Et si nous profitions du mois de ramadan ?

Et si nous profitions du mois de ramadan qui s’ouvre aujourd’hui pour mieux comprendre la religion des musulmans ? Je regrettais récemment de ne quasi-rien connaître de l’islam et de la civilisation qu’elle a engendrée et j’entends parfois la même chose de la bouche d’amis chrétiens, ou humanistes.

Ma foi en Jésus qui dit : «Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.» (Jn 14.16) n’est pas un frein pour mon souhait de savoir davantage en quoi croient d’autres hommes. Et, ce n’est que mon humble avis, ça ne devrait l’être pour personne ! C’est pourquoi je propose chaque vendredi de ce mois de ramadan de découvrir un livre, un penseur ou une réflexion en lien avec l’islam et les musulmans. Je ne sais pas encore tout à fait où j’explorerai mais je pense qu’un topo sur le Coran, une recension du livre de Dounia Bouzar, Ça suffit ! et quelques grandes figures de l’islam seront au programme.

Mais, pourquoi le vendredi ?

Eh bien, parce qu’il faut quand même que je catéchise le mardi, pardi ! Non, plus sérieusement. Le vendredi est le jour sacré de la semaine musulmane [1]. Pivot de la semaine, ce jour est encore appelé «jour de la réunion» en raison de la prière commune, accompagnée d’un enseignement donné par l’imam. La sourate LXII l’évoque :

« O croyants ! lorsqu’on vous appelle à la prière du vendredi, empressez-vous de vous occuper de Dieu. Abandonnez les affaires de commerce ; cela vous sera plus avantageux, si vous saviez ! » (L’Assemblée, LXII, 9)  [2]

Abou-Horaïra, nous rapporte des paroles du prophète à ce sujet :

« Lorsque vient le jour du vendredi, les anges se tiennent debout à la porte de la mosquée. Ils inscrivent le premier arrivé, puis le deuxième (et ainsi de suite). Celui qui vient de bonne heure est comme celui qui fait l’aumône d’une chamelle grasse, puis (successivement) comme celui qui fait l’aumône d’un bœuf, puis d’un bélier, puis d’une poule, puis d’un œuf. Quand l’imam sort, les anges ferment leurs registres et écoutent la mention de Dieu. »  [3]

Le ramadan, quatrième des cinq piliers de l’islam

« Le mot de « Ramadan » vient du nom du neuvième mois du calendrier islamique, et implique le respect d’un ensemble d’obligations religieuses visant à célébrer un événement central dans la vie du croyant musulman : la révélation du Coran. D’un point de vue linguistique, la racine ramida signifie en arabe « être brûlant » (concernant un astre, ou le soleil) ; et irtamada signifie l’action de se consumer. Le mot « Ramadan » fait donc également référence au fait de brûler ses péchés par l’intermédiaire du jeûne et de l’abstinence. […] Il implique également, de l’aube au coucher du soleil, de ne pas fumer, avoir de relations sexuelles, et éviter d’avoir un comportement violent, de médire, ou encore de proférer des injures. Il vise ainsi à rapprocher le comportement de tout musulman des principes originels de l’Islam.» [4]

[1] Voir Chebel, Malek, Les symboles de l’Islam, Editions Assouline, 1999, Paris, au chapitre 14 « le vendredi, jour sacré de la semaine musulmane ».

[2] Le Coran, trad. de Kasimirski, GF Flammarion, 1970, Paris, p. 435

[3] El-Bokhari, Les Traditions islamiques, t. 1, éd. Adrien Maisonneuve, 1984, Paris, p. 303

[4] Extrait d’un article de la revue de Téhéran consultable en intégralité : « Le Ramadan, mois de la révélation« .

Myriam J.

A fait une licence d'histoire à la Sorbonne. Elle était une contributrice régulière au blog durant plusieurs années.

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