Pourquoi j’ai demandé pardon au président de RCA

En avril 2015, s’est tenu le Forum des évangélistes1 (FDE) à Yaoundé au Cameroun, auquel j’ai participé en tant que chargé du développement du mentorat et des communautés d’apprentissage de mentors du FDE francophone.

À cette occasion j’ai rencontré le pasteur Anatole Banga, vice-président de l’Alliance Evangélique Centrafricaine qui conduisait une délégation d’évangélistes.

J’ai été bouleversé d’entendre leurs témoignages, apprendre les épreuves traversées par l’Eglise de Jésus et ses serviteurs, victime des Sélékas, groupe armé anti-chrétiens2: églises et maisons brûlées, pasteurs et hommes assassinés, femmes et filles violées, outils de travail et commerces détruits, populations déplacées, etc.

J’ai demandé au pasteur Banga ce qui pourrait constituer une aide pour son pays. « Venez faire un FDE en Centrafrique pour nous encourager à retrouver notre confiance dans notre ministère. »

J’ai suggéré: « Mais pas sans prendre au préalable deux jours pour vous offrir un temps de guérison et de restauration! »

Grâce à Dieu et après bien des hésitations, le FDE de Bangui s’est tenu du 13 au 15 octobre 2016, précédé d’un séminaire de « guérison des cœurs brisés et de réconciliation », les 11 et 12 octobre.

Le dimanche précédent, j’ai eu un entretien avec un pasteur, haut magistrat. Il m’a révélé durant une quinzaine de minutes le rôle de la France en Centrafrique, les méfaits horribles de la colonisation, ses responsabilités dans la situation actuelle de misère, comme dans la guerre civile qui y a sévi il y a 3 ans, et qui perdure sporadiquement.

Depuis l’indépendance dans les années 60, la France s’est arrogé un droit de préemption sur les importantes richesses du sous-sol: pétrole, diamants uranium, etc. (Souvenez-vous des diamants de Bokassa sous Giscard d’Estaing et de l’affaire Areva en 2007). Elle a toujours entravé l’exploitation des richesses du sous-sol pour préserver ses propres intérêts. (Un rapport des Nations Unis est éloquent sur le rôle de la France3.)

Mon interlocuteur a ensuite souligné que la France a joué longtemps sur un deuxième tableau, bien connu: celui des ventes d’armes.

Ce conflit, qui perdure en RCA, a de terribles conséquences pour les chrétiens en particulier. La situation économique du pays et de l’Église de Jésus est catastrophique.

Et j’ai été scandalisé, profondément choqué, déstabilisé.

C’est aussi ce qui explique que beaucoup de centrafricains ont un très fort sentiment anti- français et parfois une haine profonde.

Or j’étais le premier orateur à devoir prendre la parole pour ouvrir les deux jours de séminaire, et traiter le sujet: « Face à la souffrance et l’épreuve. »

Face à la souffrance et l’épreuve.

J’ai compris que je ne pourrais être ni écouté ni entendu par la grande majorité des 350 pasteurs et évangélistes présents.

J’ai demandé au Seigneur de me guider. J’ai commencé mon intervention en disant:
« Je crois que j’ai un double handicap: je suis blanc et je suis français. »

Des dizaines e des dizaines de têtes ont approuvé ostensiblement ce que je venais de dire.

J’ai alors simplement demandé pardon pour les actions graves inadmissibles et révoltantes que mon pays a commises en Centrafrique, et exprimé mes regrets et ma compassion.

Par l’intermédiaire d’un pasteur, j’ai demandé si les chrétiens centrafricains présents pouvaient me pardonner. Il leur a posé la question en Sango, langue vernaculaire, et la réaction a été merveilleuse et bruyante de joie!

Très rapidement les responsables centrafricains ont qualifié ma démarche de pardon « d’acte fondateur du Forum ».

Les deux jours de séminaire ont été essentiellement animés par Albert Mabasi Sindao, pasteur rwandais, délégué par African Enterprise, qui a perdu toute sa famille durant le génocide et qui a traité de manière exceptionnelle, et africaine, les questions de guérison intérieure de pardon et de réconciliation.

