Le protestantisme et la mystique

Quatrième de couverture : Nous assistons aujourd’hui  à une redécouverte de la tradition mystique, y compris au sein du protestantisme. Certains voient avec méfiance ce « retour du refoulé » et invoquent la pureté de la foi réformée pour justifier un rejet. Cet ouvrage propose de montrer en quoi la nouvelle donne spirituelle peut être une chance pour la foi réformée. A partir de quatre figures emblématiques de la mystique protestante, Martin Luther, Jacob Böhme, Gerhard Tersteegen et Albert Schweizer, l’auteur du Ciel est en toi offre de nouvelles alternatives de renouer avec un mode de croire aujourd’hui.

Michel Cornuz est pasteur de l’Église française d’Argovie.

Mon avis : Cet ouvrage est court (environ 140 pages), bien découpé et clair. J’en conseillerais la lecture à ceux qui s’intéressent à la question  – ou plus largement à la tension entre « objectivité » et « subjectivité » – et qui sont soucieux de  ne pas recevoir des éléments de réponse  stéréotypés.

En revanche, tous peuvent lire le chapitre 3 « Martin Luther (1483-1546) : du souffle réformateur à la lutte contre les enthousiastes ». Il nous présente un aspect de l’oeuvre de Luther,  et de la Réforme en général, rarement mit en exergue. En quelques mots : l’expérience personnelle est au centre de la démarche réformatrice et théologique de l’homme, lui qui ne cessera de dire que c’est l’expérience qui fait le théologien, et non l’inverse. En cela, la Réforme est un mouvement spirituel avant d’être un mouvement théologique et culturel.

L’auteur montre aussi comment le protestantisme pourrait constituer une chance pour la mystique, en lui permettant de ne pas se diluer dans une spiritualité « light », un mysticisme exalté.

Les nombreuses et longues citations présentes sont un autre atout du livre.

Bien qu’il soit clairement acquis à un retour du mysticisme et que cela transparaisse dans son travail, Michel Cornuz porte un œil nouveau le sujet qui mérite notre intérêt. Il nous permet d’aller hors des sentiers battus et des mesquineries institutionnelles.

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Myriam J.

A fait une licence d'histoire à la Sorbonne. Elle était une contributrice régulière au blog durant plusieurs années.

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