Adam et Eve: comment défendre la vision Biblique de la création? (Episode 106)

Dans l'épisode 106, Florent Varak et Guillaume Bourin vont discuter de la défense de la vision chrétienne créationniste. Les chrétiens doivent souvent faire face à des objections comme "et les dinosaures alors?", comment peut-on répondre? Guillaume et Florent vont proposer une méthode de défense de la vision chrétienne, en maintenant les deux axes les plus importants :

  • Adam et Eve sont historiques, authentiques premiers humains, parents de toute l'humanité.
  • Il n'y a pas de souffrance ni de mort avant la chute.

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Pour aller plus loin :

Voici les ouvrages que nous considérons « indispensables » sur la question. Certains privilégient le consensus scientifique actuel et d’autres prennent une position plus littérale quant à Adam et Eve.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de plusieurs livres , conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et nouveau directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

Guillaume Bourin

Guillaume Bourin est le coordinateur du réseau de formation théologique #Transmettre. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div. Southwestern Baptist Theological Seminary) et prépare actuellement des recherches en Ancien Testament dans le cadre d'un autre master (ThM). Guillaume est membre de l'Evangelical Theological Society. Il blogue sur Le Bon Combat, www.leboncombat.fr

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  • Benoît Hébert

    Chers Florent et Guillaume,

    Merci de citer encore une fois l’association science et foi dans votre émission ;-), même si c’est pour nous exclure une fois de plus de votre définition du monde évangélique…

    Plutôt que d’affirmer que vous détenez LA vision biblique d’Adam et Eve (au passage avec qui Caïn a t il bâti une ville ?), je trouve beaucoup plus intéressant de proposer les différentes options proposées par de nombreux théologiens et ou scientifiques chrétiens, et de permettre à chacun de se faire sa propre opinion en donnant les avantages et les difficultés théologiques et ou scientifiques soulevées par chaque scénarios possibles. c’est que nous faisons sur notre site et dans nos publications. https://www.scienceetfoi.com/ressources/videos-origines/ (n’oubliez pas d’activer les sous titres de la vidéo 6)

    Encore une fois, je trouve votre position totalement incohérente.

    Vous reconnaissez que les déclarations de Chicago n’autorisent rien d’autre qu’une interprétation historique et littérale de Genèse 1-11.

    Certains les signent, mais en rejettent les conséquences en acceptant l’évolution et pourtant ils restent selon vous dans l' »orthodoxie biblique ».

    Nous reconnaissons que l’acceptation des origines évolutives de l’homme est effectivement incompatible avec ces déclarations et l' »innérance » de la Bible au sens scientifique et historique, mais nous sommes sortis des clous…

    Je souscris entièrement, Florent, à la définition que tu donnes de l’autorité et de l’inspiration spirituelle du texte, mais ce n’est pas l’enjeu de cette discussion.

    Non, les chrétiens qui acceptent l’évolution ne le font pas sous la pression, c’est juste qu’ils ont la formation scientifique leur permettant de juger de la robustesse des preuves en sa faveur. C’est un peu comme si vous affirmiez que l' »adhésion » à tel ou tel théorème de math, à la structure du système solaire, ou au grand âge de l’univers et de la terre était liée à la pression sociale, c’est absurde.

    Je constate aussi que vous bottez en touche à chaque fois que la question du grand âge de la terre et de l’univers est posée ? Vous pouvez dire que ce n’est pas le problème, mais dites nous enfin si oui ou non, votre conception de l’innérance biblique implique une interprétation littérale des jours de la Genèse, donc d’une terre de quelques milliers d’années, d’un déluge universel ? Il me semble que vos auditeurs sont en droit de connaitre les implications de votre conception de l’inspiration des Ecritures…mais je comprends votre embarras.

