Le confinement: un bon plan pour grandir et faire du bien?

Alors que nous affrontons la plus grande pandémie mondiale de notre génération, en quelques heures, le quotidien de millions de personnes vient de basculer. S’inquiéter ou espérer, telle est la question. Pour faire de ce temps un peu spécial, une occasion en or pour fortifier nos cœurs, je vous partage 4 conséquences positives du temps de confinement.

1. Le COVID-19 ou la parabole du bon samaritain

Nous ne sommes pas seuls sur cette planète. Il y a des chinois, des italiens, des espagnols, des américains, et d’autres encore qui vivent la même tragédie que nous. Certains sont-ils meilleurs que d’autres? Certains gouvernements ont-ils pris les bonnes mesures et d’autres les mauvaises? La question qui devrait nous occuper à l’heure actuelle est: Seigneur, comment puis-je faire la différence, dans un monde qui se réfugie dans l’indifférence? Notre bon berger nous invite à être sel et lumière là où il nous a placé, à vivre dans le monde qu’il a créé et qu’il aime d’une manière qui le révèle.  

Il existe différents moyens d’être confinés sans être absolument hermétique à la détresse de l’autre:

  • On peut avoir une liste de personne à appeler quotidiennement pour prendre de leur nouvelles et prier avec eux. Dieu entend aussi les prières par téléphone!
  • Quand nous faisons nos courses, nous pouvons penser à ceux pour qui un déplacement serait potentiellement fatal.
  • Lorsque nous croisons quelqu’un, nous pouvons lui sourire, et lui dire bonjour.
  • Si nous recevons une informations « médicale », on vérifie qu’elle soit vraie avant de la transférer à tous ses contacts.
  • Notez des adresses mails, et diffusez la parole de Dieu de manière dématérialisée pour communiquer l’espoir, et annoncer l’Evangile à ceux qui ne le connaisse pas.
  • Prions pour nos gouvernements, quel que soit notre sensibilité politique. Peut-être que Dieu parlera à leur cœur à travers cette crise.

La force du peuple de Dieu est de témoigner de l’amour divin partout, envers tous, et en toute circonstance. Même si cela est difficile, même si nous passons pour des fous, aimons. 

« Tout comme le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour » Jn 15.9

2. Le COVID-19 nous donne de compter sur l’essentiel

Cette pandémie mondiale nous dépouille de toutes nos assurances humaines et volatiles. Où sommes-nous en sécurité? Quand tout cela sera-t-il terminé? Si la peur nous environne, et que nous traversons la vallée de l’ombre de la mort, nous devons nous rappeler que l’Eternel règne sur le monde, comme sur nos vies respectives. 

Edward T. Welch propose 7 semaines de réflexions sur l’anxiété dans un très court ouvrage que je recommande vivement: Quand je suis dans la crainte. Dans la dernière semaine, il propose de s’approprier le Psaume 46. Voilà un beau texte, que l’on peut lire seul (ou à plusieurs) et qui redonne du courage à ceux qui ont les jambes qui vacillent:

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours toujours présent dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, quand les montagnes sont ébranlées au cœur des mers et que les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes… L’Eternel, le maître de l’univers, est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une forteresse. » 

Vous pouvez facilement remplacer le nous par le moi. Le dire à voix haute aide à le vivre vraiment. L’Evangile est le meilleur remède contre la peur du lendemain.

3. Le COVID-19 VS la Bible

Peut-être avez-vous choisi d’activer toutes les notifications flash infos, suivre en boucle BFM TV, aller sur le site de l’ARS quotidiennement. Ne nous leurrons pas, si nous avalons à longueur de journée des statistiques de mortalité dramatiques, des vidéos de magasins vides, des cercueils à perte de vue, où des théories conspirationnistes surréalistes, nous allons sombrer dans l’anorexie spirituelle. 

Nous avons un choix à faire: nous nourrir de la Parole de Dieu, des promesses de notre papa céleste, de la force de l’évangile, ou nous laisser ballotter au gré des informations tantôt pessimistes, tantôt optimistes. Notre moral devrait-il dépendre d’une courbe épidémique?

« Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier. » Ps 119.105

Tout est une question d’équilibre. Il est important de suivre l’actualité, surtout en ce moment, pour vivre en conformité avec nos autorités. Que cela ne soit tout simplement pas au détriment de la plus belle source d’information divine. Persévérons dans la prière, la foi, la méditation et la piété. Et n’oublions pas, il y aura un après COVID-19.

4. Le COVID-19 éveille notre vigilance

Le Seigneur reviendra peut-être pendant le COVID-19 ou après. Qui sait? En tout cas, cela ne devrait pas fondamentalement changer la disposition de notre cœur. Nous n’attendons pas la fin d’une épidémie, nous attendons le retour de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi patientons d’une manière active, axée sur Christ, en veillant sur notre cœur. Nous voilà devant une belle occasion de ralentir le rythme de notre vie et de prendre le temps pour de bonnes choses:

  • Sanctifier nos relations familiales.
  • Changer radicalement, dans les domaines que nous connaissons que trop bien.
  • Transmettre à nos enfants ce qui est précieux.
  • Cultiver nos relations fraternelles.
  • Prendre (enfin) de bonnes habitudes: cultes perso, formations à distance, lectures.

En réalité notre plus grand défi (et nous avons du temps pour cela) est de faire de ce confinement une occasion de révolutionner notre vie personnelle, familiale, ecclésiale, fraternelle. Saurons-nous la saisir? Chaque jour de confinement, est un jour de grâce.

« Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie… » Ps 23.6.

Aujourd’hui c’est le COVID-19 qui nous préoccupe, mais demain, quel nouveau fléau nous envahira? Nous sommes les résistants du 21ème siècle, porteurs d’espoirs dans une ambiance ténébreuse. Que nous puissions encore compter sur Dieu, vivre au pied de la croix, boire à la source de l’Evangile, et espérer en toute circonstance. L’apôtre Pierre nous y exhortait ainsi:

« C’est qu’aux yeux du Seigneur un jour est comme 1000 ans et 1000 ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme certains le pensent; au contraire, il fait preuve de patience envers nous, voulant qu’aucun ne périsse mais que tous parviennent à la repentance. » 2 Pi 3.9


3 ressources pour aller plus loin sur le sujet:

Aurélie Bricaud

Depuis plusieurs années, Aurélie est engagée dans un ministère auprès de la jeunesse. Après s’être formée à l’accompagnement spirituel, elle souhaite encourager les chrétiens à persévérer dans une vie de piété qui contient des trésors insoupçonnés. Elle est mariée et mère de deux enfants.

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