1. Rédigez un manuscrit
Selon Mike Bullmore, l’un des principaux formateurs du Charles Simeon Trust, l’écriture nous prépare à l’enseignement. Il affirme que la plus grande amélioration qu’il observe chez les prédicateurs se produit lorsqu’ils passent de la non-écriture de manuscrits complets à l’écriture de manuscrits complets.
Nous devons toutefois nous rappeler la différence entre la communication orale et la communication écrite. Écrivez comme vous le feriez à l’oral, et non pas comme vous le feriez pour rédiger un travail de recherche. Et c’est essentiel : Ne vous mettez jamais devant un groupe pour lire votre manuscrit. Utilisez-le plutôt comme point de départ pour élaborer vos notes d’enseignement.
2. Préparez la scène
À moins que vous ne soyez pasteur à plein temps, il y a de fortes chances que vous enseigniez ou prêchiez de manière ponctuelle. Par exemple, je suis souvent invitée à donner une étude lors d’un déjeuner ou d’une conférence de femmes. Lorsque je le fais, je dois préparer la scène en expliquant le but dans lequel l’auteur a écrit son livre. Ce n’est qu’une fois que j’aurai clarifié ce point que mes auditrices seront en mesure d’apprécier le contexte littéraire plus étroit de mon passage spécifique.
3. Respectez l’intention de l’auteur
Lors de la première session de la cohorte SFS sur Marc, Dominique Angers a expliqué que lorsque nous enseignons les évangiles, nous devons garder à l’esprit les thèmes, le public et les objectifs uniques de l’auteur. Nous devons lire les récits parallèles pour nous assurer de ne pas mal lire le nôtre. Mais cela fait, nous devons laisser Marc s’exprimer et ne pas chercher à ajouter des éléments des récits parallèles pour l’aider à mieux raconter son histoire, comme s’il était trop distrait ou trop pressé pour les inclure. Après tout, Marc connaissait tous les détails que les autres ont choisis d’inclure, étant donné qu’il nous a donné le récit du témoignage oculaire de Pierre. Il a exclu certains détails pour une raison précise. Les réintroduire revient à saper l’intention première de l’auteur.
4. Respectez le genre littéraire
Lorsque Dieu a envoyé son Fils dans le monde, il aurait pu nous donner une longue liste de règles à suivre. Il aurait pu la rendre tout à fait ennuyeuse. Sans saveur. Au lieu de cela, il nous a donné quatre récits glorieux de la vie de notre Sauveur. Pourtant, parfois, au lieu de respecter ces récits magnifiques et captivants, nous les enseignons d’une telle manière qu’ils deviennent aussi insipides qu’un bol de blancs d’œufs non salés !
Voici ce que dit Sinclair Ferguson à ce sujet :
Notre tendance inhérente est d’être le plus à l’aise lorsque nous prêchons Paul – et par conséquent, de l’être moins lorsque nous prêchons à partir de choses très différentes du style paulinien – avec pour résultat que nous avons tendance à prêcher l’ensemble de la Bible comme si Paul l’avait écrite.
5. Trouvez votre voix
Je suis consciente que tout le monde n’a pas le don de dramatiser. Vous n’avez pas à devenir un clone de votre prédicateur préféré. Trouvez votre voix ! Invoquez votre enfant intérieur. Demandez-lui de vous aider à vous rappeler pourquoi vous aimiez que vos parents ou enseignants vous lisent des histoires quand vous étiez petit. Était-ce la façon dont ils variaient leur ton en prenant la voix des différents personnages de l’histoire ? Ou la manière dont ils créaient la tension en chuchotant lorsque l’histoire devenait effrayante ou passionnante ? Nous pouvons tous utiliser les mêmes techniques pour enseigner la Bible. Nous devrions le faire ! Après tout, comme l’a dit Howard Hendricks :
C’est un péché d’ennuyer les gens avec la Bible.
Chez SFS, nous disons souvent que pour bien interpréter un passage, il faut le lire et le relire. Eh bien, pour bien l’enseigner, il faut aussi lire et relire son texte. À voix haute. Entraînez-vous à l’intonation. Réfléchissez aux endroits où vous allez baisser la voix et à ceux où vous allez l’élever.
6. Entrez dans l’esprit des personnages
Utilisez vos cinq sens pour vous aider à imaginer ce que les personnages ont vu, entendu, senti, goûté et touché. En effet, vous devez ressentir ce que les différents acteurs du drame ressentaient pour transmettre correctement ces réalités à votre public.
Pensez à la scène entre Jésus et la femme syro-phénicienne dans Marc 7. Qu’a-t-elle pu voir ? A-t-elle montré du doigt un chiot qui mangeait par terre en disant à Jésus que même les petits chiens mangent les miettes qui tombaient de la table ? Imaginez ensuite ce qu’elle a pu ressentir. Ensuite, visualisez sa joie d’entendre notre Seigneur lui annoncer que sa fille était guérie.
Ou pensez au procès de Jésus devant le Sanhédrin dans Marc 14. Imaginez l’odeur du charbon de bois lorsque Pierre s’est réchauffé autour du feu en regardant de loin. Ensuite, pensez à la honte écrasante qu’il a ressentie en entendant le chant du coq après avoir renié Jésus.
Plus nos auditeurs ressentiront ce que les personnages de votre texte ont ressenti, plus la leçon atteindra leur cœur.