    • bibletude .org

      Les pères de l’Eglise ne lisaient pas le début du livre de la Genèse littéralement. Origène p.ex.: « Quel est l’homme de sens qui croira jamais que, le premier, le second et le troisième jours, le soir et le matin purent avoir lieu sans soleil, sans lune et sans étoiles, et que le jour, qui est nommé le premier, ait pu se produire lorsque le ciel n’était pas encore ? Qui serait assez stupide pour s’imaginer que Dieu a planté, à la manière d’un agriculteur, un jardin à Eden, dans un certain pays de l’Orient, et qu’il a placé là un arbre de vie tombant sous le sens, tel que celui qui en goûterait avec les dents du corps recevrait la vie ? À quoi bon en dire davantage lorsque chacun, s’il n’est dénué de sens, peut facilement relever une multitude de choses semblables que l’Écriture raconte comme si elles étaient réellement arrivées et qui, à les prendre textuellement, n’ont guère eu de réalité. »

      • Benoît Hébert

        Absolument, bibletude, et ils n’adhéraient pas non plus à une vision « scientifique et historique » de l’innerance biblique. Conception tout à fait moderne et héritée des Lumières. Tout le paradoxe est là, ceux qui reprochent l’utilisation des connaissances scientifiques pour éclairer l’interprétation de la Bible sont ceux qui en réalité, projettent des catégories rationalistes et anachroniques sur le texte inspiré…

        • Florent Varak

          Je vois que tu partages l’avis de bibleetude. Tu seras peut être intéressé par la relecture de ses commentaires et de ma réponse. Cdt.

          • Benoît Hébert

            je suis d’accord quand Bibleetude cite les pères de l’église, merci de publier ce commentaire déjà posté 😉

        • C’est extrêmement débattu (que les Pères n’adhéraient pas à l’innerrance biblique). Je constate que c’est bel et bien la vision du monde qui nous sépare, et non quelques éléments de doctrine seulement.
          Notre différence de lecture ne se limite pas seulement à la Bible, mais elle touche également la patristique, et plus généralement l’histoire. Comme quoi ce débat est plus divisif que vous ne voudriez l’avouer

          • Benoît Hébert

            sur ce thème, je te renvoie à l’article de David Vincent sur notre site qui montre ce fait, citations des Pères de l’église à l’appui https://www.scienceetfoi.com/les-peres-de-leglise-croyaient-ils-que-la-bible-etait-scientifiquement-et-historiquement-parfaite/

            Après, on peut toujours refaire l’Histoire…

            Les Catholiques ont attendu 1950 pour proclamer l’ascension de Marie au ciel. Certains évangéliques auront attendu 1978 pour affirmer l’innérance scientifique et biblique de la Bible..

            Tout cela nous appelle à la modestie

          • Jean-Mikhaël B.

            http://defendinginerrancy.com/historical-evidence-for-inerrancy/

            Après, on peut toujours refaire l’histoire…

          • Benoît Hébert

            Précisément, le lien que tu donnes est associé à la fameuse pétition pour « défendre la Bible avant qu’il ne soit trop tard ». Dans l’article de David Vincent ci dessus, tu as l’exemple typique de citations extraites de leur contexte, auxquelles on fait dire ce qu’elle ne veulent pas dire…
            Voici un autre article de David Vincent, avec des citations originales , Grégoire de Nazianze, Basile de Césarée, Origène…http://didascale.com/linspiration-et-linterpretation-de-la-bible-dans-leglise-ancienne/

          • Jean-Mikhaël B.

