Les catholiques sont-ils sauvés ?

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Les catholiques sont-ils sauvés ?
Florent Varak
Florent Varak

Cette question est probablement l’une des plus posées sur le site de TPSG. Elle concerne des millions d’individus dans le monde.

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Si tu es catholique et que tu as eu le courage (ou la curiosité) de cliquer sur cet article, cette question te paraît peut-être déplacée ! Les évangéliques ont d’ailleurs la même surprise lorsqu’ils entendent parfois qu’il n’y a pas de salut en dehors de l’Église catholique. 

De quoi avons-nous besoin d’être sauvés ? 

Si nous sommes sauvés d’incivilité ou de petits égoïsmes, alors oui, le catholicisme, comme beaucoup de religions et de spiritualités, est capable de nous améliorer. Grâce aux disciplines spirituelles et au cadre social que peut donner une religion, nous pouvons apprendre à développer nos qualités humaines et à apaiser nos craintes. Mais est-ce vraiment là notre problème ?  

Lorsque nous parlons de salut, nous ne parlons pas d’un problème général de mal-être ou d’égoïsme… La question est beaucoup plus grave et beaucoup plus profonde.  

Si je me fais une petite coupure à la main, une infirmière et un pansement devraient faire l’affaire. Mais si je me suis coupé un membre à la tronçonneuse, je dois me rendre à l’hôpital de toute urgence pour être opéré ! Il est important de diagnosti­quer le problème pour s’adresser au bon service ! La religion, et notamment la religion chrétienne, peut faire de belles choses dans notre vie. Elle peut « mettre un pansement » sur mes mau­vaises habitudes. Mais la religion est incapable de me sauver si je saigne à mort.  

De quoi avons-nous vraiment besoin d’être sauvés ? 

Voilà comment la Bible présente le problème des êtres humains. 

Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois selon le cours de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre et nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, nous exécutions les volontés de notre chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère comme les autres. 

Éphésiens 2.1-3

Je l’admets, ce n’est pas très joyeux : nous sommes tous morts spirituellement. Que nous le voulions ou non, nous sommes influencés par le monde autour de nous et nous voulons nous comporter comme bon nous semble. C’est là l’essence du péché. Adam et Ève ont choisi de manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Depuis, l’homme définit par lui-même ce qui est bien ou mal.

Malheureusement, nos définitions morales ne sont jamais vraiment justes, car nous sommes tous pécheurs, par nature. Selon les mots de l’apôtre Paul, nous avons « la pensée obscurcie, nous sommes étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en nous et de l’endurcissement de [notre] cœur » (Éph 4.18). Le prophète Jérémie décrit notre cœur comme « tortueux par-dessus tout » et « incurable » (Jr 17.9).  

Ce dont nous avons besoin est bien plus profond qu’une amé­lioration. Le péché n’est pas seulement ce que nous faisons de mal extérieurement. Nos actes sont le reflet de ce que nous sommes, comme l’affirme Jésus : « Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, meurtres, adultères, prostitutions, vols, faux témoignages, blasphèmes » (Mt 15.19).  

Le péché est ancré en nous, au point de teinter même le bien que nous faisons, que ce soit par l’égoïsme, l’orgueil, et d’autres attitudes qui ne sont pas alignées avec la sainteté de Dieu. Dans tous les domaines de ma vie, je peux voir ce péché et une volonté d’indépendance envers Dieu : dans ma manière de communi­quer, ma vie de couple, mon travail et même ma manière de rencontrer Dieu. Nous sommes incurables.

Qu’est-ce qui peut nous sauver ?  

Il est temps de répondre à la question de cet article. Mais je vais l’élargir. Les catholiques sont-ils sauvés ? Les protestants sont-ils sauvés ? Les évangéliques sont-ils sauvés ? En un mot : non. Personne n’est sauvé par une Église ou une religion. 

