C’est qui ?

Christine_de_pisanC’est qui, qui ? La dame dont j’ai choisi une représentation en avatar ! Si elle ne faisait pas virtuellement partie de l’équipe, je n’en aurais sans doute jamais parlé. Mais, je viens de lire quelque chose à son sujet et je me suis dit que ça pourrait être l’occasion de vous la présenter…

De ces femmes qui ont étudié l’Ecriture sainte, l’ont enseignée à d’autres femmes, ont aimé et servi leur famille, et ont donné leur vie par amour pour Dieu, Diana Lynn Severance a eu l’idée de retracer l’histoire (dans Feminine Threads: Women in the Tapestry of Christian History, 2011). De Marie, la mère de Jésus, à Edith Schaeffer, en passant par Blandine, la martyre de Lyon, Claire d’Assise, Julienne de Norwich, Idelette Calvin, Marie Dentière, Anne Bradstreet, Sarah Edwards ou encore Pandita Ramabai, autant d’exemples de ce que sont les fruits de la grâce de Dieu dans une vie et d’encouragements à se donner à Lui.

Bon, franchement, Christine de Pisan n’est pas la meilleure de toutes. Mais, en attendant une recension plus objective, voici les quelques mots de Severance sur celle dont j’ai volé l’image.

Christine de Pisan (env. 1363- env. 1431) est la première femme écrivain à avoir vécu de sa plume en Europe. Bien que née en Italie, Christine a grandi en France. Son père y était l’astrologue et le physicien du roi Charles V. Elle s’est mariée à seize ans et a donné naissance à trois enfants. Cependant, après le décès de son époux, elle est subvenue à ses besoins grâce à ses écrits. La Cité des damesson oeuvre la plus connue, prend le parti des femmes en réponse aux attaques satiriques de Jean de Meung dans le Roman de la Rose. Bien que les féministes aient souvent revendiqué Christine comme l’une des leurs, son travail épouse en fait les valeurs chrétiennes des thèses dites complémentaristes de nos jours. Christine a fait l’éloge des femmes chastes, humbles, croyantes, et obéissantes à l’autorité – que ce celle de leur mari, de l’Eglise, ou du gouvernement. Et, si elle n’a pas appelé les femmes à une vie publique héroïque, elle a écrit qu’elles pouvaient servir encore plus efficacement en contemplant et observant la Loi de Dieu. 

Pour aller plus loin :

Myriam J.

A fait une licence d'histoire à la Sorbonne. Elle était une contributrice régulière au blog durant plusieurs années.

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