            Bonjour,

            Je connaissais la vision du site hébergeant l’article que je vous ai envoyé mais merci.
            J’ai bien lu le premier article mais je doute que l’on puisse refuter toutes les citations apportées par Defending Inerrancy sous prétexte qu’elles soient employées hors contexte.
            Le deuxième article cite bien Origène ( et deux Pères cappadociens (qui reprennent ce qu’a dit Origène) mais c’est tout !
            Comment pouvez-vous balayer toutes les citations apportées par Defending Inerrancy avec ces deux articles ?
            Je ne suis pas spécialiste des Pères et je n’ai pas lu leurs oeuvres, si ce n’est quelques extraits. Je n’ai donc pas la prétention de mettre de côté ce que dit Daniel Vincent sur leurs écrits mais je trouve que vous généralisez injustement votre vision de l’inerrance partielle sur les Pères puis sur l’ensemble de l’histoire biblique.
            Pour appuyer mes propos, je cite Donald K.McKim, lui même croyant de l’inerrance partielle, sur Origène : « Dans de nombreux cas, pour que l’allégorique soit vrai, le littéral doit l’être aussi. Lorsque le sens littéral ne peut être vrai, l’erreur supposée est interprétée comme un signal placé par Dieu pour permettre au lecteur de dépasser le niveau littéral pour atteindre un niveau spirituel plus élevé. Comment sait-on lorsqu’il faut passer du sens littéral au sens allégorique ? Lorsque le sens historique ou littéral semble impossible, indigne ou d’une manière ou d’une autre problématique, comme lorsque les évangiles ne semblent pas s’harmoniser entièrement. Sur ce point, Origène se distingue nettement d’Augustin, de Chrysotome et d’autres Pères de l’Église qui soutenaient la fiabilité complète de la Bible, même en matière factuelle »
            Pour votre remarque sur l’inerrance comme étant un « concept tout à fait moderne et héritée des Lumières », je vous propose cet article (en anglais) : https://www.thegospelcoalition.org/article/did-fundamentalists-invent-inerrancy/

          • Benoît Hébert

            Bonjour JM
            je ne vais pas polémiquer sur le sujet mais l’usage de la citation donnée en exemple me parait significative de l’état d’esprit de la démarche…J’ai longtemps été partisan de l’inerrance absolue (scientifique et historique) et je connais bien cette façon de raisonner. J’y ai renoncé quand j’ai compris que la Bible a été écrite avec la connaissance du cosmos qu’en avait ces auteurs et que l’inspiration divine ne résidait pas dans la description physique du monde matériel. Cela a été pour moi l’élément déclencheur, et ce fait est reconnu par de plus en plus en plus de théologiens, y compris évangéliques comme John Walton du Wheaton College.http://www.scienceetfoi.com/ces-theologiens-de-la-t-qui-reconnaissent-que-genese-1-est-ecrit-avec-une-conception-ancienne-du-cosmos/

    • Florent Varak

      Cher Benoît,

      Merci pour ton commentaire. Désolé pour le retard de ma réponse.

      – Est-ce que Science et foi est évangélique ? C’est toi qui te sens exclu. Ce sera le travail de théologiens et de pasteurs de considérer si une inerrance partielle est une négation de l’inspiration ou non. Rassure moi, j’ai bien compris que Sciences et Foi ne signerait pas la première Déclaration Chicago n’est-ce pas ? Or elle a demeuré, pendant plusieurs décennies, la référence évangélique sur la question. Donc…

      – La confession de foi du CNEF confesse « que l’Écriture Sainte est la Parole infaillible de Dieu ». Celle du Réseau FEF note : « La révélation qu’elle nous apporte ne saurait être modifiée ni complétée par aucune autre [..] Nous croyons qu’il en a lui-même assuré l’enseignement parfait et l’entière vérité jusque dans son détail. Grâce à l’inspiration plénière dont ils ont ainsi bénéficié, les auteurs humains de la Bible nous ont communiqué la Parole même de Dieu. ». Ces deux déclarations s’opposent à une notion d’inerrance partielle. C’est vous qui formulez vos positions en dehors d’un consensus théologique mûrement réfléchi ! Là encore, une herméneutique différente est possible, et vous avez le droit d’y réfléchir, et de défendre une lecture différente (ce que fait Lydia Jaeger par exemple, de manière remarquable : elle est attachée à l’inerrance, et n’a pas la même herméneutique que nous) mais de dire que le texte en lui-même contient des erreurs factuelles par accommodations à des mythes babyloniens ôte à ce texte le qualificatif de véridique. J’en profite pour répondre avec les jours de la création : 24 h ou pas ? Une croyance en l’inerrance de Gn 1-2 consiste à dire qu’il y a bien une création directe, séquencée, d’un monde parfait où les lois actuelles n’étaient pas identiques aux nôtres (pas de mort, pas de chardons, etc.). Et cette lecture peut conduire à plusieurs interprétations : jours de 24h, jours période, jours étape… Lire différemment le texte ne veut pas dire que ce récit n’a pas de correspondance avec la réalité et que Gen 1 à 11 est le reflet de croyances primitives erronées mais populaires du temps de Moïse. Il me semble que vous pourriez mieux défendre votre position (dans le camp évangélique du moins) avec une plus haute vue de l’Ecriture…