Nous avons placé devant l’estrade trois grandes croix en bois, deux pour pouvoir y accrocher des papiers pour confesser ses péchés. Une avec une « Boite à tristesses » pour déposer symboliquement à la croix ses tristesses, deuils, pertes, et toutes souffrances que Jésus seul peut consoler.

Nous avons assisté à de très nombreuses repentances et de nombreuses guérisons intérieures. Certaines personnes sont venues à la croix à plusieurs reprises, même durant les jours suivants.

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La suite du FDE a été un temps profondément béni et encourageant pour les évangélistes centrafricains qui sont repartis particulièrement nourris et encouragés.

Durant la semaine, les Sélékas ont tués plusieurs dizaines de personnes au nord du pays.

Le président de l’AEC4, qui regroupe l’essentiel des 52% de chrétiens évangéliques du pays, nous a partagé que la RCA se trouvait à nouveau au bord de la guerre civile, et que les chrétiens avaient un rôle modérateur essentiel à jouer.

C’est pourquoi il a invité le Président de la République de Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, à assister à la cérémonie de clôture du Forum. Celui-ci est un chrétien convaincu.

Le président de l’AEC m’a demandé si j’étais prêt à renouveler ma demande de pardon, « l’acte fondateur », en présence du Président de la République.

J’ai ainsi eu l’occasion de m’adresser au président de la RCA, ainsi qu’au Ministre de l’Intérieur – fils de feu l’empereur Bokassa, converti à Jésus – pour rappeler comment était né le projet d’un FDE précédé d’un séminaire, et qu’à mon arrivée en RCA j’avais découvert le rôle de la France dans son pays.

Je lui ai demandé pardon en précisant que je n’étais pas mandaté pour cette demande de pardon, que je ne parlais qu’au nom de mes trois collègues européens présents, mais que je m’engageais à expliquer en France la raison de la démarche que j’accomplissais à son égard et les raisons de celle-ci.

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J’ai été ensuite conduit vers le président et nous nous sommes donné une longue accolade sous les applaudissements et les cris de joie des participants. Florent Varak, intervenant français du FDE de Bangui, a longuement prié pour le président alors que je tenais les mains de celui-ci dans les miennes.

Deux jours plus tard, le lundi, plusieurs responsables dont le doyen de la faculté de théologie de l’UEEF, m’ont affirmé que mon geste de demande de pardon avait eu une portée nationale, que mes propos avaient été diffusés sur la radio nationale et que les gens en parlaient dans les quartiers!

Ces frères m’ont dit: « C’est la première fois qu’un français demande pardon. C’est un geste chrétien et un signe d’humilité. »

J’écris ces lignes pour témoigner la fidélité de Dieu et tenir mon engagement d’expliquer, en Europe ou plus loin, pourquoi j’ai effectué, en tant que français, cette demande de pardon envers mes frères et sœurs en Christ de RCA.

Merci de prier pour ce pays, pour l’Église qui souffre, mais qui désire ardemment témoigner du Seigneur, tant dans les affaires de ce pays, que dans l’évangélisation.

À Dieu toute la gloire !

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  1. Le FDE https://forumdesevangelistes.org/ 
  2. https://www.portesouvertes.fr/persecution-des-chretiens/profils-pays/republique-centrafricaine/ 
  3. Making Sense of the Central African Republic, Zed Books, 2015. 
  4. Alliance évangélique Centrafricaine 

Alain Stamp

Comme le dit son compte Twitter @mephibochet, Alain est évangéliste, mentor et auteur. Il est le président de trois organisations: France évangélisation, les éditions BLF et Chantre. Ah oui, il est aussi retraité.

https://twitter.com/Mephibochet

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20 thoughts on “Pourquoi j’ai demandé pardon au président de RCA

  1. Louis Pezzucchi dit :

    Bonjour,

    Ce que vous avez fait est tout à fait honorable.
    Toutefois est-il possible que ce que la France fait dans ce pays puisse se faire sans l’aval et la complicité des autorités locales ? Si la France vend des armes en RCA, qui les achète ?

    1. Alain Stamp dit :

      Bien sur il existe de grand dysfonctionnements dans le leadership de ce pays. Mais cela n’exonère en rien la France de ses responsabilités. A qui la France vend-elle des armes ? C’est la bonne question… est oubliée dès qu’il s’agit de faire des affaires ?

