3 conseils pour surmonter l’annonce d’un cancer

En France, depuis plusieurs années, le cancer est la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme. Aucune église n’est épargnée par ce fléau. Cette maladie au nom glacial, paralyse notre vision de Dieu, et le sens de notre vie. En 2012, mon mari a eu un cancer.
Voici 3 leçons apprises pendant cette épreuve.

Crier à Dieu

Lorsque le verdict tombe, le malade et sa famille plongent dans un mélange d’émotions sans nom.
Personnellement, j’ai baptisé ce moment le chaos. Un mélange de soulagement, de crainte, de tristesse, d’amertume.

Généralement, ce moment est précédé d’une période éprouvante d’examens au cours desquels, tout le monde redoute le pire. Puis, tel un délinquant face à un tribunal, le bien portant devient finalement coupable de « maladie », assortie d’une peine de souffrance indéterminée dont la guérison est incertaine. A ce moment-là, des questions vous tourmentent jour et nuit: Pourquoi moi? Pourquoi maintenant? Comment l’annoncer? Pourquoi Dieu permet-il cela?… Un tourbillon de pensées sans fin.

Au moment de cette première étape, vous n’aurez pas de réponse à toutes ces questions. Peut-être même que certaines resteront à jamais sans réponse. Mais, il est fondamental de passer par ce temps d’interrogations. Les psaumes sont remplis d’encouragements à crier notre souffrance à Dieu.

Eternel, écoute ma prière, Et que mon cri parvienne jusqu’à toi! (Ps 102.2)

Il accomplit les désirs de ceux qui le craignent, Il entend leur cri et il les sauve (Ps 145.19)

Mais tu as entendu la voix de mes supplications, Quand j’ai crié vers toi (Ps 31.23)

Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Eternel, J’ai crié à mon Dieu; De son palais, il a entendu ma voix, Et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles. (Ps 18.7)

Quelles que soient vos détresses, exprimez-les. Même si Dieu connaît déjà tout, Il est le seul capable de nous délivrer de nos angoisses et de nos frayeurs.

Il répond à nos appels au secours :

Quand un malheureux crie, l’Eternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses. (Ps 34.7)

Non, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, Ni son oreille trop dure pour entendre. (Es 59.1)

Combattre l’adversité par la solidarité fraternelle

Le cancer ne touche pas seulement le chrétien et sa famille proche, mais aussi la communauté de chrétien dont il fait partie.

Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres (1 Co 12.14).

Un peu plus loin, dans 1 Co 12.26, les membres s’entraident, souffrent ensemble. Le mot “pascho” utilisé dans ce verset est le même qui qualifie les souffrances de Christ en Mc 8.31. Christ connaît toutes nos souffrances, et Il a promis qu’il serait avec nous tous les jours (Mt 28.20). Soyons assurés du soutien de Dieu dans nos épreuves.

Le soutien de Dieu se vit aussi en grande partie à travers nos relations fraternelles. En réalité, si nous considérons notre santé comme une grâce de Dieu, nous mériterions tous d’avoir un cancer. Mais Dieu fait grâce à quelques uns d’en être épargné. Que les graciés puissent aider ceux qui sont dans la souffrance.

La complémentarité dans l’église, se vit dans l’affliction dans le sens où les aidés et les aidant se soutiennent mutuellement. Par dessus tout, la famille spirituelle est un espace d’expression de l’amour fraternel inconditionnel :

Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres (Jn 13.34).

Continuer d’être sel et lumière

Le cancer ne change en rien notre mission d’être sel et lumière sur la terre.

Vous êtes le sel de la terre (Mt 5.13)

Combattre un cancer propulse le malade sur un nouveau champ missionnaire. Dans les hôpitaux, se côtoient ceux qui marchent avec et sans Dieu. Qu’il est triste de voir des malades sans espérance errer dans la vallée de l’ombre de la mort!  

En tant que chrétien, il peut apporter une  espérance :

Cette espérance, nous la possédons comme une ancre solide et sûre de l’âme (Hb 6.19)

Vous pouvez donc faire une différence dans un milieu aseptisé qui manque cruellement du sens de la personne. Être un témoin de la foi c’est ne pas de savoir où tout cela va nous mener, mais d’avoir confiance que Dieu sera toujours à nos côtés.

Vous êtes la lumière du monde (Mt 5.14)

Témoigner de l’Évangile ne consiste pas seulement à aller dans les rues et proclamer la Bonne Nouvelle. Mais c’est aussi témoigner de la Parole de Vie que nous possédons à ceux que Dieu place sur notre route: médecins, malades, etc… Vous pouvez être une lumière pour ceux qui sont dans les ténèbres, mais vous pouvez aussi témoigner auprès de vos frères et sœurs des vérités bibliques expérimentées. C’est souvent dans les grandes souffrances que l’on intègre les grandes vérités.

Que votre lumière brille devant les hommes afin qu’ils voient votre belle manière d’agir et qu’ainsi ils célèbrent la gloire de votre Père céleste. (Mt 5.16)

Un dernier rappel important

Quoiqu’il arrive, rappelez-vous sans cesse, que rien ne peut vous enlever votre Salut.

La maladie n’est pas un test pour vérifier que vous méritez bien votre entrée au paradis. Elle est une étape douloureuse, avant de goûter aux délices éternels où il n’y aura plus ni deuil, ni larme, ni chimio. Rien ne peut briser cette alliance éternelle.

Le Dieu de toute grâce vous a appelés en [Jésus-]Christ à sa gloire éternelle. Après que vous aurez souffert un peu de temps, il vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. (1 Pi 5.10)

Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu s’en remettent à lui comme au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien. (1 Pi 4.19)

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés! (Mt 5.4)

J’espère que ces conseils vous aideront un peu à surmonter l’annonce d’une maladie, à accompagner des amis, à aimer votre prochain, un jour après l’autre, avec la grâce de Dieu.

N’hésitez pas à me dire comment vous avez surmonté l’annonce d’un cancer dans les commentaires!

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Aurélie Bricaud

Depuis plusieurs années, Aurélie est engagée dans un ministère auprès de la jeunesse. Après s’être formée à l’accompagnement spirituel, elle souhaite encourager les chrétiens à persévérer dans une vie de piété qui contient des trésors insoupçonnés. Elle est mariée et mère de deux enfants.

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