      – Votre site fait aussi la promotion de notre position ? C’est gentil – mais j’ai dû louper le passage qui en parle comme une option viable. J’assume totalement militer pour une compréhension, c’elle d’un Adam historique. Tu es (vous êtes) libre(s) de militer pour une autre compréhension. Merci pour la leçon pédagogique de présenter d’autres options. Nous pensons qu’il peut y avoir un espace possible où un d’Adam et Eve historiques peuvent être présentés et défendus.

      – Je termine en notant le parti pris de ton propos : « c’est juste qu’ils ont la formation scientifique leur permettant de juger de la robustesse des preuves en sa faveur ». Est-ce à dire que les scientifiques chrétiens qui croient en Adam et Eve littéral sont aveugles, incompétents, incapables ? Ca me désole que tu penses cela – pour les gens qui ont diplômes, publications, recherche à leur actif. J’ai reçu aujourd’hui le mail d’un gars, français, prof de nanobiotechnologie et chercheur d’une université majeure aux US – il est créationiste 24heuriste de la « pire » espace !! J’ai lu avec plaisir (et attention) le livre de Nathaniel Jeanson, docteur en biologie cellulaire de Harvard intitulé Replacing Darwin, et son développement mérite au moins le crédit d’un homme de sciences. La correspondance de Behe (https://www.trueorigin.org/behe07.php) au sujet d’une publication est très instructive du la même attitude : celui qui remet en cause le paradigme darwinien est systématiquement écarté du discours scientifique.

      Cordialement,

      • Benoît Hébert

        Merci Florent,

        Mais non je ne me sens pas exclu du monde évangélique, je suis pasteur (stagiaire) dans le mouvement évangélique le plus nombreux du CNEF 🙂

        Nous adhérons à la déclaration du CNEF, nous l’avons même publiée sur notre site comme notre « déclaration de foi ».
        Elle fait sagement mention de l’autorité des Ecritures en matière de « vie et de foi », c’est pas beau de tronquer la citation…

        Notre site ne fait pas la défense d’un couple géniteur de toute l’humanité, mais il mentionne ce scénario permis d’autres, avec forces et faiblesses, permettant ainsi à chacun de se faire sa propre opinion.

        Tu auras beau contourner la difficulté par tous les côtés, des théologiens que tu cites adhérant aux déclarations de Chicago ne croient pas en une « une création directe, séquencée, d’un monde parfait où les lois actuelles n’étaient pas identiques aux nôtres (pas de mort, pas de chardons, etc.). »
        Ils sont peut-être moins « hérétiques » que moi, mais il violent dans les faits et à leur manière ta conception de l’inerrance (qui nous sommes bien d’accord est celle des déclarations de Chicago).