    2. MIRABELLA dit :

      Bonjour cher Alain,
      Merci pour ce beau témoignage de pardon . Vous avez laissé votre cœur vous guider, et c’est ce chemin emprunté qui a touché le cœur des autres présents à ce moment là. Nous sommes nombreux à aspirer personnellement ou collectivement au pardon qui est en fait l’ultime étape avant de pouvoir vivre pleinement l’amour les uns envers les autres. Moi même j’ai mis plusieurs années avant de pouvoir le vivre pleinement dans ma vie, en lâchant prise sur tout le poison du ressentiment qui m’agitait. Aujourd’hui je me sens libéré. Cela a changé mes relations.

      Depuis j’ai fait d’autres découvertes que je souhaite partager :
      Depuis quelques années se développent en France (et à travers le monde) ce qu’on appelle les Cercles de pardon, mis en place par Olivier CLERC .
      Ci joint un extrait qui les définissent :
       » Les Cercles de Pardon ont pour objectif de vous faire vivre
      en deux ou trois heures un très beau rituel de guérison du
      cœur, aussi simple que puissant.
      Un Cercle de Pardon permet à votre cœur de guérir et de se
      libérer des couches de rancune, de tristesse ou de haine qui
      l’empêchent d’aimer pleinement.
      Il vous donne l’occasion de faire œuvre de pardon vis-à-vis
      des autres et de vous-même, y compris par rapport à des
      personnes non présentes, sans avoir à évoquer devant autrui. »

      Je vous invite à en faire l’expérience , il y en a régulièrement un d’organisé dans les grandes villes : se rendre sur le site qui les répertorie : http://www.lesvoiesdupardon.com. puis « Les cercles de pardon »puis agenda

      Mais avant je vous invite à aller sur le site suivant : http://www.lesvoiesdupardon.com/jdp/programme-2015/#toggle-id-5 , vous y découvrirez notamment plusieurs vidéos dont celle de Jean Paul Samputu, qui a perdu toute sa famille dans le génocide Rwandais, c’est un témoignage incroyable. Il ne cesse de témoigner désormais à travers l’Europe.

      Bien sûr je dois avertir que ce n’est pas un site évangélique , mais la spiritualité au sens large, d’autres spiritualités y sont accueillies.

      Bien fraternellement Samuel MIRABELLA

  2. PEREZ dit :

    Soyez béni, cher frère,

    nous sommes assez nombreux à savoir que les Gouvernements français de droite comme de gauche agissent de manière inique sur le continent africain et cela est scandaleux et encore davantage à nos yeux de chrétiens. J’aime profondément les africains et votre conduite honore le Seigneur et honore l’Eglise de Jésus-Christ qui ne peut rester insensible à de tels actes. Que le Christ béniwsse abondamment ce pays de Centrafrique et y produise une Grande Moisson pour son Royaume et guérisse les coeurs meutris, c’est un beau sujet de prière.

    1. Alain Stamp dit :

      Merci ! Je crains que beaucoup ignorent la responsabilité de notre pays. C’est pourquoi je me suis engagé devant devant les responsables de RCA à expliquer le sens de ma démarche.

    2. Ndjendole dit :

      C’est une excellente démarche frère de faire ce geste. A qui irions nous? Répondaient les disciples à Jésus dans l’évangile de Jean. Les centrafricains se posent aussi la même question aujourd’hui. C’est la France qui a été chez nous pour nous coloniser. Mais les relations qu’entretiennent les autorités ne sont pas équilibrées. Nous ne demandons pas à être comme la France. Mais quand même un minimum il faudrait que la France lève quand même un pied sur les nombreuses ressources minières du pays pour que au moins une d’elles soit exploitée? Malheureusement toute iniative dans ce sens est rapidement étouffée. Combien de président de la RCA sont évincés du pouvoir de façon abracadabrantesque? Résultats : guerre civile dans le pays, les citoyens sont montés les contre les autres sous différentes formes d oppositions. Jadis les sudistes contre les nordistes et aujourd’hui chrétiens contre musulmans. Bref si votre geste pourrait être compris en haut lieu de la politique ce serait bien.
      Vers qui les centrafricains iront?

