Comment réagir aux caricatures de Jésus?

Si l’on part du point de vue d’une vision du monde chrétienne, il y a quelques questions vraiment importantes que nous devons considérer. Premièrement, le problème du blasphème. L’Islam considère le blasphème comme un crime capital et définit le blasphème comme une insulte au Coran, à l’Islam et plus précisément et personnellement, au prophète Mahomet. Le Christianisme aussi a un problème avec le blasphème, mais comme crime spirituel – comme un péché contre Dieu, pas comme un problème concernant la loi civique.

En fait, les chrétiens reconnaissent que Jésus lui-même a souffert des insultes et de blasphème à son encontre. Plus encore, Christ a dissuadé l’Église d’utiliser la violence quand il a demandé à Pierre de ranger son épée. Christ n’a pas condamné ceux qui le blasphémaient en incitant à la violence, mais au contraire il a accepté le blasphème comme faisant partie de la souffrance qu’il était appelé a endurer. Il y a différence incroyable entre le blasphème du point de vue de la vision du monde chrétienne et la vision du monde musulmane.

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Il est très important que les chrétiens comprennent que ce n’est pas notre responsabilité de défendre l’honneur de Jesus-Christ. Comme la Bible le dit, Christ le fera lui-même. Notre responsabilité est d’être des témoins de Christ et, en suivant son exemple, de supporter le mépris quand c’est nécessaire. Pour cette raison, les chrétiens soutiennent la liberté d’expression, en la considérant comme étant un droit humain fondamental et pas comme étant donné seulement par un état séculier. Plutôt, la liberté de conscience et d’expression sont liées dans le fait que Dieu nous a créé dans sa propre image. Les chrétiens doivent donc défendre la liberté d’expression en même temps que nous sommes engagés dans la sphère publique et sommes des témoins de la royauté de Christ.

En tant que chrétiens nous savons que tous les mots – bien sûr tous les mots blasphémateurs – passeront en jugement devant Dieu. Il n’y a absolument pas de quoi se réjouir des blasphèmes. Mais, même en tant que chrétiens qui comprenons les graves conséquences du blasphème, nous ne considérons pas qu’il est de notre responsabilité de punir les blasphémateurs. C’est une question très importante, et il nous faut nous souvenir de l’exemple de notre Seigneur Jésus-Christ.

Extrait tiré d’un article paru sur le site internet de Al Molher.

Dr. R. Albert Mohler

Albert Mohler est président du Southern Baptist Theological Seminary, l'une des plus grandes écoles de théologie au monde. Théologien d'influence, cité dans de nombreux médias, il est auteur de plusieurs ouvrages et publie régulièrement des article sur son blog et sur twitter.

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