À l’écoute de Gerhard Tersteegen : la pratique est le meilleur commentaire de l’Ecriture

Nouvelle série « À l’écoute de … » ! C’est Gerhard Tersteegen (1697-1769), figure majeure du piétisme, ermite, poète, puis prédicateur et accompagnateur spirituel, qui a quelque chose à nous dire. Dans les pays germaniques, beaucoup de ses poèmes sont des paroles de cantiques encore chantés de nos jours (dont le plus célèbre s’intitule « Gott ist gegenwärtig », « Dieu est présent »). 

Il convient de placer au premier plan l’humble prière. […] Dans cette attitude d’humble prière, l’âme a la ferme volonté d’obéir à Dieu. (Paul dit : « Seigneur, que veux-tu que je fasse? » (Ac 9.6) et pas seulement : « Que veux-tu que je connaisse? ») […]

(Le deuxième point) est tout à fait lié au premier : il s’agit de la pratique fidèle de ce que l’on comprend déjà et de ce dont on est déjà convaincu. La pratique et l’expérience de ce que dit l’Ecriture en sont le meilleur commentaire.

La pratique et l’expérience d’une vérité ne sont pas seulement les clefs pour une vue plus exacte de cette vérité-là, mais aussi pour la connaissance d’autres vérités. Le coeur humain est, pour ainsi dire, enveloppé de voiles innombrables. […] Si l’on ôte le premier voile, on voit alors le second ; et l’on ôte aussi celui-là, on voit le troisième et ainsi de suite.

A mesure qu’un ou plusieurs voiles sont enlevés, dans la même mesure, la lumière divine peut toucher le coeur et l’intelligence avec plus de clarté, de chaleur et de force. Et cela progresse de clarté en clarté (voir 2 Cor 3. 14-18). […] Celui qui a appris une leçon à l’école de Jésus-Christ en recevra une suivante.

C’est donc une déraison et une impossibilité pure que de vouloir d’abord tout savoir (de la tête aux pieds) avant de se mettre à l’oeuvre.

(Gerhard Tersteegen, Instruction pour une juste compréhension et un bon usage de l’Ecriture sainte, chapitre premier, « De la grande estime que nous devons avoir envers l’Ecriture sainte et de l’attitude à laquelle nous sommes tenus envers elle », dans Traités spirituels, Labor et Fides, p.45-52) 

Myriam J.

A fait une licence d'histoire à la Sorbonne. Elle était une contributrice régulière au blog durant plusieurs années.

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