3 femmes de foi qui ont marqué l’histoire

Chaque année le 8 mars, la journée de la femme est consacrée aux éloges de celles qui ont militées pour les droits civiques dans le monde entier. L’occasion est trop belle pour mettre à l’honneur quelques femmes chrétiennes souvent méconnues, qui ont impacté l’Eglise. Elles nous ont précédées dans ce bon combat de la foi. Voici 3 femmes de foi qui nous révèlent des expressions authentiques et inspirantes de la foi chrétienne que nous professons.

1. Catherine Zell, la foi coûte que coûte


Prenez en toute circonstance le bouclier de la foi

Ép 6.16

« C’est au matin du quatrième jour que la peste était entrée chez Martin Bucer et avait frappé d’un seul coup trois enfants… Revêtue de ma cape, j’avais placé en mon panier dix pommes et des œufs et j’avais couru chez Elisabeth… La contagion frappait ou épargnait à sa guise et je ne prenais pas de grands risques supplémentaires en allant vers cette famille éprouvée. Au presbytère de Saint-Thomas je trouvai les trois petits, morts déjà, les uns après les autres, gisant encore en travers des lits. Elisabeth errait dans la pièce et répétait qu’elle allait perdre la foi… »*

Il y a ces moments où les circonstances nous accablent et où la foi semble se détacher de nous. Elisabeth, femme de réformateur protestant, mère engagée dans la foi, est au chœur d’un chaos indescriptible. Certaines épreuves viennent ébranler nos certitudes et remettre en question des années de foi chrétienne.

Dans la suite du récit, la femme « à la cape », Catherine Zell, va mettre sa foi en action. Elle saisit un vieux recueil de prières et attire sa sœur dans la présence réconfortante et sécurisante de Dieu. Elle va faire ce qu’Elisabeth n’a pas la force de réaliser elle-même. Lever les yeux vers celui qui a vaincu la mort. Après ces lectures, Elisabeth retrouvera assez de courage pour se relever et continuer de vivre.

Cette brève histoire, nous apprend une manière de mettre notre foi en action: en proclamant les vérités bibliques. Nous ne devons pas blâmer nos circonstances, mais aller à Dieu avec notre souffrance. Lui seul nous donnera la force pour la suite du chemin. Lui seul peut ranimer notre foi et la nourrir d’espérance. Lui seul peut nous donner de voir au-delà de notre misère.

2. Marie Durand, la foi résistante

Pour cette raison même, faites tous vos efforts afin d’ajouter à votre foi la qualité morale, à la qualité morale la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété l’amitié fraternelle, à l’amitié fraternelle l’amour.

2 Pi 1.5-7

Marie Durand était la plus jeune des prisonnières de la Tour de Constance. Confinée pendant 38 ans pour avoir commis le crime d’être la sœur d’un pasteur huguenot, elle ne s’est jamais résignée à renier sa foi pour accéder à la liberté. Yves Krumenacker précise que:

« Elle soutient celles qui se découragent, tente d’empêcher les abjurations qui, pourtant, permettent la libération, et devient l’âme de la résistance face aux pressions catholiques, au point qu’on lui attribue, sans aucune preuve, la célèbre inscription « Résister » gravée sur le mur de la margelle de la prison. »

L’histoire raconte que cette inscription « Résister » devait servir à susciter l’espoir et la persévérance pour les prisonnières qui arriveraient dans cette fortification.

Marie Durand aussi se trouvait dans des circonstances difficiles et aurait pu crier à l’injustice. Au lieu de cela, elle a saisi l’occasion de mettre sa foi en action pour s’opposer aux pressions religieuses, morales et psychologiques qui lui étaient imposées.

Cette huguenote bien connue nous montre une autre manière de mettre notre foi en action: en résistant. Résister au sournois désir d’abandonner la foi quand les vents sont contraires. Résister aux pressions du monde qui nous entoure et qui voudrait nous faire abandonner notre amour pour Dieu. Résister aux ruses du diable qui veut paralyser notre foi. Résister à tout ce qui nous attache aux choses visibles alors que nous sommes déjà assises dans les lieux célestes avec Christ.

3. Thérèse d’Avila, la foi pieuse

Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.

Mt 21.22

Thérèse d’Avila était une femme de piété. Elle a découvert à travers sa vie de prière, l’immensité du Dieu qui animait sa foi. Elle décrit la prière ainsi: « Elle n’est, à mon avis, qu’un échange intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé. »

Avec profondeur et émerveillement, Thérèse témoigne d’une foi en un Dieu qu’elle apprend à connaître chaque jour un peu plus. Ses 2 heures de méditations quotidiennes nous montre à quel point sa foi était enracinée en un Dieu qu’elle connaissait personnellement. Elle ne doutait pas car
elle connaissait l’auteur de sa foi.

Avec ses mots, Thérèse encourage ses sœurs à s’attacher à Dieu: « Que votre désir soit de voir Dieu; votre crainte: de le perdre; votre douleur: de ne le pas posséder encore; votre joie: de ce qu’il peut vous tirer à lui, et vous vivrez dans un grand repos »

Thérèse d’Avila nous montre encore une autre manière de mettre notre foi en action: en cultivant une vie de prière sincère et profonde. Prier sans cesse, demander avec foi, confesser avec humilité, supplier avec confiance, craindre avec amour, attendre avec paix, espérer sans rien redouter.

La Bible aussi nous montre des modèles de femmes de foi qui nous inspirent. Par exemple, c’est par la foi que Sara a donné naissance à Isaac, malgré son âge avancé, parce qu’elle a cru à la fidélité de celui qui avait fait la promesse (Hb 11.11).

La foi, ce merveilleux cadeau que Dieu nous a donné pour combattre, pour croire en ses promesses, pour voir ses bénédictions, pour espérer la vie après la mort. Cette foi qui a animé celles qui nous ont précédé (2 Ti 1.5). Cette foi qui nous fait désirer une meilleure patrie, céleste et glorieuse (Hb 11.16). Cette foi, plus précieuse que l’or (1 Pi 1.7). Cette foi, que nous chérissons, gardons-la (1 Ti 3.9). Alors nous pourrons peut-être, comme Paul, dire au soir de notre vie: 

J’ai combattu le bon combat, j’ai terminé la course, j’ai gardé la foi, désormais. Désormais, la couronne de justice m’est réservée. Le Seigneur, le juste juge, me la remettra ce jour-là , et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront attendu avec amour sa venue.

2 Ti 4.8.

Je souhaite une belle journée à toutes les femmes de foi.

* Catherine Zell la rebelle de Dieu, de Florent Holveck.


3 ressources pour aller plus loin

Aurélie Bricaud

Depuis plusieurs années, Aurélie est engagée dans un ministère auprès de la jeunesse. Après s’être formée à l’accompagnement spirituel, elle souhaite encourager les chrétiens à persévérer dans une vie de piété qui contient des trésors insoupçonnés. Elle est mariée à Sylvain, ils ont deux enfants, et ensemble ils dirigent Teen Ranch, un centre de vacances chrétien.

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