        Les scientifiques chrétiens qui croient que la Terre a quelques milliers d’années sont simplement aveuglés par leur préjugés théologiques…ils ne parlent plus en tant que scientifiques, et leur publications ne portent jamais sur ce point. Donc la mention à leur crédit scientifique n’est d’aucune valeur en la matière, puisque toute publication sur ce sujet serait rejetée. On peut très bien être un excellent biologiste, spécialisé dans son domaine, tout en niant l’évolution, je sais que cela peut paraître étrange à qui n’est pas familier avec le monde de la recherche hyper spécialisé. J’ai publié dans la plus grande revue américaine d’acoustique, pourtant si je fais des affirmations niant le consensus sur un domaine, il faudra bien que je soumette mes travaux à mes paires…Et je ne parle pas ici de croire en un Adam et Eve littéral, mais de nier l’évolution ou le grand âge de l’univers et de la Terre.

        Tout nous montre que les lois physiques qui gouvernent l’univers et la terre sont les mêmes depuis des milliards d’années. C’est pas d’hier qu’il pousse des ronces ou des « mauvaises herbes »…

  • bibletude .org

    La Bible n’est ni un livre d’Histoire ni un livre de science. N’oublions pas qu’elle est née dans une région où l’on parle en images, en paraboles, en métaphores, etc. Son inerrance s’applique à son apport à la compréhension de la relation Dieu Homme, et non pas à un descriptif des origines de l’humanité. L’arbre de la connaissance du bien et du mal signifie simplement que l’Homme n’a pas à décider de ce qui est bien et de ce qui est mal dans les circonstances de la vie (relisez l’histoire de Joseph dans l’AT, ou celle de Job, et dans le NT Paul, et bien sûr Jésus).

    • Florent Varak

      Voilà des paroles décisives, mais qu’il faudrait démontrer ! « Son inerrance s’applique à son apport à la compréhension de la relation Dieu Homme »… (1) L’inerrance signifie que le texte en lui-même ne comprend pas d’erreur, indépendant du sujet qu’il évoque. Il peut être interprété différemment, mais il est l’expression même de la pensée de Dieu. On ne peut faire comme B. Franklin et n’en garder qu’une partie (la partie morale, éthique, ou « spirituelle ». (2) Des informations fondamentales sont données en Gen1 à 3 sur la relation Dieu-Hommes : hommes et femmes portent l’image de Dieu ; de la femme naîtra celui qui écraserait le serpent. Ces paroles, inerrantes parce que inspirées, sont fondationnelles du salut qui se révèle plus tard : Jésus est véritablement ce fils qui vient écraser le diable en mourant pour les hommes pécheurs que nous sommes et qui lui font confiance. Il est impossible de disséquer les paroles inspirées et inerrantes de celles qui ne le sauraient pas sans réduire l’ensemble à un amas qui n’aurait qu’une autorité partielle…

      • bibletude .org

        Paul est clair là-dessus :
        – Adam représente le vieil homme, l’esprit dégénéré en nous
        – Christ représente l’homme nouveau, l’esprit régénéré en nous

        Dans toute la Bible, l’homme représente l’esprit humain, la femme représente l’âme humaine, et l’âme doit se soumettre à l’esprit (et non pas la femme à l’homme…). L’esprit à son tour doit se soumettre à l’Esprit de Christ.

        Et puisque c’est l’âme (Eve) qui entraîne l’esprit (Adam) à décider ce qui est bien et mal, c’est elle qui devra apporter la solution, en écrasant le serpent plutôt que lui obéir.

      • bibletude .org

        Au sujet de l’inerrance, une petite question (qui est malheureusement hors sujet, et qui mériterait un article entier) : si l’inerrance est absolue, au niveau littéral, et non pas au niveau relationnel Dieu homme, voire spirituel (cohérence au niveau spirituel, la lettre étant au service du spirituel mais n’étant pas forcément à prendre dans son sens premier, comme l’existence d’Adam et Eve p.ex.), donc si l’inerrance est absolue, comment expliquer que les citations de l’AT dans le NT se fassent quasiment toujours d’après le texte grec de l’AT, et non pas d’après le texte hébreu ?

