7 choses que j’ai apprises après avoir été évangélisé par un musulman

Quelques leçons à retenir quand on annonce l'Évangile à autrui.

Cette année, mon ami M. a essayé de me convertir à l'islam. C'est une personne chaleureuse, énergique, enthousiaste et un musulman passionné. Pour lui, l'islam est la religion parfaite et Mahomet était la personne la plus accomplie. J'ai beaucoup appris par le fait d'avoir été évangélisé par lui.

Cet article est ma tentative de repenser l’expérience et de synthétiser la façon dont elle s’applique aux chrétiens qui veulent parler de Jésus d’une manière convaincante et engageante. Ainsi, avec chaque observation, j’ai essayé de faire ressortir en quoi elle pouvait être perspicace pour nous en tant que chrétiens.

1. M. semble être plus familier avec les livres qui parlent de l’islam qu’avec le Coran lui-même.

Il ne m’a pas encouragé à le lire ni même à feuilleter les Hadiths. Je me demande s’il connaît vraiment le Coran, ou même s’il lui fait assez confiance pour croire que ce texte pourrait m’interpeller.

Leçon: Je dois continuellement ramener mon interlocuteur à la Bible. La tentation est de lire et de parler de livres qui traitent du christianisme plutôt que de la Bible elle-même. Si je fais cela, je communique inconsciemment que je ne pense pas que la Bible soit vraie, puissante ou convaincante.

2. Quand j’ai demandé à M. quel est l’avantage pour moi de devenir musulman, il a répondu qu’il n’y en a pas.

Cela ne changeait rien pour lui si je devenais musulman, et il n’avait aucune raison impérieuse pour que je le devienne. Ainsi, même s’il était catégorique sur le fait que je devais me convertir, il ne pouvait pas expliquer pourquoi je devais le faire. Il n’avait certainement rien d’intéressant à offrir.

Leçon: Je dois être convaincu du bénéfice de devenir chrétien. Je dois être capable d’exprimer clairement pourquoi quelqu’un devrait devenir chrétien et ce qu’il gagnerait à le faire. J’ai besoin d’être enthousiaste à propos de l’expérience positive d’être chrétien, et non pas seulement de montrer à quel point je suis engagé.

3. Chaque fois que je créais une diversion comme « les femmes sont opprimées dans le Coran », il me suivait à grands pas.

Peu importe ce dont il parlait, il était dérouté et nous perdions le fil de la conversation. Ainsi, même s’il semblait avoir un but en tête, mon interlocuteur était facilement distrait, et nous n’atteignions jamais l’objectif qu’il semblait se donner.

Leçon: Il est vital de faire la distinction entre les sujets importants et les faux-fuyants, lorsque j’explique la foi en Jésus. Je dois trouver un moyen de répondre aux questions « piège » sans m’y enliser. Cela signifie aussi qu’il faut être en mesure de discerner s’il s’agit d’une question cruciale pour la prise de décision de mon ami, ou tout simplement d’une question dont il a entendu parler, qui lui traverse l’esprit.

4. Chaque fois que je lui posais une question controversée, M. m’indiquait une autre ressource à lire.

Finalement, j’ai été submergé par le nombre de textes qu’il voulait que je lise. Cela me déplaisait qu’il me demande de lire des quantités abondantes de textes et qu’il me pose des questions sur le nombre de pages que j’avais lues à chaque fois que nous nous rencontrions.

Leçon: Je dois être très judicieux quant à la quantité de lectures que je demande à quelqu’un de faire. Après avoir clarifié si la personne aime lire, je dois vérifier si elle aimerait lire un document en particulier que je lui propose. Après lui avoir prêté ou envoyé ce dernier, il est utile de lui donner la permission de ne pas le finir s’il ne l’apprécie pas. Avant tout, je dois communiquer que ce que je veux vraiment que la personne lise, c’est la Bible. Cela pourrait signifier que la seule lecture qu’une personne fait se déroule pendant le temps de notre rencontre, et ce n’est pas grave!

5. M. semblait certain que s’il remportait toutes ses argumentations, je me verrais contraint de devenir musulman.

Nous avons donc discuté de détails insignifiants avec la même intensité que des idées majeures. Fréquemment, je me suis retrouvé à exclamer avec dépit: « Tu n’écoutes pas! » Il ne semblait pas remarquer que mon niveau de frustration augmentait. (Ce n’est pas un trait musulman, c’est plutôt un type de personnalité.)

Leçon: Il est important d’avoir une conscience aiguë de la dynamique relationnelle. Remporter la discussion n’est que la moitié de l’échange. Personne ne se convertit volontairement si son point de vue n’est pas reconnu.

6. M. s’est lié d’amitié avec moi sur les réseaux sociaux, puis il n’a pas pris en compte l’impact de ses messages sur Facebook.

De nombreux articles étaient des vociférations sur le traitement injuste des musulmans par les médias, d’autres des articles d’autosatisfaction qui vantaient la supériorité de l’islam.

Leçon: C’est un danger particulier pour les chrétiens. Le ton de beaucoup d’articles sur les non chrétiens est au mieux condescendant. Cela communique la dérision de la part des chrétiens et détruit en fait toute possibilité d’une relation et d’une discussion respectueuses. Même si le face-à-face est respectueux, il est teinté par le ton des médias sociaux. Si je devais être gêné de parler ainsi à mon ami, je ne devrais pas le poster.

7. M. a finalement dit « OK Karen, tu gagnes » lorsque j’ai avancé un argument convaincant qu’il ne pouvait réfuter.

En fait, cela n’est arrivé qu’une fois! Souvent, il donnait plutôt l’impression que la discussion était un exercice de pointage, ou que le but était de réduire en pièces mon point de vue. Il admettait rarement que nous étions d’accord sur quelque chose, et encore moins que j’eusse peut-être raison.

Leçon: Même si cela me plaisait parfois de « gagner » (je reconnais devant vous mon péché), je détestais qu’on ne puisse pas parler de quoi que ce soit sans qu’il ne s’agisse d’un combat (métaphorique) à élimination directe. J’étais sûr qu’il y avait beaucoup de choses sur lesquelles nous étions d’accord, mais il ne le reconnaissait pas. Il est tout aussi important de souligner les points d’entente que de discuter des différences.

Vous serez heureux de savoir que, dans ce processus, je ne suis pas devenu musulman! Cependant, j’ai beaucoup appris à traiter mes amis non chrétiens avec amour, chaleur et respect. Je me suis souvenu encore une fois que c’est la Parole de Dieu qui est puissante, et je dois y emmener les gens si je veux qu’ils rencontrent le Seigneur Jésus. Je prie que mon expérience vous encourage dans votre annonce de l’Évangile.

Merci à Garry Clermont pour la traduction de l’article.

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