    3. Alain Stamp dit :

      Merci bien, oui la France porte une lourde responsabilité vis à vis de plusieurs pays d’Afrique, et comme l’a dit le président de l’Alliance évangélique centrafricaine, c’est l’Eglise de Jésus qui doit être un vecteur pour la réconciliation. Comme en Afrique du Sud par exemple : on parle peu du rôle des évangéliques.

    4. Ndjendole dit :

      Tout à fait! L église centrafricaine a un grand rôle à jouer dans la Réconciliation nationale. Mais le problème est que la crise n’est pas terminée. Je ne suis pas en train de dire que l église doit attendre la fin des hostilités pour pouvoir travailler. Mais je voulais dire que chaque jour de nouveaux cas s’ajoutent. Les blessures saignent encore alors comment peut on dire à cette personne de se reconcilier ? Chaque jour que Dieu fait, des assassinats de perpétuent. Les responsables meme de l’église sont insécurité alors comment iront ils parler aux gens? Vous citez le cas d’Afrique du Sud. Certes un cas d’école. Mais chez eux, la crise a pris fin et donc ils avaient le temps et surtout la possibilité de circuler pour parler aux gens. Ensuite, un homme d’État très respectable a su assurer un leadership et un management politique correcte pour conduire la phase de réconciliation. En Centrafrique, il y a trop d’interférences, beaucoup d’enjeux politiques et stratégiques qui rendent pénible le processus. Déjà la classe politique centrafricaine ne parle pas à coeur ouvert, elle n’est pas unie. Il n’y a pas un idéal à suivre, ce qui fait que l’extérieur exploite la situation. En tout cas, il y a de choses à dire sur ce pays qui meurt au vu et au su de tout le monde.
      Ma prière est que Dieu prend pitié de nous et qu’ Il nous aide à nous en sortir au mieux ceci à cause de Son Nom qui est prononcé sur ce pays. Merci pour votre séjour et merci pour le travail abattu à Bangui. Que Dieu vous bénisse.

    5. Alain Stamp dit :

      Je suis d’accord avec vous. La crise n’est pas terminée. Les chrétiens jouent cependant leur rôle, pleinement conscients. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison que le président de l’Alliance évangélique a invité le président de la République à la cérémonie de clôture du FDE, et qu’il a eu ces mots : l’Eglise a un rôle important à jouer dans le réconciliation nationale. Prions pour elle !

    6. Alain Stamp dit :

      Merci pour vos encouragements. Prions pour la RCA

  3. Gangloff Matthieu dit :

    Bonjour Alain,
    Je veux t’encourager et te remercier d’avoir fait cette démarche si puissante de reconnaitre les injustices de notre pays. Je prie pour que ta démarche soit suivie d’une autre démarche, celle-ci officielle de nos autorités. En tous les cas, et quoi qu’il arrive, ta démarche aura permis de reconnaitre ces atrocités et tu as posé effectivement, par la grâce de Dieu, un geste puissant pour que des français puissent continuer d’agir en RCA. Merci.
    Matthieu

    1. Alain Stamp dit :

      Merci Matthieu pour tes encouragements, je suis encouragé par la réactions de frères et soeurs ici en France qui se solidarisent avec mon geste. Je pourrais le dire aux frères et soeurs centrafricains quand j’y retournerais. Il y aura ainsi une suite ! Gloire à Dieu

  4. Malia dit :

    Merci à TPSG d’avoir publié ce témoignage qui m’instruit sur des choses que je ne savait pas auparavant. Que Dieu continue de nous utiliser pour être des ambassadeurs de paix. Merci Alain pour ce témoignage puissant. Que Dieu continue de guérir ces pays africains et de leur montrer qu’Il est un Dieu compatissant.

