C’est à table que la paix de Christ doit maintenant régner de façon visible.

Alors, comment célébrez-vous jour après jour la victoire de notre Roi crucifié et ressuscité? Vos repas sont-ils étranges aux yeux du monde? Vous asseyez-vous pour prendre un repas avec des gens avec lesquels vous n’auriez jamais songé manger? Dînez-vous avec des gens d’autres cultures, nations et classes sociales, dégustant des mets que vous n’auriez jamais goûtés si ce n’est pour l’unité du corps de Christ? Comment votre moment de repas reflète-t-il la paix que Christ a apportée dans ce monde hostile?

Faire preuve d’hospitalité est un combat. Satan vous convaincra, de toutes les façons avant dimanche, que vous n’avez pas le temps de partager votre table avec les autres. Que ce soit à cause de problèmes d’agendas, du sport, de la fatigue ou des contraintes de votre budget, il y aura toujours une raison de ne pas inviter les autres à manger.

Mais l’hospitalité vaut la peine de se battre. Lorsque vous regardez votre cuisine après le repas, qu’elle est pleine de vaisselle sale, d’assiettes empilées, et que votre évier est rempli de casseroles et plats gras, vous pouvez alors réaliser que ce sont là des armes bien utilisées dans la guerre contre les ténèbres. Faites de vos couverts, de vos plats et de vos moules à gâteaux vos armes de choix dans le combat pour étendre le royaume de Dieu.

Chad Ashby est pasteur aux États-Unis, où il vit avec sa femme et leurs 3 garçons. Il est également blogueur.
Article traduit avec autorisation. ©2017 Desiring God Foundation. Site web: desiringGod.org
Merci à Nathanaël Delarge pour la traduction.

Auteur invité

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