        Cela donne des cas de figure étonnants. P.ex. Amos 9:11-12, qui dans nos AT est « En ce temps-là, je relèverai de sa chute la maison de David, J’en réparerai les brèches, j’en redresserai les ruines, Et je la rebâtirai comme elle était autrefois, afin qu’ils possèdent le reste d’Edom et toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, Dit l’Eternel, qui accomplira ces choses », et qui est cité dans nos NT en Actes 15:16 par Jacques : « En ce jour-là, je relèverai le tabernacle de David, qui était tombé ; j’en réparerai les brèches, j’en réédifierai les ruines, et je le restaurerai comme il était dans les anciens jours, afin que le reste des hommes et tous les gentils, par qui mon nom a été invoqué, me cherchent, dit le Seigneur qui fera toutes ces choses ».

        Donc « afin qu’ils possèdent le reste d’Edom et toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué » devient « afin que le reste des hommes et tous les gentils, par qui mon nom a été invoqué, me cherchent ». Comme c’est Jacques, chrétien judaïsant, qui cite ce texte, on ne peut pas le soupçonner d’en tordre le sens. Au contraire : il cite la Bible hébraïque de l’époque, antérieure au texte massorétique, et dont la LXX est la traduction grecque. De toute manière, « Jacques ne se serait pas permis – et les pharisiens présents ne lui auraient pas permis – de citer un texte non conforme à l’original hébreu, d’autant plus que son argument reposait sur cette citation » (Encyclopédie des difficultés bibliques – Évangiles et Actes – page 702).

        Encyclopédie des difficultés bibliques (Évangiles et Actes) en page 702 : « Jacques a utilisé un texte hébreu plus proche de l’original que le TM […] qui a aussi servi de base à la Septante. Il est même possible que le TM ait été influencé par la controverse anti-chrétienne (qui était opposée à l’introduction des non-Juifs dans le salut) ».

        Si le texte de nos bibles est censé être inerrant, pourquoi traduit-on nos AT d’après le texte massorétique, « influencé par la controverse anti-chrétienne (qui était opposée à l’introduction des non-Juifs dans le salut) » ? Pourquoi ne pas traduire à pertir de la Septante, à défaut d’avoir sous la main le texte hébraïque d’origine, à partir duquel la Septante a été traduite ? Ceci d’autant plus que c’est l’Esprit saint qui a inspiré les auteurs du NT : on peut donc affirmer que l’Esprit saint préfère citer le texte grec plutôt que le texte hébreu.

      • bibletude .org

        Concernant l’inerrance : du moment que la Septante est la version utilisée le plus souvent pour citer l’AT dans le NT, pourquoi traduit-on nos AT à partir du texte massorétique ? Cela crée un décalage entre l’AT et le NT (cela pourrait faire l’objet d’un article entier).

  • bibletude .org

    Dans la Bible, on constate que Dieu a toujours choisi la personne la plus adaptée pour réaliser Ses desseins : par conséquent, quand on se convertit, on fait un saut évolutif de la terre vers le Ciel. Or, tout étant créé selon le même modèle par le même Dieu, au niveau terrestre nous retrouvons le même schéma : l’évolution n’est par conséquent pas contraire à la Création. Bien au contraire : l’évolution est la preuve d’un Dieu d’amour qui laisse à chacun le libre arbitre.

    Du moment qu’ils lisent la Bible à la lettre (c’est d’ailleurs ce que Jésus reprochait à ceux qui lui mettaient les bâtons dans les roues), les créationnistes démontrent par là-même qu’ils ne sont pas adaptés à la vie spirituelle. C’est pourquoi ils combattent l’évolution : sachant dans leur inconscient qu’ils sont bloqués dans leur littéralisme non-évolutif, ils essaient de justifier leur malaise en niant que cette évolution soit la réalité, et construisent tout un système babylonien boiteux qui finira bien par s’effondrer un jour…

    • C’est une blague?