    1. Merci Malia d’avoir pris le temps de nous encourager et remercier. Oui, on tellement besoin de grâce.

  5. Nico dit :

    Le pardon est au coeur de l’Evangile, c’est la base de notre vie, de notre message. Vous avez donc vécu une belle expérience de l’Evangile, et les personnes auxquelles vous vous êtes adressées avaient clairement besoin d’entendre des paroles de réconfort et de réconciliation.
    Cependant, sur la forme j’ai du mal à comprendre le sens de demander pardon pour quelque chose dont on n’est pas responsable. Comme vous l’avez bien écrit, vous ne représentiez que vous-même. Si vous aviez représenté les évangéliques de France, pourquoi pas, et encore ça n’aurait eu que peu de sens vu qu’une part très importante de nos frères et soeurs dans notre pays sont d’origine africaine et que notre poids politique est de toute façon quantité négligeable. Simplement dire que vous vous dissociiez de la politique de notre pays, que vous étiez attristés et choqués, que vous souffriiez avec eux, etc… c’est indispensable ! Mais demander pardon, c’est autre chose car cela présuppose un tort personnel.
    A noter que la haine anti-française est basée sur un comportement scandaleux de nos gouvernements successifs, mais qu’elle est souvent attisée, amplifiée et instrumentalisée par des politiciens locaux qui cherchent à détourner la population de ses difficultés quotidiennes.
    La seule chose dont vous seriez éventuellement coupable, c’est de ne pas vous être intéressé plus tôt aux tenants et aboutissants de la politique extérieure de notre pays en RCA et dans bien d’autres pays et d’être ainsi resté silencieux, mais c’est malheureusement le cas de bien des gens dans nos Eglises…
    Bref, que le Seigneur vous bénisse et que votre démarche de réconciliation fasse tache d’huile et puisse permettre au peuple du Christ dans le monde d’être plus uni et aimant !

    1. Alain Stamp dit :

      Vous répondez vous même à votre question. Oui le comportement de la France est scandaleux, oui les personnes présentes avaient besoin d’entendre des paroles de pardon. Pensez-vous que dire je me dissocie… je suis attristé… soit la même chose ? Et oui je suis coupable d’ignorer des faits inacceptables dans plusieurs pays d’Afrique. Je crois que les chrétiens doivent être des exemples en matière de pardon et de réconciliation. D’ailleurs c’est la repentance des chrétiens qui a été à l’origine de la réconciliation entre le Japon et les USA. Et puisque je n’étais pas mandaté, je me suis engagé à expliquer ma démarche en France et plus loin. (Ce qui a été vivement applaudi par les participants) Depuis plusieurs chrétiens français m’ont fait savoir que j’avais parlé en leur nom et que mes paroles étaient les leurs. Gloire à Dieu. Fraternellement

    2. Manu W. dit :

      Cela me fait penser à l’église catholique qui vient de demander pardon pour les actes de pédophilie de certains de leurs prêtres.
      L’église en elle-même n’est pas responsable non plus. Mais par sa démarche, elle contribue à la reconnaissance et à la restauration des personnes blessées. Un évêque a appelé « à sortir du trop long silence coupable de l’église et de la société à entendre les souffrances des victimes. Pas d’excuses ou de demi-mesures parce que l’évangile ne transige pas ». (cf. un très bon article dans Le Figaro).

      Mais à quand cette attitude chez les évangéliques, qui sur certaines affaires peu honorables de viols et d’adultères, restent silencieux devant la souffrance des victimes, préférant l’accompagnement du coupable plutôt que l’écoute des victimes ?
      Entendrons-nous un jour comme l’a dit cet évêque : « Nous avons manqué de miséricorde, nous n’avons pas assez écouté ces victimes comme elles l’attendaient, ni accompagné ceux qui se sont sentis trahis ».

  6. Teddy Elvis Mapouka dit :

    Bonjour, moi même en tant qu’évangéliste de par la grâce et le privilège que le Tout Puissant m’à accordé, je rends grâce à Dieu pour cette démarche accomplie de pardon .
    Car avec le temps qui court et la venu du Messi qui est proche et certaine, la repentance sincère est le seul moyen qui ouvrira des portes à la paix et à une bonne cohésion entre centrafricains.
    Et cette paix ne viendra que de Dieu et par les chrétiens.
    Que le Seigneur vous bénisse.
    J’aimerais entrer en contact avec vous ,si cela est possible .

    1. Alain Stamp dit :

      Merci pour votre encouragement… Gloire à Dieu

  7. Super témoignage, merci @alainstamp:disqus ! (Matt)

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