7. Entrez dans l’esprit de vos auditeurs
Certains connaissent bien leur public. Cependant, si vous êtes invité à vous adresser à un groupe que vous n’avez jamais rencontré, une bonne règle à suivre est d’en apprendre le plus possible sur lui :
Quel est leur profil ethnique, linguistique, économique et d’âge ?
Y a-t-il un événement récent dans leur Église ou leur communauté qui les a ébranlés ?
Quel est le niveau de connaissance biblique et de maturité spirituelle du groupe ? Les non-croyants ont-ils tendance à visiter ou à assister à cet événement ?
8. Rédiger un point principal du message en une phrase (MMP)
Créez un pont entre le texte ancien et le public moderne en résumant son message pour notre public du 21ᵉ siècle. Articulez la principale vérité ou proposition qu’il offre.
Mais ne vous arrêtez pas là. Quelle est l’invitation ou le défi du texte ? Vous devez être en mesure de réunir ces deux idées en une seule phrase. La construction grammaticale de cette phrase doit commencer par : « Puisque (vérité propositionnelle du texte)…, (impératif). » Voici un exemple tiré d’un message que j’ai donné à partir de Marc 15.40-16.8.
Puisque Christ est vraiment mort et ressuscité, partageons cette bonne nouvelle sans crainte.
Une fois que vous avez élaboré le point principal d’un message centré sur la grâce, il est important de le répéter tout au long de votre message.
9. Définissez les grandes lignes de votre discours
Trouvez la vérité intemporelle pour chaque section de votre passage. Le plan destiné à votre auditoire moderne doit s’adresser à nous/maintenant. En outre, recherchez l’impératif implicite ou explicite de chaque section. Comment chaque scène de votre drame invite-t-elle vos auditeurs à un changement de pensée, de parole ou d’action ? Les meilleures ébauches de discours appellent leurs auditeurs à une transformation basée sur le texte.
10. Bien commencer et bien finir
Introduction
Dans l’illustration d’ouverture, il vous faut convaincre vos auditeurs que le reste de votre message vaudra la peine d’être écouté. La forme la plus courante d’illustration d’ouverture est une histoire. Souvent, nous fouillons dans notre mémoire pour y trouver des extraits de notre vie ou nous parcourons internet à la recherche d’une histoire qui nous convienne. Et si, au lieu de raconter une telle histoire, vous donniez vie à l’un des personnages que vous traitez ? J’ai découvert cette méthode grâce à un épisode de l’un de mes podcasts préférés, Expositors Collective. Pour voir un exemple, regardez cette vidéo de la retraite des femmes durant laquelle j’ai enseigné sur Marc 5.
L’accent sur la condition humaine déchue
Il ne suffit pas d’accrocher vos auditeurs avec une belle illustration d’ouverture. Vous devez ensuite répondre à la question de savoir pourquoi ils devraient recevoir ce que vous leur offrez. C’est là qu’intervient l’accent sur la condition humaine déchue (ACHD). Voici une définition de Brian Chapell, le célèbre professeur de prédication qui a conçu ce terme :
L’accent sur la condition déchue (ACHD) est la condition humaine commune que les croyants contemporains partagent avec ceux pour ou par qui le texte a été écrit et qui exige que la grâce du passage manifeste la gloire de Dieu au sein de son peuple.
En pratique, cela signifie qu’il faut se demander de quelle partie de notre condition déchue le passage parle le plus clairement. Il peut s’agir de mettre le doigt sur un domaine de péché dans nos vies que le texte aborde. Mais il peut aussi s’agir de parler de la souffrance de ceux qui ont été victimes du péché d’une manière que le texte met en évidence. Ou encore, il peut s’agir simplement de reconnaître le chagrin qui résulte de la maladie, des catastrophes naturelles et de la mort dans un monde déchu. Quelle que soit la forme de chute abordée dans votre texte, mettez la vérité de la grâce de Dieu à la portée de vos auditeurs à partir du texte.
Conclusion
La conclusion est la seule chose que vos auditeurs retiendront, plus que votre illustration d’ouverture. Lorsque c’est possible, j’aime revenir sur l’illustration de départ. C’est ce que j’ai fait dans mon message sur Romains 16. Une façon de le faire est de laisser l’illustration d’ouverture inachevée et de compléter l’histoire à la fin.
Voici quelques éléments importants à inclure dans la conclusion de votre message :
- Passez en revue le plan de votre message
- Réaffirmez le point principal de votre message
- Lancez un appel à l’action
- Donnez-leur la grâce
Dans le récit Le voyage du pèlerinhttps://blfstore.com/pages/search-results-page ?q=Le%20voyage%20du%20p%C3%A9lerin&page=1 ?bg_ref=f5HKGMgR9Q, Chrétien commence son voyage en portant un lourd fardeau. Il représente la culpabilité de son péché et la peur de la condamnation. Ce n’est que lorsque ce pèlerin arrive au lieu de la Délivrance, ou à la croix, qu’il dépose enfin son fardeau. Dans la vie chrétienne, nous sommes parfois tentés de reprendre ce fardeau après l’avoir déposé aux pieds de Jésus. Lorsque nous enseignons la Bible, nous voulons conduire nos auditeurs à la croix plutôt que de leur remettre des pierres de culpabilité et de peur à ajouter à leur sac à dos.