      • bibletude .org

        Actes 14:22 …c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu
        Matthieu 11:12 …le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent
        Matthieu 22:14 …il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus
        Matthieu 24:13 …celui qui restera ferme jusqu’au but, celui-là sera sauvé

        N’est-ce pas une sélection ?

        N’y aura-t-il pas un jugement pour séparer les brebis des boucs ?
        N’y aura-t-il pas récompense pour les bons serviteurs ?

        N’est-ce pas récompenser les mieux adaptés ?

        Tout cela n’entre-t-il pas dans un processus de sélection ?

  • bibletude .org

    Pour être plus clair, voici le fil rouge de ma pensée : L’évolution spirituelle au moyen de la sélection du plus adapté.

    Actes 14:22 …c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu
    Matthieu 11:12 …le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent
    Matthieu 22:14 …il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus
    Matthieu 24:13 …celui qui restera ferme jusqu’au but, celui-là sera sauvé

    N’est-ce pas une sélection que Dieu opère, à la lecture de ces versets ?

    L’un sera pris, l’autre laissé…
    N’y aura-t-il pas un jugement pour séparer les brebis des boucs ?

    N’y aura-t-il pas récompense pour les bons serviteurs ?
    N’est-ce pas récompenser les mieux adaptés ?

    Tout cela n’entre-t-il pas dans un processus de sélection ?
    Sinon, à quoi servent les épreuves ?

    Lorsque les disciples demandent à Jésus quel péché a commis untel pour avoir tel problème, ne répond-il pas que c’est pour qu’éclate la gloire de Dieu, qui contrôle tout ? Lisez Job : Dieu ne permet-il pas ce que nous appelons « le mal », pour au final laisser éclater sa gloire ? Idem avec le récit de Joseph dans l’AT. Paul avec son « écharde », Pierre qui devra passer par des épreuves afin d’être à même par la suite de fortifier ses compagnons, etc.

    Ceux qui traversent ces épreuves sont « sauvés ».

    Ainsi, nous ne pouvons pas appeler « mal » une circonstance avant de voir ce que Dieu en fait. D’où l’interdiction faite à l’Homme de décider de lui-même ce qui est « mal » et ce qui est « bien », sous forme du récit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

    Si vous y réfléchissez bien, les problèmes n’existent pas (*) : ce sont des occasions – les échecs aident à trouver des solutions. Et ce qu’on appelle « tentations » sont en fait des épreuves (traduction correcte). L’ennemi quant à lui, est en fait un adversaire, désigné par Dieu pour nous faire évoluer en combattant contre lui.

    Ainsi, il n’est pas difficile de comprendre que louer Dieu pour toutes choses signifie bien POUR TOUTES choses, et non pas malgré toutes choses, ou pour certaines choses.

    Dans la Bible, on constate que Dieu a toujours choisi la personne la plus adaptée pour réaliser Ses desseins : quand on se convertit, on fait un saut évolutif de la terre vers le Ciel. Et tout étant créé selon le même schéma par le même Dieu, dans chaque dimension, l’évolution n’est pas contraire à la Création. Bien au contraire : l’évolution est la preuve d’un Dieu d’amour qui laisse à chacun le libre arbitre.

    Et la grâce, dans tout ça ?
    Votre salut est du ressort de Dieu : il vous offre tout ce qu’il faut (talents, circonstances, révélations à travers les Ecritures et l’Esprit saint, aide d’autres personnes, etc.) pour votre salut : à vous de le mettre en oeuvre, car vous n’avez aucune excuse – tout concourt à votre bien.

    (*) Le mot projet (de même que son équivalent britannique project ou germanique projekt) vient du vieux français pourjet qui est un terme qui a trait à l’aménagement de l’espace. Le tout vient du latin projicere qui veut tout simplement dire jeter en avant : pro = en avant, et jicere est le verbe jeter. Curieusement, le mot problème a la même origine, mais du grec problemen… autrement dit les latins ont trouvé des solutions, là où les grecs n’ont trouvé que des problèmes…