L’ADN transculturel de l’Eglise, kesako ?

L’ADN que Dieu a créé pour l’Eglise est l’évangélisation transculturelle.  Cet ADN transculturel, Dieu l’a manifesté de plusieurs manières. Pour ne prendre qu’un seul exemple, le Nouveau Testament a été écrit en grec alors que Jésus parlait l’araméen. Le christianisme est la seule religion dont les textes originaux ont été écrits dans une langue différente de celle de son fondateur. Nos textes bibliques originaux contiennent donc une traduction des propos de Jésus. Quelle confirmation de la nécessité impérieuse de faire des traductions de ce qu’Il a dit dans chaque langue!  

Je viens de citer en vrac un passage du très bon article « La traduction de la Bible et l’ADN transculturel de l’Eglise ». Je vous recommande vivement ces sept pages de Patrick Johnstone pour comprendre que la traduction de la Bible dans les langues locales des peuples n’est pas accessoire pour que l’Evangile soit cru et vécu.

Les grandes lignes de l’article par parties

Le mépris de l’Empire romain pour les autres langues et cultures que la latine et la grecque a participé à un certain échec de la mission de l’Eglise de cet Empire (I).

Le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, composé d’hébreu et de grec est en lui-même un mélange remarquable ; Il nous a donné un commandement concernant tous les peuples ; à la Pentecôte, les disciples ont parlé dans de nombreuses langues connues ; la Bible est un livre unique, on l’a vu plus haut. Autant d’illustrations de l’ADN transculturel de l’Eglise (II).

Très vite, Rome a fait preuve d’une prééminence excessive qui a étouffé d’ADN transculturel de l’Eglise mais on peut distinguer deux réussites dans ce domaine (III). Ce sont l’Eglise celtique et l’Eglise d’Orient. On touche ici à la partie la plus technique de l’article historiquement parlant mais ça vaut la peine. Après l’avoir lu, Saint Patrick, ça ne fait plus (seulement) ressurgir des souvenirs arrosés à la Guinness! On apprend aussi par quels moyens normatifs l’Eglise romaine a éteint l’originalité de l’Eglise celtique. Quant à l’Eglise d’Orient, on voit que si sa force reposait dans sa connaissance de la Bible et son élan missionnaire, elle a souffert de la primauté accordée à la Bible en syriaque.

À travers les exemples des Arabes, des Perses, des Berbères d’Afrique du Nord, des Turcs et des Mongols, on comprend quel est « le prix de ne pas traduire la Bible » (IV). C’est lorsque qu’une « traduction précoce de la Bible et l’intégration de son message dans la culture »  aboutissent que le feu de l’Evangile s’éteint rarement là où il a pris.

Enfin, Patrick Johnstone tire quatre leçons de l’Histoire (V). À lire, notamment pour mieux saisir les enjeux relatifs à la place de la Bible dans les débats culture dominante/minoritaire.

Des ressources sur le sujet:

Myriam J.

A fait une licence d'histoire à la Sorbonne. Elle était une contributrice régulière au blog durant plusieurs années.

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