Quand les disciples, surpris de l’intransigeance de Jésus à ce sujet lui demandent « mais alors, qui peut être sauvé ? », Jésus répond catégoriquement : « Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu, car tout est possible à Dieu » (Marc 10.26-27).  

Il faut donc modifier un peu la question…  

Comment pouvons-nous être sauvés ? 

Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur ! N’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons chassé des démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. 

Matthieu 7.21-23

Jésus est très clair. Peu importe si nous sommes engagés dans l’Église catholique, si nous sommes reconnus comme faisant des miracles dans l’Église évangélique ou si nous enseignons la Parole de Dieu dans l’Église réformée, si Jésus ne nous connaît pas, nous ne serons pas sauvés.  

Personne n’est sauvé par une appartenance ecclésiale, ni même par un ministère ou un titre ecclésial. Je connais des pasteurs et des prêtres qui se sont convertis après être devenus pasteurs ou prêtres. 

Que dit la Bible ? 

Pour mieux comprendre le salut, nous allons lire une parole de Jésus, de Paul, puis de Jean. 

Mes brebis entendent ma voix. Moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les arracher de la main du Père. Moi et le Père, nous sommes un.  

Jean 10.27-30

Le salut est avant tout un cadeau que Dieu fait aux hommes. Mais c’est aussi un cadeau que le Père fait au Fils, qui est mort pour recevoir le fruit de son travail : le Père donne à son Fils des hommes et des femmes qui croient en lui, qui entendent sa voix, qui le connaissent et le suivent. Le salut est donc une œuvre de Dieu, c’est lui qui la réalise. 

Prenons maintenant un texte de l’apôtre Paul : 

Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ-Jésus. C’est lui que Dieu a destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice. 

Romains 3.23-25

Tous ont péché : catholiques, protestants, musulmans, juifs, quels qu’ils soient, tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Tous sont aveugles et éloignés de sa glorieuse présence, de sa puissance et de sa bienveillance.  

Mais nous sommes gratuitement justifiés, c’est-à-dire déclarés justes. Nous n’avons rien à payer, car c’est Jésus qui a payé par sa rédemption. 

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Lorsque Jésus meurt à la croix, il devient mon sosie. À la croix, Dieu voit Florent et déverse sur Jésus la colère qu’il avait contre Florent, car Florent est pécheur, gravement pécheur. Et cela peut être ton cas aussi. Dieu punit le sosie de Florent, de Jacques, de Marie… Dieu le Père fait porter à Jésus le jugement que nous méritons. Ainsi, la punition du péché est réglée une fois pour toutes, car Jésus l’a subie à ma place. Dieu peut maintenant me justifier, c’est-à-dire me déclarer juste, par le moyen de cette rédemption, parce que Christ a tout payé. « C’est lui, Jésus, que Dieu a destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient foi en son sang » (v. 25).  

As-tu conscience de ton péché ? As-tu foi que Jésus est mort pour toi et qu’il est ta seule espérance ? Paul dit un peu plus que loin que « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6.23). Je meurs à cause de mon péché, comme tous les êtres humains meurent à cause de leur péché. La mort comporte une dimen­sion d’éternité, car elle est une séparation éternelle d’avec Dieu. « Mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ » (Romains 6.23). Voilà le don que Dieu accorde à ceux et celles qui lui font confiance ! 

Dernier texte, lisons ce que dit l’apôtre Jean : 

Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. Cela, je vous l’ai écrit, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 

1 Jean 5.11-13

La vie éternelle que Dieu donne se trouve dans son Fils, dans une relation avec lui. Elle ne se trouve pas dans le fait d’être religieux ou d’être attaché à une religion, mais dans cette union au Fils de Dieu, dans la vie avec lui. 

Cet article est extrait du chapitre 1 du nouveau livre de Florent, Ce que chaque chrétien devrait savoir sur la catholicisme paru le 17 septembre 2026 aux Éditions BLF. .