Jésus peut-il vraiment m’aider dans ma lutte transgenre?

NDLR: À l'occasion de la parution du livre, Dieu et le débat transgenre, de Andrew Walker le 10 mai 2021, nous publions cet article qui est la préface écrite par Sam Allbery.


« C’est la seule façon de ne plus haïr mon corps. »


Nous avions organisé un débat avec des étudiants. Les questions s’enchaînaient sans relâche, à travers un système qui garantissait l’anonymat. Ainsi, chacun avait la liberté de poser n’importe quelle question sans avoir à s’inquiéter. Cette étudiante parlait de son combat contre la dysphorie de genre et prévoyait de subir une opération pour changer de corps. J’ai fait ce que j’ai pu pendant les quelques minutes que j’avais devant moi pour lui montrer l’espoir qu’elle pouvait trouver en Christ. Son corps brisé pour nous, voilà la réponse définitive aux maux que nous fait subir notre corps.


Après cette rencontre, elle m’a écrit pour me remercier. Elle vivait dans une région très conservatrice et c’était la première fois qu’un chrétien lui répondait avec compassion. Tout ce qu’on lui a dit, jusque-là, c’était que Dieu la détestait de lutter ainsi contre son corps.


J’ai l’impression que les gens souffrant de troubles de l’identité sexuelle n’ont qu’une alternative:
• Soit ils doivent accepter aveuglément l’idéologie transgenre, ce qui implique de faire subir à leur corps un processus brutal et irréversible de transformation physique.
 • Soit ils devront constamment vivre dans un corps qui les dégoûte à chaque instant, en sachant que Dieu les déteste aussi par-dessus le marché.


Aucune de ces options n’offre un réel espoir et une vie digne de ce nom, mais elles représentent bien les deux extrêmes autour desquels tourne le débat.


Vous comprenez donc pourquoi je suis ravi que ce livre paraisse. Je connais Andrew depuis plusieurs années. Dieu l’a béni en lui donnant à la fois un grand cerveau et un grand cœur. Il refuse non seulement d’accepter sans broncher la situation dans laquelle se retrouvent tant de personnes dans notre société occidentale, mais aussi l’alternative sans compassion ni espoir qu’on leur propose. Au contraire, il analyse cette question urgente et délicate d’un point de vue véritablement chrétien.


Je ne vois pas de meilleur auteur ni de meilleur livre à recommander sur le sujet. Andrew discerne parfaitement la façon dont notre culture a changé. Il connaît très bien son sujet. C’est un universitaire qui s’est spécialisé en politique et éthique gouvernementales. Rares sont ceux qui, comme lui, savent comment et pourquoi les questions sur le genre ont autant ébranlé notre société. Mais Andrew n’est pas seulement un universitaire. Ce qui le motive, c’est son amour pour les gens. C’est quelqu’un qui fait preuve d’empathie. Il compatit avec ceux qui luttent contre ces problèmes dans leur propre vie. Il écrit avec un cœur de pasteur.


Plus encore, Andrew est un disciple de Jésus et c’est ce qui fait toute la richesse de ce livre. Andrew, lui-même, a été frappé par la tendresse de Jésus envers les pécheurs et ceux qui souffrent. Il a réservé une place de choix, dès le début de son livre, à ces mots qui décrivent si bien Jésus:

Il ne cassera pas le roseau abîmé et n’éteindra pas la mèche qui fume encore.

Matthieu 12.20


Lorsque j’ai interviewé Andrew lors de la première sortie de ce livre, il a dit ceci:

Jésus se sert de l’image d’un roseau fragile pour dire qu’il ne profitera pas de sa position de Seigneur pour nous infliger davantage de stress au point de nous briser. En quelques mots bien choisis et pleins de compassion, Jésus a décrit son ministère auprès des personnes blessées, abattues et sans espoir.


La jeune femme qui m’a écrit après ce débat sur le campus est l’un de ces roseaux abîmés. J’ai beaucoup de joie à dire tout le bien que je pense de ce livre, car le ton et l’approche avec lesquels il est écrit reflètent cette merveilleuse vérité sur Jésus.

Il y a plus. Nous ne sommes pas seulement confiants dans ce que Jésus ne fera pas (casser le roseau abîmé et éteindre la mèche encore fumante). C’est important, certes, mais nous sommes surtout confiants dans ce qu’il fera. Ou plutôt dans ce qu’il a fait:


Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Hébreux 4.15-16

Jésus a été tenté et éprouvé en toutes choses. Non pas qu’il ait tout connu de la part de ce monde déchu. Nous pouvons supposer qu’il n’a pas personnellement vécu toutes les tentations de la même manière que nous. Aucun indice textuel ne laisse penser que Jésus aurait lutté contre la dysphorie de genre. Malgré cela, même si son expérience n’était pas exhaustive, elle était complète. Il a expérimenté la pleine force de ce qui est le plus brisé et tordu. Non seulement il peut compatir avec nous et nous comprendre, mais l’Épître aux Hébreux nous dit que nous pouvons nous approcher de lui et « trouver grâce pour être secourus dans nos besoins ». Jésus peut aider dans le contexte de la dysphorie de genre aussi bien que dans n’importe quel autre contexte. Lisez ce livre et vous verrez comment.


3 ressources pour aller plus loin:


Sam Allberry

Sam Allberry est un pasteur et un orateur international pour Ravi Zacharias International Ministries. Il est aussi éditeur chez The Gospel Coalition et professeur invité à l’Université de Cedarville. Il est l’auteur des livres Dieu est-il homophobe? et Sept mensonges sur le célibat.

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